Effondrement dans le tunnel Ville-Marie : Un rapport accablant


Un manque d’inspecteurs peut-il être une cause pour avoir négliger un rapport déjà effectué en 2008 ? Il est clair que qu’il y a eu un manque malgré tout Il est probablement plus cher de réparer après un effondrement que d’entretenir pour rendre les ponts et tunnels sécuritaires …

Nuage

Effondrement dans le tunnel Ville-Marie : Un rapport accablant

Un rapport accablant

Crédit photo : Agence QMI

Les rapports sur l’état du tunnel Ville-Marie, rendus publics par le ministère des Transports du Québec lundi après-midi n’ont rien de rassurant.

Même si rapport sommaire de 2010 spécifiait que rien de particulier n’était à signaler, le rapport complet de 2008, lui, présentait un constat accablant de l’état du tunnel.

Il est possible d’y lire :

«De façon générale, les paralumes en béton comportent des surfaces délaminées et des fragments de béton pourraient tomber sur les voies de circulation.»

Un peu plus loin, il est précisé:

«L’état actuel des paralumes en béton est douteux et nous recommandons, à très court terme, un relevé de dommages ainsi qu’une analyse structurale pour l’ensemble de ces éléments.»

Lors de son point de presse lundi après-midi, le ministère avait annoncé qu’il rendait publics ces deux rapports, à la demande du PQ qui dénonçait une «culture du secret», un peu plus tôt dans la matinée.

Le ministère a ajouté qu’il aurait plus de précisions mardi au sujet de la durée de la fermeture du tunnel, à la suite des travaux effectués dans la nuit. Les luminaires vont être retirés et une analyse poussée du béton va être effectuée.

La «culture du secret» dénoncée par le PQ

Après la déclaration du ministre des Transports Sam Hamad, qui indiquait que les routes et ponts ouverts sont sécuritaires, le PQ avait exigé la publication de tous les rapports d’inspection.

«Si le ministre Hamad prétend que toutes les structures routières qui sont ouvertes sont sécuritaires, nous exigeons qu’il rende publics tous les rapports d’inspection des infrastructures routières de la grande région métropolitaine», a déclaré Nicolas Girard, porte-parole du Parti québécois aux Transports.

M. Girard a rappellé que le ministre Hamad a refusé de publier les rapports sur le pont Mercier et l’échangeur Turcot. Il s’interrogeait:

«Est-ce que, pour le tunnel Ville-Marie, il refusera de publier les rapports d’inspection de 2008 et 2010? Je pense qu’il est temps qu’il fasse preuve de transparence envers les Québécois. Les gens ont le droit de savoir.»

De l’information cachée

La culture du secret au ministère des Transports doit se terminer, selon le porte-parole péquiste.

«Pour rassurer une population extrêmement inquiète devant cet incident au tunnel Ville-Marie, il doit rendre publics tous les rapports d’inspection. En juin, le ministre avait déclaré au quotidien The Gazette qu’il n’avait pas à publier les rapports, car les gens ne les comprendraient pas. Comme si les Québécois n’étaient pas assez intelligents pour comprendre la situation au niveau des infrastructures routières», poursuivait M. Girard, qui qualifiait de «paternaliste» l’attitude du ministre Hamad envers le peuple québécois.

«Le gouvernement a-t-il tiré des leçons de la commission Johnson, sur l’effondrement du viaduc de la Concorde?», se demandait M. Girard, tout en se questionnant sur la capacité de supervision et d’inspection des infrastructures routières des ressources humaines actuelles.

Pas assez d’inspecteurs

M. Girard rappellait que «des ingénieurs avaient écrit au premier ministre Charest en 2008 pour dénoncer un manque de ressources pour pouvoir inspecter nos infrastructures. Si tel est le cas, ça pose un problème.»

Le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) a abondé dans le même sens en mentionnant que le nombre d’employés au ministère des Transports a «fondu comme neige au soleil». Selon le SFPQ, le ministère ne compte que 800 employés permanents et 2000 saisonniers, alors qu’on en comptait environ 10 000 durant les années 1980.

«Avec la politique de non-remplacement des départs à la retraite, combiné au gel complet de l’embauche annoncé au mois de juin, cela augmente dangereusement la pression sur le MTQ. Cette situation n’est pas sans effet pour la sécurité de la population», a dit Denise Boileau, vice-présidente du SFPQ.

De son côté, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain a mentionné que cet effondrement «démontre l’urgence d’investir massivement dans la mise à niveau de nos infrastructures». «Nous interpellons le ministre des Transports, Sam Hamad, le ministre responsable de Montréal, Raymond Bachand, et le premier ministre, Jean Charest, afin que le gouvernement du Québec prenne pleinement conscience de la gravité de ce qui est en train de se produire et de la nécessité d’accorder une priorité nationale à la mise à niveau des infrastructures de la métropole», a affirmé Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce.

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