La violence conjugale se vit dans les deux sens‏


 

La violence conjugale est malheureusement un tabou tenace, mais encore plus tenace celui fait aux hommes Des chiffres sont mit en évidence mais à mon humble avis, c’est chiffre ne sont pas vraiment une réalité, car les hommes n’osent pas nécessairement se plaindre quand ils sont sujet de violence conjugale. Qu’importe si la violence est subit par un homme ou une femme elle doit etre dénoncé et les victimes devraient avoir toute l’aide possible autant du côté psychologique que physique
 
La violence conjugale se vit dans les deux sens
 
La violence conjugale se vit dans les deux sens
  Pierre Asselin
Le Soleil
 
(Québec) Les hommes aussi se disent victimes de violence conjugale. Ils sont même aussi nombreux que les femmes à vivre une telle situation, indique le 13e rapport annuel La violence familiale au Canada : un profil statistique, produit par le Centre canadien de la statistique juridique.
Il n’y a pourtant rien de neuf là, observe Normand Brodeur, professeur à l’École de service social de l’Université Laval et membre de l’équipe Masculinités et Société. «L’image qu’on a de la violence conjugale, c’est qu’elle se déroule dans un seul sens. Pourtant, les données sur ce qu’on appelle la « symétrie » de la violence, elles sont connues depuis des dizaines d’années.»
Au Canada, environ 19 millions de Canadiens avaient un conjoint ou un ex-conjoint en 2009. On constate que 6,2 % (1,2 million de personnes) déclarent avoir été victimes de violence physique ou sexuelle par ces partenaires durant les cinq années précédant la tenue de l’enquête. Cette proportion est semblable à celle enregistrée en 2004 (6,6 %) mais elle est en baisse par rapport aux données de 1999 (7,4 %).
La proportion est similaire chez les deux sexes, soit 6,0 % des hommes comparativement à 6,4 % des femmes.
Violence asymétrique
Ces chiffres démontrent que les rôles ne sont pas répartis uniquement selon le sexe des individus, où l’homme jouerait toujours le rôle d’agresseur. Mais les statistiques montrent néanmoins que la violence subie par les femmes est souvent plus grave que celle subie par les hommes.
Par exemple, 34 % des femmes se disant victimes de violence conjugale ont dit avoir été agressées sexuellement, battues, étran­glées ou menacées à l’aide d’une arme à feu ou d’un couteau, une proportion trois fois plus élevée que celle observée chez les hommes (10 %).
«Les études démontrent que la violence exercée par les hommes cause plus de morts et de blessures sévères, souligne M. Brodeur. On ne peut pas dire qu’il y a une symétrie au niveau des impacts, mais il reste qu’un groupe d’hommes peut vivre de la violence sévère, et on connaît peu de choses à son sujet parce qu’il se fait très peu de recherches sur le sujet.»
«Historiquement, rappelle-t-il, c’est le mouvement féministe qui a sonné l’alarme sur l’existence de la violence conjugale. C’est devenu un symbole de la lutte pour l’égalité des femmes, sur le plan des services d’aide, des lois, etc. Mais l’autre volet, la violence des femmes envers un conjoint, a été laissé dans l’ombre.»
Il y a peu d’endroits où ces hom­mes peuvent obtenir du soutien. Le réseau offre surtout des ressources pour les hommes ayant un comportement violent.
 
«Il arrive qu’ils reçoivent des hommes victimes de violence, mais on parle d’une trentaine de cas par année dans toute la province. On ne sait pas trop comment répondre à ce besoin.»
La violence envers un conjoint masculin peut inclure des menaces avec des armes, des coups, des agressions physiques ainsi que des comportements de contrôle, comme des menaces de suicide ou d’homicide, énumère-t-il.
Peu de recherches
Très peu de chercheurs se penchent sur le sujet, déplore M. Brodeur.
 
«On voit une augmentation des publications aux États-Unis, mais très peu au Québec. Je dirige un étudiant qui prépare sa thèse de doctorat là-dessus, et je sais qu’un autre à Chicoutimi travaille sur la même question, mais en gros, au Québec, on peut compter sur les doigts de la main ces projets de recherche.»
L’année dernière, l’American Men’s Studies Association a tenu son congrès à Montréal et, cette année, l’Université Laval sera l’hôte, au mois de mars, du Colloque international sur les hommes et les masculinités.
 
«On aura 200 communications, mais qui ne se limiteront pas seulement à la violence», indique-t-il.
L’équipe Masculinités et Société est rattachée au Centre de recherche interdisciplinaire sur la violence familiale et la violence faite aux femmes (CRIVIFF). Elle bénéficie d’un financement du Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture.
 
«On est les seuls au Québec à recevoir du financement pour travailler sur cette thématique et probablement les seuls au Canada également», de conclure M. Brodeur.

3 réponses à “La violence conjugale se vit dans les deux sens‏

  1. Et oui, c’est la réalité de nos jours. Les hommes sont comme les femmes, ils ont peur de dénoncer. Pourtant, il faut partager ce que l’on vit, surtout ce genre de chose!

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