Permettre les thérapies parallèles, tout en demeurant prudent


Quand un enfant est malade, et quand la maladie est grave on est prêt a n’importe quoi pour qu’il retrouve la santé dans les plus brefs délais et quelques fois on se tourne vers la médecine douce ou un traitement miracle et ce sans nécessairement en parler au médecin … ce qui est une grave erreur étant donné que certains traitement, certains médicaments peuvent faire empirer l’état de l’enfant et a c’est la même chose pour les adultes
Nuage

Permettre les thérapies parallèles, tout en demeurant prudent

«On veut juste réduire la durée des traitements, se défend Isabelle Simard. Émile n’est plus le même: il mord, il a mal. On veut son bien.»

Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse

 

Marie-Claude Malboeuf
La Presse

«Les parents sont prêts à essayer toutes sortes de choses pour que leur enfant aille mieux. Le nier, c’est jouer à l’autruche.»

Lorsqu’elle travaillait en gastro-entérologie à l’Hôpital de Montréal pour enfants, 60% des jeunes malades chroniques de Micheline Ste-Marie suivaient un traitement non conventionnel en parallèle, précise-t-elle.

En oncologie, c’est le cas d’un jeune patient sur deux – et 41% des parents ne prennent pas la peine de l’indiquer au médecin de leur enfant, révèle une étude publiée en 2003 dans le Journal of Pediatric Hematology/Oncology.

«Les parents doivent nous parler. Certains produits naturels contiennent des molécules chimiques qui ressemblent à des médicaments. Ils peuvent interagir de façon néfaste, bloquer l’efficacité d’un autre traitement, être toxiques ou causer toutes sortes d’effets secondaires si l’enfant est hospitalisé et en est privé soudainement», prévient la Dre Ste-Marie.

Son hôpital demeure autrement très ouvert aux thérapies parallèles, assure-t-elle.

«Même les herbes, les potions magiques, peu importe; l’approche holistique peut avoir un effet placebo extraordinaire, dit-elle. Notre attitude a beaucoup évolué.»

«Quand les parents disent avoir découvert un médicament miracle, on va prendre le temps d’appeler l’endroit où ç’a été utilisé pour en savoir plus, dit-elle. Mais dans bien des cas, on découvre que le patient miraculé est mort peu après la publication du rapport…»

Aujourd’hui, bien des compromis sont possibles, estime Pierre Deschamps, professeur de droit de la santé à l’Université McGill.

«Si cela ne compromet pas la vie de l’enfant, dit-il, on peut parfois retarder les soins de quelques semaines, pour que les parents essaient leur médecine douce.»

Une pharmacienne montréalaise a récemment combiné les deux approches pour soigner sa fille, atteinte d’un cancer au rein.

«Les médecins étaient sceptiques au début, mais ils ont été impressionnés par les résultats obtenus», rapporte son amie Suzanne Bisaillon, qui enseigne la gestion du risque en santé à l’École polytechnique et à la faculté de médecine de l’UdeM.

Le problème survient quand les parents croient si fort aux médecines douces que cela s’apparente à une croyance religieuse. Certaines de ces thérapies agissent dans 20% à 30% des cas (contre 85% à 90% des cas pour la médecine officielle), estime Mme Bisaillon, et ceux pour qui cela a été le cas peuvent se transformer en apôtres et faire beaucoup de bruit, même s’ils restent très minoritaires. À la fin des années 70, déjà, des milliers d’Américains se rendaient dans des cliniques mexicaines, espérant guérir leur cancer avec un produit dérivé des noyaux d’abricot. Le remède s’est révélé inefficace, voire toxique. Peu après avoir vanté les mérites du traitement, l’acteur Steve McQueen en est mort.

Vingt ans plus tard, l’histoire s’est pourtant répétée en Saskatchewan avec un garçon de 13 ans, Tyrell Dueck, qui a refusé la chimiothérapie et l’amputation de sa jambe alors qu’il était atteint d’un cancer des os. Son cancer s’est propagé aux poumons. Ses parents ont alors amassé des fonds pour l’amener au Mexique. La clinique a prétendu que la tumeur avait disparu. Une semaine après son retour au Canada, il est mort.

D’après la Dre Ste-Marie, les parents ayant perdu tout espoir sont habituellement les plus à risque.

«J’en ai vu faire le tour du monde, dépenser des sommes folles, se retrouver seuls à la maison avec un lointain contact internet, dit-elle. Je comprends leur déchirement, mais il faut aussi penser à l’enfant. Quand on ne peut plus le guérir, on peut soulager ses souffrances.»

http://www.cyberpresse.ca

7 réponses à “Permettre les thérapies parallèles, tout en demeurant prudent

  1. quelle déchirure, celle d’un enfant malade face à la mort. ca vient me chercher bcp les enfants malades ou victimes d’agression sexuelles etc..

  2. Il faut faire toujours très attention avec la médecine douce, je comprends très bien les parents qu’ils veulent tenter l’impossible pour que leur enfant aille mieux, c’est une décision qui peut être lourde de conséquences. mais il est aussi vrai que des fois cela marche. Personnellement je m’en remettrai à la médecine traditionnelle qui elle a fait ses preuves.

    • cequi est important en tout cas c’est d’en parler au médecin
      Mon petit frere doit prendre des médicaments mais aiment aussi la médecine douce sauf qu,a sa demande la pharmacienne doit faire des recherches pour vérifier qu’il n’a pas d’intéraction

  3. Je me méfie beaucoup de ces alternatives. Il n’existe rien de miraculeux et beaucoup de charlatans s’enrichissent grassement avec leurs traitements qui, souvent, empirent le cas des patients.

    • ma mere avait essayer des trucs que je revenais pas
      comme par exemple avec une chandelle faire couler la cire dans l,oreille
      j’étais adolescence et j’ai jamais compris comment maman pouvait se faire avoir de la sorte

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