La parole


On ne se méfie jamais assez de la parole, nous parlons beaucoup, et souvent nous faisons du tord a quelqu’un. Savoir tourner sa langue avant de parler permet d’éviter bien des drames C’est ça le drame, pourquoi il est plus facile de laisser aller nos paroles pour médire, que de parler en bien, de trouver ce qui est positif chez une personne …
 
La parole
 

 
«Tant que tu n’as pas parlé, la parole est en ton pouvoir, mais échappée de ta bouche, elle te tient en son pouvoir.»
 
Abu Shakour  

La chance, c’est nous qui la provoquons !


Que ce soit au travail ou ailleurs, le fait d’être reconnaissant sur ce que nous avons même si cela n’est pas toujours facile et profité des opportunité pour avancer, il peut y subvenir des événements qui nous font propulsé vers l’avant pour de meilleurs conditions
  
La chance, c’est nous qui la provoquons ! 
 

Bill Cullen travaillait tard ce soir-là. Son patron surgit brusquement: 
  
« Ma secrétaire n’est pas là? » 
 
« Non, Monsieur, elle est partie, il est déjà 19 heures! Est-ce que je peux faire quelque chose pour vous? » 
 
« Mon pauvre gars ça m’étonnerait que tu puisse m’aider. Je voulais lui dicter un courrier urgent! » 
 
« Je peux vous prendre en sténo, puis vous taper la lettre. » 

« Toi? Tu connais la sténo? Et la dactylo? Mais tu es bien un de mes vendeurs, non? »
 
« Oui. Mais vous m’avez payé 25% des cours que j’ai suivi, alors je vous dois bien cela… »
 
« OK. » 
 
Bill voyait bien que son patron ne le croyait qu’à moitié. Il le prit en sténo, puis tapa la lettre, sans une faute de frappe.  Son patron regardait par-dessus son épaule.
 
« Extraordinaire! Je n’en crois pas mes yeux. C’est parfait! Bravo mon gars, pas une seule faute! »
 
Il prit son magnifique stylo Mont Blanc, apposa sa signature, et Bill ajouta, tout en mettant la lettre dans l’enveloppe qu’il venait de taper:
 
« Je vois que c’est un courrier urgent. Si vous voulez, comme c’est presque sur mon chemin, je le dépose dans la boîte aux lettres de votre correspondant et il la lira demain dès la première heure. »
 
« Ce serait génial. Jeune homme je veux vous voir à mon bureau demain à la première heure. »
 
Le lendemain, il fut nommé assistant personnel du patron à mi-temps. En un an il devint assistant à temps plein. Il apprit tout de son patron et devint un jour patron à son tour.

 
 
 Inspiré de « Golden Apples », Bill Cullen, ed.Hodder, 2005

Le saviez-vous ► Gomme à mâcher‏


Tous le monde connaît la gomme a mâcher … qui ferait la plus grosse bulle en espérant qu’elle n’éclaterait pas sur le visage !!!

Gomme à mâcher
 
 
L’anxiété vous assaille, une petite faim se fait sentir. Allez hop ! une gomme à mâcher fera bien l’affaire. Pour se calmer ou par plaisir, l’être humain aime mâchouiller. Qu’importe ce qu’il a entre les dents, d’ailleurs.
 
Les Mayas se délectaient de chiclé. La sève solidifiée du sapotillier, tandis que les indiens d’Amérique mastiquaient la résine des spruces, espèces américaines de l’épicéa. Ils transmirent la mode aux colons britanniques de la Nouvelle-Angleterre. Au début du XIX ème siècle, la pratique est si courante que la résine de spruce est commercialisée. Vers 1860, on lui préfère cependant la chiclé en raison de ses qualités : ils véhicule mieux les parfums comme la menthe et l’anis. La gomme à mâcher connaît alors un essor incroyable et sera fabriquée de façon industrielle à partir de 1900. Les deux guerres mondiales ont fait doubler à chaque fois sa consommation aux États-Unis
 

7 jours / Janv. 2011 

L’aventure de la vie


Oui la vie est une aventure .. et chez les animaux, c’est vraiment vivre au jour le jour, dans le moment présent .. le passé le compte pas, le futur est insaississable

 
L’aventure de la vie
 
La captivante grenouille des fraises
dendrobate pumilio
© Edwin Giesbers/naturepl.com, Universal Pictures / © 2009 BBC 
 
Très joueuses les hermines
hermines
©LIFE – l’aventure de la vie, Universal Pictures / © 2009 BBC
 
La villégiature idéale des macaques du Japon
macaques du japon
© Patrick Morris / Universal Pictures / © 2009 BBC
 
Haute surveillance
suricates
© LIFE – l’aventure de la vie, Universal Pictures / © 2009 BBC
 

Un poisson-clown dans son anémone
poisson-clown
© LIFE – l’aventure de la vie, Universal Pictures / © 2009 BBC
 
Très futé le capucin moine
capucin moine
© LIFE – l’aventure de la vie, Universal Pictures / © 2009 BBC

Pourchassés par des espadons
poissons volants
© Hugh Miller / Universal Pictures / © 2009 BBC
 
L’odorat très développé des lémurs catta
lémurs catta
 © LIFE – l’aventure de la vie, Universal Pictures / © 2009 BBC
 
Le frénétique Sengi
sengi
© LIFE – l’aventure de la vie, Universal Pictures / © 2009 BBC
 
La dure loi de la Nature
léopard des mers
© LIFE – l’aventure de la vie, Universal Pictures / © 2009 BBC
 
Trop mignon ce bébé phoque
bébé phoque de weddell
© LIFE – l’aventure de la vie, Universal Pictures / © 2009 BBC

 
 
http://www.linternaute.com

Des bulles de savon pour aider les climatologues


Cela fera sourire les plus jeunes et c’est une expérience amusante pour tous … Je trouve fantastique que les Britaniques puissent participer a ces appels au publics dans divers domaine de l’environnement, car cela permet d’améliorer leur sens de l’observation, et d’enclencher le processus scientifique soit l’observation, la question, la théorie, l’expérience et puis la preuve si possible bien entendue ..
 
Des bulles de savon pour aider les climatologues
 
Suivre l'évolution des bulles de savon permettra de détecter la direction et la force des vents.

 
Suivre l’évolution des bulles de savon permettra de détecter la direction et la force des vents.

Photo: AFP
Agence France-Presse
Londres
 
L’office météorologique britannique, le «Met office», demande aux anglais de faire des bulles de savon, parmi d’autres expériences, pour l’aider à mesurer le changement climatique.
 
L’étude, fort sérieuse, appelle les Anglais à suivre les bulles de savon pour détecter la direction et la force du vent, mais aussi à observer les traînées d’avions -qui ont un impact réchauffant sur le climat- et à rapporter leurs sensations de froid ou de chaleur.
 
Loin d’être anecdotiques, ces observations vont servir à confirmer ou non les calculs des ordinateurs du Met Office, qui tentent de caractériser les phénomènes à l’origine du changement climatique.
 
«Tous ces aspects sont très difficiles à mesurer et à analyser avec nos instruments standard, et ces nouvelles données vont nous en apprendre un peu plus», a expliqué Mark McCarthy, climatologue au Met Office.

 
«Par exemple, pour les traînées des avions, nous voulons savoir si les modèles climatiques sont capables de prévoir leur formation».
 
L’impact des traînées formées par les avions est mal cerné par les modèles informatiques. Le carburant brûlé par les avions forme de la vapeur d’eau, qui se condense sous l’effet du froid. Ces nuages empêchent les radiations du soleil qui chauffent la terre de repartir dans la haute atmosphère, ajoutant à l’effet de serre qui réchauffe la planète.
 
Les traînées se forment à haute altitude (10 000 km) lorsque la température est inférieure à 40 degrés, particulièrement lorsque l’atmosphère est humide.
 
L’étude demande aussi aux apprentis climatologues de noter s’ils ont chaud ou froid pour mieux comprendre comment le changement climatique nous affecte.
 
La perception de la température est en effet hautement subjective: un Finlandais résistera mieux qu’un espagnol à un temps glacial, et inversement la canicule de 2003 a été ressentie plus cruellement en France, moins préparée que les pays du sud aux fortes chaleurs.
 
Le scientifique en herbe rapportera ses observations et pourra envoyer ses photos sur un site dédié (www.opalexplorenature.org).
 
Le «Met» attend plusieurs milliers de réponses. 40 000 paquets comprenant des carnets d’observation ont été distribués dans les écoles et les associations.
 
L’appel au public est extrêmement répandu en Grande-Bretagne, aussi bien pour observer les oiseaux, les espèces de papillons ou d’insectes menacées que pour aider l’office météorologique dans ses relevés.

http://www.cyberpresse.ca 

Intimidation chez les jeunes: des dommages pour la vie‏


Quand j’étais petite, un plus grand me menaçait du regard et une fois m’avait donné de coup de baton de hochey dans le ventre .. j’avais peur de le voir .. mais après l’école, je me sentais en sécurité, Aujourd’hui, nos jeunes sont intimidé de façon surnoise et quelques fois par des façons très sauvages. Et ce n’est pas juste a l’école mais aussi incognito sur leur cellulaire, par internet .. il n’y a plus de limite …
 
Intimidation chez les jeunes: des dommages pour la vie
  
Intimidation chez les jeunes: des dommages pour la vie
 
Illustration: Francis Léveillée, La Presse
Marie-Claude Malboeuf
La Presse

 

L’intimidation à l’école cause des dommages au cerveau. Cette découverte est d’autant plus percutante que l’internet semble accentuer ces ravages. Écoles, experts et policiers font le point sur un phénomène qui les inquiète de plus en plus.
 
Le cerveau des jeunes sans cesse tourmentés par leurs camarades de classe fonctionne moins bien: leur mémoire est atteinte, et ils ont plus de mal à traiter certaines données.
 
C’est ce que révèlent les recherches de Tracy Vaillancourt, psychologue à l’Université d’Ottawa et membre de la Chaire de recherche du Canada en santé mentale des enfants et en prévention de la violence.
 
«Pour un enfant, être intimidé à l’école est aussi dommageable qu’être battu par ses parents, estime Mme Vaillancourt. Il faut sensibiliser les pédiatres et je souhaite contribuer à le faire.»

Invitée comme conférencière à l’Hôpital de Montréal pour enfants il y deux semaines, la chercheuse a pressé la Société canadienne de pédiatrie d’investiguer pour découvrir quelle proportion des jeunes patients est touchée.
 
«Avec ce qu’on sait aujourd’hui, on ne peut plus voir l’intimidation comme un rite de passage qui forge le caractère. Il faut exercer des pressions pour l’éradiquer», plaide-t-elle en entrevue.
 
Comment les dommages surviennent-ils?
 
«L’enfant intimidé déprime. Cela dérègle son taux de cortisol (l’hormone du stress) et ce dérèglement perturbe sa mémoire, entre autres choses», résume Mme Vaillancourt.
 
Pendant 5 ans, elle a suivi 70 adolescents victimes d’intimidation pour mesurer leur taux de cortisol et tester leur mémoire ainsi que certaines de leurs capacités cognitives. Premier constat: le taux de cortisol des garçons était anormalement élevé (signe d’un stress intense) tandis que celui des filles était anormalement bas (signe d’un système carrément sursaturé). Deuxième constat: ces élèves étaient moins performants.
 
S’ils éprouvent des difficultés scolaires, ce n’est pas seulement parce qu’ils fuient l’école ou qu’ils ont la tête ailleurs: leur cerveau est atteint, conclut Mme Vaillancourt.
 
Les dommages sont-ils imprimés pour de bon, comme chez les enfants battus?
 
Pour le savoir, la chercheuse souhaite faire passer des IRM à ses sujets les plus atteints. Elle s’attend à découvrir que leur hippocampe, qui joue un rôle dans la mémoire, est abîmé.
 
Aux États-Unis, le chercheur en neurologie Martin Teicher a récemment utilisé l’IRM pour démontrer que l’intimidation endommage les neurones du corps calleux, une zone centrale du cerveau.
 
«Puisqu’une image vaut 1000 mots, ce genre de preuve devrait aider à faire bouger les choses, espère Mme Vaillancourt. Il y a quelques années, voir le cerveau atrophié d’un enfant victime de négligence a secoué les autorités, qui ont débloqué des fonds pour mieux les protéger.»
 
Internet et choc post-traumatique
 
En attendant, plusieurs élèves vivent des situations atroces, a constaté Mme Vaillancourt au cours de ses recherches. L’une des adolescentes qu’elle suivait a par exemple vu ses camarades uriner sur ses vêtements dans le vestiaire du gymnase.
 
«Chaque fois qu’on revoit son agresseur, on a une réaction de peur, précise la chercheuse. Un peu comme chez les victimes de stress post-traumatique, il y a une possibilité perpétuelle que l’intimidation recommence pour la victime. Cela reste réel.»
 
Quand l’intimidation survient sur l’internet, ses ravages sont particulièrement dévastateurs, note de son côté Maureen Baron, responsable du dossier cyberintimidation à la commission scolaire English-Montreal.
 
 «Dans un tel cas, les victimes n’ont pas de refuge, a-t-elle exposé lors de sa conférence à l’Hôpital de Montréal pour enfants. L’intimidation survient jour et nuit, peu importe où elles se trouvent. Et puisque l’agresseur se cache, elles ne savent plus à qui faire confiance dans leur entourage.»
 
Autre particularité: avec leurs 225 amis virtuels chacun, les jeunes sont capables de propager leur fiel à la vitesse de l’éclair.
 
«L’image ou les mots envoyés sont susceptibles de réapparaître sans cesse. Ils sont là pour toujours», rappelle Mme Baron.
 
Les parents ont peur que leur enfant se tue ou tue quelqu’un en voiture, dit-elle, «mais quant à moi, les jeunes ont autant besoin de mises en garde avant d’avoir accès à un ordinateur ou à un téléphone cellulaire».
 
«Des enfants se suicident d’un bout à l’autre du pays à cause de l’intimidation», renchérit Mme Vaillancourt.
 
Pourquoi? Parce que les humains ont un besoin d’appartenance fondamental et biologique, répond-elle. À l’origine, la protection du groupe était essentielle à notre survie, et entretenir des relations demeure essentiel pour se développer pleinement.
 
Paradoxalement, c’est aussi ce besoin d’appartenance qui pousse parfois les jeunes victimes à se taire.
 
«Les adolescents ont trop peur qu’on leur retire leurs outils de communication s’ils parlent. Ils ne peuvent pas vivre sans technologie, observe Mme Baron. Pour eux, c’est comme un cordon ombilical.»

http://www.cyberpresse.ca

Des enfants qui veulent disparaître


Le suicide est un sujet difficile a abordé, il n’y a pas d’âge qui est pire que d’autres … mais disons que des tentives de suicide chez des jeunes enfants a de quoi surprendre … Certains semble t’il serait un peu comme t’es mort joue pu ..jusqu,a la prochaine partie, d’autres se sentent tellement fautif et d’autres encore c’est vraiment le désespoir, un désespoir qui pour nous adulte est incompréhensible quand il s’agit d’un tout jeune bambin ..
  
Des enfants qui veulent disparaître
  
  
Chaque année, les pédopsychiatres québécois sauvent quelques dizaines d’enfants qui ont tenté de se suicider. Il s’agit parfois de tout-petits. Ce phénomène resté longtemps tabou prend de l’ampleur depuis quelques année.
  
Reportage dans La Presse.
Marie-Claude Malboeuf

La pédopsychiatre Lila Amirali a encore le cœur serré en évoquant son petit patient de 7 ans.
  
 “Il avait tenté de s’étrangler avec les cordons du store, dit-elle. C’était la deuxième fois. Le jour d’avant, il avait débranché la télévision pour s’enrouler le fil électrique autour du cou.”
 
Chef du programme de soins de pédopsychiatrie à l’Hôpital pour enfants de Montréal, le Dr Amirali hospitalise chaque année une bonne dizaine d’enfants âgés de 6 à 11 ans qui font des tentatives de suicide.

“Quand j’ai commencé, il y a trois ans, ça m’a sidérée”, raconte Roxana Reyes, technicienne en travail social à l’Hôpital pour enfants de Montréal.
  
Coup sur coup, la jeune femme a reçu deux petits de 6 ans.
  
“Le premier s’était lancé au milieu d’un grand boulevard en disant vouloir se faire frapper. L’autre voulait aller rejoindre sa grand-mère au ciel.”
 
Parfois, de tout petits enfants sont en cause. Sur le forum d’un site Internet spécialisé, l’automne dernier, une éducatrice se demandait comment aider une fillette de 4 ans qui menaçait régulièrement de se tuer avec un couteau.
“J’ai vu deux ou trois autres cas d’enfants aussi jeunes au cours de ma carrière”, confirme le Dr Jean-Jacques Breton, chercheur à la clinique des troubles de l’humeur de l’hôpital psychiatrique pour enfants Rivière-des-Prairies (RDP).
 
“Les tout-petits n’ont pas la même notion de la mort que les adultes, mais ils veulent fuir quelque chose.”
 
Plus l’enfant suicidaire est jeune, plus les médecins s’attendent à de graves traumatismes. Le garçonnet de 7 ans traité par Lila Amirali venait tout juste d’être placé en famille d’accueil. Ses parents, toxicomanes, étaient incapables de s’occuper de lui. Mais ce n’est pas toujours le cas.

“En octobre, j’ai reçu un garçon de 8 ans qui venait d’une famille bien ordinaire, précise la pédopsychiatre. Il avait aussi tenté de se pendre. Ses parents ne sont pas capables de se séparer comme il faut. Les conflits sont continuels. L’enfant est fâché contre eux et la seule solution qu’il imagine, c’est de disparaître.”

Les tentatives surviennent fréquemment sous le couvert de jeux dangereux, révèle Terry Zaloum, psychologue à la clinique des troubles de l’humeur de RDP. A l’âge de 9 ans, l’un de ses petits patients a été conduit aux urgences par sa mère, catastrophée devant les profondes marques sur son cou.

 
“Pendant des semaines, le garçon a prétendu qu’il avait simplement joué avec les cordons du store chez son père, dit la psychologue. Dans mon bureau, il attachait les personnages avec de la ficelle et les faisait tomber d’une maison de poupée en disant parfois : ‘Ah ! Il est mort…’”
Ces conduites à risque amènent au moins les parents à consulter, note son collègue Jean-Jacques Breton. En flirtant avec le danger, les enfants tentent de fuir des sentiments de vide et de désespoir. Certains se sentent mauvais et veulent se punir.
“Ils peuvent aller se coucher au beau milieu de la rue pendant plusieurs minutes, ou grimper sur le toit ou dans des arbres très hauts. C’est leur façon de dire que ça ne va vraiment pas”, explique Gino Proulx, chef d’une unité spécialisée au Centre jeunesse de la Montérégie [région située face à Montréal et à la frontière avec les Etats-Unis].
 
Dans son unité où vivent 8 enfants de 6 à 11 ans, rien n’est laissé au hasard. Les crochets des portemanteaux cèdent si l’on y accroche quelque chose de lourd. Les éducateurs savent déjouer le système de verrouillage des portes des douches. Le réseau électrique est inaccessible.
 
“Ailleurs, des enfants ont déjà tenté de s’électrocuter en urinant sur le système de chauffage”, précise M. Proulx.

Tous ces enfants veulent-ils vraiment disparaître ?

“Certains pensent que ça fonctionne comme dans les jeux vidéo, où le personnage principal peut toujours revenir dans une nouvelle partie”, répond le Dr Amirali.

 
D’après plusieurs études, contrairement aux adultes, les enfants suicidaires ne souffrent pas nécessairement de dépression majeure.
 
“Le suicide chez l’enfant est souvent très impulsif, il se sent seul et va se lancer d’un coup”, constate la technicienne en travail social Roxana Reyes.
 
Accident ou suicide ? Il est parfois très difficile de le savoir. Au Québec, les accidents sont la première cause de mortalité chez les enfants âgés de 1 à 11 ans. Et il n’est pas impossible que certains d’entre eux aient été voulus, du moins en partie.
 
“Mais, puisqu’on ne veut pas imaginer qu’un enfant veuille mourir, on réinterprète les événements, analyse Terry Zaloum. Souvent, les adolescents suicidaires nous disent qu’ils ont fait leurs premières tentatives dès l’enfance et que personne ne l’a jamais su.”
 

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