Microbes


C’est une façon de dire que même dans notre corps, les locataires ne veulent expliqué leur comportement et encore moins payer les dommages au propriétaire
 
Microbes
 

 

Dans l’intérieur de notre corps vivent en permanence des milliards de microbes. Pourtant, quand on les regarde au microcospe, ils font tous semblant de ne pas nous reconnaître. 

François Cavanna

Le jour où je me suis aimé pour de vrai


Le jour ou nous commençons a nous aimer, nous commençons a vouloir vivre le moment présent, a faire ce qui est possible et de s’arranger avec l’impossible tout en restant dans la simplicité … 
 
Le jour où je me suis aimé pour de vrai 

 fleur avec des coeurs

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai compris qu’en toutes circonstances,
J’étais à la bonne place, au bon moment.
Et alors, j’ai pu me relaxer. 

 
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle…
l’Estime de soi. 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle
N’étaient rien d’autre qu’un signal
Lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.

Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Authenticité.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé de vouloir une vie différente
Et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive
Contribue à ma croissance personnelle.
 
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Maturité.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai commencé à percevoir l’abus
Dans le fait de forcer une situation ou une personne,
Dans le seul but d’obtenir ce que je veux,
Sachant très bien que ni la personne ni moi-même
Ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… le Respect.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… l’Amour propre.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé d’avoir peur du temps libre
Et j’ai arrêté de faire de grands plans,
J’ai abandonné les méga-projets du futur.
Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime
Quand cela me plait et à mon rythme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Simplicité.
 
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé de chercher à avoir toujours raison,
Et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd’hui, j’ai découvert … l’Humilité.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé de revivre le passé
Et de me préoccuper de l’avenir.
 
Aujourd’hui, je vis au présent,
Là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois.
Et cela s’appelle… la Plénitude.
 
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon coeur,
Elle devient une alliée très précieuse !
 
Tout ceci, c’est… le Savoir vivre.
 
Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter.
Du chaos naissent les étoiles. 
  Charlie Chaplin. 

Les sites étonnants du monde


Un petit tour sur divers sites naturels ou artificiels a travers le monde qui viennent enchanté nos yeux en couleurs et formes
 
 
Les sites  étonnants du monde

Un mirage de sel en Bolivie
  

salar de uyuni

 
Le Salar de Uyuni est le vestige d’un lac d’eau de mer asséché, formé il y a 40 000 ans.  © Jean Zucchet 
 
Les monastères suspendus en Grèce
 
météores
 
Au nord de la Grèce, dans la plaine de Thessalie, les Météores forment un incroyable ensemble de tours rocheuses qui accueillent depuis le XIe siècle des monastères de tradition orthodoxe. © André-Marie Nef
 
Folie architecturale à Dubai
 
the palm jumeirah
 
The World est un archipel de 300 îles artificielles représentant une carte du monde, au large de Dubaï dans les Émirats Arabes Unis Nakheel L.L.C.
 
Le Rocher d’Or à un cheveu
 
rocher d'or
 
Le Rocher d’Or, également appelé la Pagode de Kyaiktiyo en Birmanie, mesure près de 6 mètres de hauteur. C’est un énorme rocher déposé en équilibre sur un piton rocheux de 1 200 mètres d’altitude. Il est surmonté d’un petit stûpa également en or. Selon la tradition, la pierre ne serait retenue que par un cheveu de Bouddha. © Depe / Fotolia
 
L’invasion de la nature à Angkor
 
angkor
 
Le Ta Prohm, temple sur le site d’Angkor au Cambodge, témoigne de l’état dans lequel se trouvaient les temples avant leur réfection. Des lianes et des arbres poussent sur ou entre les pierres : la puissance de la nature reprend ses droits sur les vestiges d’une civilisation. © Angkor Vat
 
Les alignements de menhirs de Carnac
 
carnac
 
On dénombre environ 3 000 menhirs sur le site de Carnac en Bretagne. La présence d’une civilisation humaine est avérée à Carnac dès 4500 ans avant J-C © Emmanuel Pires
 
La piscine naturelle de Pamukkale
 
pamukkale
 
Les sources de Pamukkale en Turquie s’épanouissent au milieu de plans d’eau circulaires reflétant le ciel bleu. © Marie-france Bissaro
 
Une impressionante façade en Inde
 
palais des vents

Avec plus de 900 fenêtres, l’impressionnante façade du Palais des Vents (Hawa Mahal) justifie à elle seule un séjour dans la ville de Jaïpur en Inde
. © Jacqueline Camus
 
Au pays de Merlin l’enchanteur
 
forêt de brocéliande
 
Brocéliande, appelée aussi la forêt de Paimpont, aurait servi de refuge à Merlin. Située en Bretagne © Mélanie Lesoif Kaddar
 
La forêt pétrifiée en Arizona
 
parc national de petrified forest
 
Le parc national de Petrified Forest, au nord-est de l’Arizona aux États-Unis, est surprenant par sa concentration de milliers de troncs d’arbre fossilisés datant d’il y a 200 millions d’années. © Octave Alex / Fotolia

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Seule à 100 ans dans sa grande maison


 

Une grande dame qui pourrait nous faire la leçon sur l’endurance, tenacité. Elle en a vue des choses en 100 ans .. Imaginez voir l’arrivée de l’électricité, télévision, téléphone et le monde a changer et continue encore de changer a grande vitesse .. Cette dame qui malgré son grand âge va prendre la pelle en hiver .. C’est quelque chose
 
Seule à 100 ans dans sa grande maison
 
Dany Doucet
 

 

Les femmes qui atteignent l’âge vénérable de 100 ans sont de moins en moins rares au Québec, mais celles qui vivent seules dans une grande maison restent des phénomènes de la nature.
 
«Phénomène» est d’ailleurs le meilleur mot du dictionnaire pour décrire Mélenda Turcotte-Villeneuve, qui a fêté son centenaire hier.
 
Mme Villeneuve vit seule dans une maison de 14 pièces, au coeur d’un joli village (dont nous taisons volontairement le nom, pour sa sécurité).
 
C’est elle-même qui pellette ses quatre galeries dès qu’il tombe un brin de neige.
 
Elle monte encore ses escaliers avec beaucoup d’aplomb, sans jamais mettre deux pieds sur la même marche.
 
Mme Villeneuve y vit seule depuis la mort de son mari, le notaire Charles-Édouard Villeneuve, il y a 27 ans.
 
Elle y a élevé cinq enfants, dont une petite Jamaïcaine abandonnée à l’âge de deux ans qu’elle avait décidé, un beau jour, de ramener à la maison.
 
«Oui j’ai peur, oui je m’ennuie souvent, mais j’aime trop ma maison pour partir», raconte Mme Villeneuve, qui aime mieux chanter des chansons que de parler d’elle-même.
 
Heureusement, ses deux fils habitent à quelques minutes à pied, l’un d’eux ayant pris la relève du père dans le bureau de notaire voisin.
 
Mme Villeneuve reçoit aussi la visite d’une préposée du CLSC chaque matin.
  
Le midi, une dame qu’elle a embauchée vient lui porter à manger. Une femme de ménage vient à l’occasion.
 
Le soir, un de ses fils vient lui porter ses médicaments.
  
Elle porte en tout temps une alarme personnelle, de sorte que le secours n’est jamais bien loin.
 
Tout un caractère
 
On s’en doute, Mme Villeneuve est dotée d’une rare détermination. En fait, dans la famille, on parle davantage d’une tête dure, pour ne pas dire autre chose…
 
« Je n’ai pas toujours fait à ma tête dit-elle, sans donner d’exemples.
 
Dans la famille, qui se réunissait hier dans un hôtel pour fêter cette journée mémorable, on se demande bien quand Mme Villeneuve n’a pas fait à sa tête…
 
Mais bon, chose certaine, tout le monde reconnaît qu’elle a toujours eu un grand coeur, qu’elle a donné temps et argent à ses proches et même à des étrangers, que sa porte et sa table étaient ouvertes à tous.
 
La longévité de Mme Villeneuve s’explique aussi par une forte hérédité. Encore aujourd’hui, aucune maladie grave ne l’afflige. Sa mère est décédée à 103 ans.
 
Deux guerres
 
Née à Sainte-Thècle, près de Saint-Tite, 13e d’une famille de 13 enfants, Mélenda Villeneuve en a vu des choses et connu des aventures dans sa vie.
 
Signe précurseur : comme on allait la faire baptiser, durant l’hiver 1911, le traîneau s’est renversé et bébé Mélenda a complètement disparu sous la neige. Son père et son parrain l’ont retrouvée en piétinant dans la neige.
 
La télévision est arrivée 40 ans plus tard.
  
«C’est l’arrivée de l’électricité qui a le plus changé ma vie», dit-elle.
 
Elle a connu la grande dépression, plus d’une épidémie, la Première et la Deuxième Guerre mondiales, dans lesquelles elle a perdu des proches.
 
Si vous connaissez d’autres gens qui sont sources d’inspiration pour vous, communiquez avec nous à scoop@journalmtl.com
 
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Promesse tenue

 
Q Quelle est votre plus grande qualité ?
R La ténacité, dans le sens de ne jamais lâcher pour ce qu’on veut.
Q Quelle est votre pire défaut ?
R La ténacité, mais dans le sens de tête dure…
Q Quels sont vos plus beaux souvenirs ?
R Mon plus beau souvenir, c’est ma vie avec Charles-Édouard. Mes désirs étaient les siens.
Q Avez-vous des regrets ?
R J’aurais souhaité toute ma vie avoir plus d’instruction. J’aurais aimé devenir avocate criminaliste.
Q Quelle est votre plus belle réussite ?
R Avoir réussi à donner l’instruction à mes enfants.
Q Avez-vous déjà pensé à la mort ?
R Oui, dans les moments de grande solitude, ça m’arrive d’y penser.
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Mme Villeneuve est la grand-mère de ma belle-mère, Paule Boily, donc un «phénomène» que j’ai la chance d’observer de près depuis plus de 20 ans.
 
Il y a six ou sept ans, lors du réveillon de Noël, j’avais dit à Mme Villeneuve que si elle habitait toujours dans sa grande maison à l’âge de 100 ans, elle aurait de bonnes chances de faire la première page du Journal de Montréal.
 
Pour être bien honnête, à cette époque où elle souhaitait que le Bon Dieu vienne la chercher, comme elle disait, je ne pensais pas devoir écrire moi-même cet article aujourd’hui…
 
Pas moyen d’y échapper, Mme Villeneuve, elle, ne l’a jamais oublié. Chaque fois que je la voyais, elle m’en parlait, y compris au dernier réveillon, où elle m’a dit :
 
«Je m’en viens bien, tu vas être obligé de me mettre dans le Journal!»
 
Voilà : promesse tenue !
 
Mme Villeneuve a 11 petits-enfants, dont le cinéaste Denis Villeneuve, qui est en nomination aux Oscars.
 
Denis, qui a passé les six derniers mois à donner des entrevues à travers le monde, souhaitait cette fois-ci rester dans l’ombre pour laisser tous les honneurs qui reviennent à sa grand-mère centenaire, ce que nous avons aussi promis de respecter. Il était présent hier à sa fête, qu’il ne voulait surtout pas manquer. Il se pourrait bien, toutefois, qu’il soit le prochain de la famille Villeneuve à faire notre première page dans deux semaines…
 
 Dany Doucet

Éducation Les parents risquent la prison


 

Doit-on ressembler au USA pour persuader les jeunes a continuer l’école … Peut-etre certains jeunes se forceraient sous une menace d’emprisonnement des parents, mais d’autres y voieraient une opportunité … Je ne suis pas sur que cela soit une bonne méthode Quoi qu’il en soit … on a l’impression que ces jeunes sont quand même mieux encadrés et suivi pour leur donner cette opportunité continuer et de ne pas lâcher

 
Éducation  Les parents risquent la prison
 
Sébastien Ménard
 
 
DES MOINES – Les élèves qui songent à décrocher avant l’âge de 16 ans sont mieux d’y penser à deux fois lorsqu’ils vivent en Iowa. Alors qu’au Québec la DPJ n’intervient pas souvent, là-bas, les parents peuvent être mis en prison, si leurs enfants ne retournent pas en classe.
 
«Ici, l’éducation est vraiment obligatoire jusqu’à 16 ans, insiste John Carver, surintendant des écoles de Van Meter, dans le centre de l’Iowa. Si un jeune ne va pas à l’école, ses parents risquent d’être mis à l’amende ou même envoyés en prison.»
 
Pendant qu’un tiers des garçons québécois n’obtiennent pas de diplôme sept ans après leur entrée au secondaire, en Iowa presque neuf gars sur dix terminent leurs études secondaires dans les délais prévus.
 
Au cours des derniers jours, le Journal a levé le voile sur quelques mesures mises en place dans cet État du Midwest pour expliquer cette performance. Des experts croient que certaines d’entre elles pourraient inspirer le Québec 
 
Mais des observateurs rencontrés en Iowa affirment qu’il ne faut pas négliger l’effet dissuasif de la judiciarisation des cas d’absentéisme et de décrochage scolaire pour comprendre le phénomène.
 
À la télévision locale
 
Chaque mois, une poignée de parents et d’ados inscrits dans des écoles de Polk County défilent devant le juge Odell McGhee. Celui-ci préside alors une audience de la truancy court, un tribunal dont le mandat est d’assurer le respect de la fréquentation scolaire obligatoire jusqu’à 16 ans. Les procédures sont diffusées à la télévision locale, ce qui constitue une mesure dissuasive additionnelle.
 
Le juge McGhee ne se gêne pas pour rappeler aux ados que leurs parents risquent la prison s’ils ne reprennent pas le chemin de l’école. Mais dans les faits, cette sentence extrême n’est pas appliquée souvent.
 
«Il est rare que les accusations contre les parents soient maintenues jusqu’en cour criminelle. Mais, oui, ça arrive quelques fois par année», confie le procureur de la division juvénile, Frank Severino. Et dans ces cas, les parents peuvent recevoir une amende ou être envoyés en prison, souligne l’avocat.
 
La plupart du temps, cependant, le tribunal convainc les décrocheurs de retourner sur les bancs d’école pendant que les procédures en sont encore au stade préliminaire.
 
«En travaillant avec les écoles, on arrive souvent à permettre aux jeunes de retourner en classe et, ultimement, d’obtenir leur diplôme. C’est ça, l’objectif», dit M. Severino.
 
Lors des audiences tenues depuis le début de 2011, le juge McGhee ne sanctionne d’ailleurs aucun parent, a constaté le Journal. Il donne aux jeunes une chance de retourner à l’école en les invitant, par exemple, à s’impliquer dans une équipe sportive. Le magistrat leur fixe un rendez-vous un ou deux mois plus tard, pour faire le suivi de leur dossier.
 
Pendant ce temps, au Québec, la DPJ s’occupe rarement des élèves qui abandonnent l’école avant l’âge de 16 ans
 
Un «effet monumental»
 
Même si les experts québécois ne sont pas convaincus qu’une telle mesure aurait du succès chez nous, Frank Severino soutient qu’elle a un «effet monumental» sur la diminution du taux de décrochage.
 
«Les parents ne peuvent plus dire qu’ils sont incapables de réveiller leurs enfants le matin, dit-il. Ça les force à prendre un rôle actif dans l’éducation de leurs enfants.»
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Ce qu’a dit le juge
 
Au début d’une audience : «Cette cour est unique. Elle vise à nous assurer que les jeunes de notre État vont à l’école et obtiennent un diplôme, afin de devenir des membres utiles de notre société.»
 
À un ado qui manque de passion à l’école : «Va voir l’entraîneur de l’équipe de basketball de ton école ! Il a besoin de grands gars comme toi.»
 
À un jeune qui arrive devant lui pour la première fois : «La loi prévoit que tu dois aller à l’école. Et si tu ne le fais pas, ta mère peut aller en prison. Comprends-tu bien cela ?»
 

Faut-il s’attendre à la fin du monde en 2012 ?


Un jour la fin du monde viendra et personne ne peut le prédire avec exactitude … ni les mayas, ni les pseudo scientifique … Malheureusement,
cette journée de décembre 2012 sera boulversant pour certaines personnes qui y ont cru ..
  
Faut-il s’attendre à la fin du monde en 2012 ?
 

Science - Faut-il s'attendre à la fin du monde en 2012 ?
Agence France-Presse  

LONDRES – La fin du monde est-elle pour 2012 ? Un frisson traverse la salle – comble – de la Royal Society de Londres, quand l’astrophysicienne Jocelyn Bell Burnell jette la question en pâture.

La scientifique, célèbre pour avoir détecté la première le signal d’un pulsar en 1967, s’est attaquée au sujet parce qu’à la fin de chacune de ses conférences, quelqu’un disait:
 

 «tout cela est très bien, mais que pensez-vous de la fin du monde en 2012?»

 
Le scénario catastrophe tire son origine du calendrier maya. Les Mayas, qui croyaient que les dieux faisaient et défaisaient régulièrement le monde, pensaient vivre dans un «compte long» commencé le 11 août 3114 avant Jésus-Christ, et devant s’achever le 21 décembre 2012.
 
Là où ils pensaient probablement que s’ensuivrait un nouveau «compte long», de nombreux faux-prophètes se sont emparés de la date pour prédire la fin du monde, sous l’effet de causes diverses: chute d’une météorite, alignement des planètes, effet du champ magnétique solaire…
 
Toutes théories qui mordent d’autant plus sur l’opinion qu’elles sont construites à partir de pseudos éléments scientifiques, constate Mme Burnell. La question posée sur Google fait apparaître quelque 56 millions de références, et certains croient même savoir que la fin du monde est pour 11H11 précisément.
 
Qu’en est-il? Le solstice d’hiver intervient bien à 11H12 le 21 décembre, mais sans provoquer à ce jour de catastrophe majeure.
 
Certains évoquent un renversement du champ magnétique solaire. Ce phénomène existe bien, il se déroule même tous les 11 ans à peu près, avec un pic d’activité variable et des tempêtes solaires plus ou moins importantes.
 
Mais le cycle en cours est marqué par une activité faible, et «le soleil est devenu plutôt calme», observe la scientifique.
 
Et la Terre? Certains prédisent qu’elle va également changer son champ magnétique et … tourner dans l’autre sens. De fait, un changement du champ magnétique terrestre est intervenu deux fois depuis la présence de l’Homme sur Terre, la dernière fois il y a 750.000 ans.
 
Mais la Terre tourne toujours dans le même sens, «et nous sommes toujours là», lance la scientifique.
 
L’alignement des planètes pourrait secouer la Terre au point d’entraîner la fin du monde, avancent certains. Sauf que le prochain alignement n’a lieu qu’en 2040, et que les planètes n’entrent que pour une part infime dans l’attraction terrestre. Le dernier alignement (Jupiter, Venus, Lune, Terre) en 2008 est passé inaperçu.
 
Restent les météorites, qui peuvent causer de gros dégats. L’impact d’une météorite de 10 km de diamètre il y a 65 millions d’années au Mexique (Chixculub) serait responsable de la disparition des dinosaures.
 
Mais les téléscopes géants sont aujourd’hui capables de détecter les gros météorites et de calculer le risque de collision, affirme l’astrophysicienne. Les technologies pour les dévier de leur trajectoire existent aussi, comme l’envoi d’une fusée à un point d’impact.
 
Le plus fantaisiste est peut-être l’hypothèse que nous tombions dans le trou noir au centre de notre galaxie. Sauf que la Terre se situe à 26.000 années lumières du trou, ce qui rend tout à fait impossible d’y être pour le 21 décembre 2012, sans même parler de la gravité et de l’orbite terrestre, qui nous tiennent à bonne distance.
 
In fine, ce type de prophétie n’a pas de base scientifique, et se nourrit seulement de la crédulité du public, constate la physicienne.
 
«Pas de doute, vous devrez acheter des cadeaux de Noël pour 2012», lance-t-elle, hilare.
 
Jocelyn Bell Burnell a remporté un des principaux prix de la Royal Academy, le prix Michael Faraday de la communication scientifique.

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