La science du baiser


On étudie a peu près n’importe quoi alors pourquoi pas le baiser ? Qu’en était-il pour nos ancêtres ? Et aujourd’hui, quel importance a le baiser ?
 
La science du baiser
 
La science du baiser
 
Photothèque: La Presse
  Leanne Italie
Associated Press
New York
 
Presque tous les humains embrassent et pourtant la science n’a toujours pas réussi à déterminer pourquoi ils le font. Est-ce instinctif ou culturel? Une chercheuse américaine a compilé des études historiques, sociologiques, neurologiques -et même zoologiques- pour percer le mystère du baiser.
 
Dans son livre La science du baiser: ce que nos lèvres nous révèlent, Sheril Kirshenbaum, de l’université du Texas à Austin, tente de remonter à l’origine de cette pratique, présente dans 90% des cultures à travers le monde.
 
D’après cette chercheuse, les scientifiques soupçonnent que le baiser serait un dérivé du reniflement. Certains anthropologues avancent que la première salutation de ce type aurait pu être un échange nez à nez où chacun humait l’odeur de l’autre pour le reconnaître ou vérifier son état de santé.
 
La première mention d’un baiser sur les lèvres se trouve dans la littérature indienne d’environ 1500 av. J.-C. Un texte védique, en sanskrit, décrit une pratique qui consiste à humer avec la bouche. Un autre raconte comment le «jeune seigneur de la maison lèche souvent la jeune femme». Un autre encore parle d’amants qui «posent leur bouche l’une contre l’autre». Enfin, une ancienne loi hindoue réprimande l’homme qui «boit l’eau des lèvres d’une esclave».

Dans ses «Histoires», rédigées au Ve siècle av. J.-C., le Grec Hérodote évoque les baisers qu’échangent les Perses: lèvres à lèvres pour les personnes de même statut social, celles d’un rang inférieur devant embrasser le sol ou les pieds de leurs supérieurs.
 
Un mythe babylonien, gravé dans la pierre au VIIe siècle av. J.-C. et inspiré de légendes orales bien plus anciennes, fait référence à un baiser de salutation et à un baiser de supplication (par terre ou sur les pieds), rapporte Sheril Kirshenbaum.
 
La Bible elle-même regorge de baisers, tout comme la littérature et les arts plastiques occidentaux. Parfois décrié comme sale, le bouche-à-bouche européen a tout de même traversé les âges, se propageant même là où les explorateurs du Vieux Monde se sont aventurés. Le baiser de salutation a toutefois été délaissé ponctuellement, par exemple dans le Londres des années 1660 décimé par la Grande Peste, où il a été remplacé -c’est plus prudent- par la poignée de mains.
 
D’après Sheril Kirshenbaum, aujourd’hui, plus de six milliards d’êtres humains posent régulièrement leurs lèvres sur celles de leurs semblables, pour des raisons sociales ou sentimentales.
 
La chercheuse confie avoir été surprise par la différence qu’elle a observée entre les sexes.
 
 «Je n’aime pas du tout les stéréotypes de genre, mais j’ai vu tellement d’études sur cette division», note-t-elle.
 
«Les hommes ont tendance à décrire le baiser comme un moyen de parvenir à une fin, espérant obtenir davantage, tandis que les femmes accordent beaucoup plus d’importance au baiser lui-même».
 
Ils tombent d’accord en revanche sur les conséquences que peuvent avoir de piètres performances en la matière. Ainsi, d’après une enquête citée par l’auteure, 59% des hommes et 66% des femmes disent avoir mis fin à une relation parce que leur partenaire embrassait mal

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