La pauvreté est un facteur d’obésité


C’est certains que le manque d’exercices est une des grandes causes, mais a voir le prix de la note d’épicerie, il n’est pas surprenant que les que les gens choisissent des aliments beaucoup moins nutritifs .. Car il ne faut pas se le cacher ,.. manger santé coûte très cher .. et les problèmes relier a l’embonpoint coute aussi très cher ..
Nuage

La pauvreté est un facteur d’obésité


La pauvreté est directement liée aux problèmes d'embonpoint de nombreux jeunes, conclut une étude.

La pauvreté est directement liée aux problèmes d’embonpoint de nombreux jeunes, conclut une étude.

Photo: Archives La Presse

Marie Allard

La Presse

Trois fois plus susceptibles que les autres de faire de l’embonpoint. C’est l’inquiétante réalité des enfants qui vivent de l’insécurité alimentaire à la maison, au Québec. C’est surtout vrai chez les filles, qui ont cinq fois plus de risques de dépasser leur poids santé dans les familles qui manquent d’argent pour bien s’alimenter, selon une étude qui vient de paraître dans BMC Public Health.


«C’est un peu contre-intuitif,
a dit à La Presse Lise Dubois, auteure principale de l’étude et professeure à la faculté de médecine de l’Université d’Ottawa. On se dit que les gens qui n’ont pas de nourriture tous les jours devraient être plus minces. Mais on s’aperçoit que le type d’aliments que les gens très pauvres mangent leur donne plutôt des problèmes d’obésité. Ce sont des aliments très caloriques, qui n’ont pas beaucoup de vitamines et de minéraux.»

Près de 1200 enfants québécois de 10 ans ont été pesés et mesurés dans le cadre de l’étude, faite en collaboration avec l’Institut de la statistique du Québec. Leurs mères ont répondu à des questionnaires sur l’insécurité alimentaire. Ces données ont été comparées à d’autres obtenues auprès de 1700 enfants de 10 et 11 ans en Jamaïque, par la University of the West Indies.

Les résultats ne sont pas à notre avantage: 26% des enfants du Québec font de l’embonpoint ou sont obèses contre 11% des Jamaïcains.


Ces taux «démontrent clairement que l’obésité est un problème de santé critique dans les deux pays»,
notent les chercheurs. Mais «en Jamaïque, qui est un pays à développement rapide, on voit que ce sont les personnes plus riches qui mangent plus et qui sont plus obèses, a indiqué Mme Dubois. On aimerait qu’ils n’en viennent pas à avoir les mêmes problèmes d’obésité que nous, parce que c’est un fardeau assez élevé.»

Plusieurs données sont peu reluisantes: plus de 30% des enfants mangent des pâtisseries au moins une fois par jour, tant au Québec que dans l’île des Antilles. Près d’un tiers des Québécois (et 42% des Jamaïcains) consomment moins d’un fruit par jour. Environ 27% des Québécois consomment moins d’un légume par jour (incluant la pomme de terre), contre 59% de Jamaïcains (excluant la pomme de terre).


Tous bougent peu. La majorité des enfants jamaïcains font «peu ou pas» d’activité physique, alors que 68% de leurs congénères québécois en font «autant, moins ou beaucoup moins» que les autres enfants, de l’avis parental. «De plus, la monoparentalité augmente de 63% la probabilité de souffrir d’embonpoint ou d’être obèse chez les enfants du Québec»,
précisent les chercheurs.

Donner le goût du sport aux filles

Mais pourquoi les filles du Québec sont-elles plus touchées que les garçons, sur qui le fait d’être issu d’une famille vivant dans l’insécurité alimentaire n’a pas d’impact?


«Les garçons ont probablement un niveau d’activité physique plus élevé»,
a avancé Mme Dubois, aussi chercheuse à l’Institut de recherche sur la santé des populations. Leur puberté arrive moins vite, a-t-elle ajouté. Et ils sont moins influencés que les filles par leurs mères, parfois elles-mêmes obèses.
«C’est important de se préoccuper de ce que nos enfants mangent et de prêter une attention particulière aux filles à la préadolescence, a recommandé Mme Dubois. Il faut aussi les approcher pour qu’elles fassent plus d’activité physique.»


Au lieu de n’offrir que du football ou du
soccer, les écoles devraient également organiser des cours de danse. «Il faut offrir des activités qui vont plaire aux filles»,
a suggéré la chercheuse.

http://www.cyberpresse.ca

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