Des chaussettes sales pour lutter contre le paludisme


Une bien drôle d’idée mais pourtant qui pourrait un jour devenir une solution appréciable pour sauver des vies contre le paludisme

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Des chaussettes sales pour lutter contre le paludisme

 

Un enfant se protège sous une moustiquaire, à Xai Xai, au Mozambique
La mauvaise odeur des chaussettes sales viendra peut-être à bout un jour du paludisme, une maladie transmise par des moustiques qui tue chaque année quelque 800.000 personnes dans le monde, espère une équipe de chercheurs basée en Afrique.

Cette équipe dirigée par le Dr Fredros Okumu de l’Institut de la santé Ifakara, en Tanzanie, a découvert que la senteur des pieds était le meilleur moyen d’attirer les insectes piqueurs dans un piège mortel.

Fort du soutien de la fondation Bill et Melinda Gates, l’équipe a donc mis au point deux prototypes de pièges odorants qui attirent et tuent les moustiques.

"Ces pièges attirent quatre fois plus de moustiques qu’un humain", a dit le Dr Okumu à l’AFP, joint par téléphone en Tanzanie, où les dispositifs ont été testés.

Les prototypes, qui ont la forme d’une boîte, renferment des chaussettes sales ou des objets synthétiques qui reproduisent l’odeur typique et désagréable des pieds qui transpirent.


"Lorsque les moustiques pénètrent dans le piège, ils sentent quelque chose qu’ils croient être un humain, ils tentent de le piquer et plutôt que de sucer du sang, ils se font tuer" par un insecticide ou un agent biologique, ajoute le le Dr Okumu.

Le Dr Okumu espère d’ici deux ans être en mesure d’implanter ses pièges dans un certain nombre de villages en Tanzanie et de tester leur impact global sur la santé des habitants, et ce grâce à une nouvelle bourse de 775.000 dollars que lui remet mercredi la Fondation Gates et l’ONG canadienne Grand Challenges.

Entomologiste de formation, le Dr Okumu dit avoir senti le besoin de mettre au point une nouvelle méthode de lutte contre les moustiques en constatant les limites des principaux moyens actuellement employés, comme les moustiquaires de lits et les répulsifs.

L’avantage des pièges,
selon lui, est qu’ils seront utilisés à l’extérieur des habitations et qu’ils seront donc une méthode complémentaire de lutte contre les moustiques qui transmettent le paludisme par piqûre.

"Ils vont peut-être nous permettre de franchir un jour le seuil nécessaire pour qu’on cesse de parler d’élimination du paludisme", espère-t-il.

Selon les chiffres de l’Organisation de mondiale de la Santé (OMS), le paludisme a causé près de 800.000 morts en 2009. Environ 90% de ces décès touchaient l’Afrique, dont 92% d’enfants de moins de cinq ans.

Outre le paludisme, les moustiques sont aussi des vecteurs de la dengue, une infection virale qui touche quelque 50 millions de personnes chaque année, de la fièvre jaune, de la filariose et du virus du Nil occidental.

Peter Singer, président de Grand Challenges Canada, une ONG financée par le gouvernement canadien, ne tarit pas d’éloges pour l’invention simple et originale du Dr Okumu: "Qui aurait pensé qu’un panier à linge pouvait cacher une technologie permettant de sauver des vies?", a-t-il dit à l’AFP.

© 2011 AFP
http://actualites.ca.msn.com

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