“KABAADI” : Le déchet recyclable‏


 

J’ai aimée comment elle a amener le problème de recycler certains déchets que nous envoyons au loin .. sans se préoccuper de l’état de santé des  »recycleurs » car bien des déchets qu’ils gèrent causent bien des maux. Nous devons faire face a ce que nous rejetons de notre consommation souvent excessive … et apprendre a recycler nous-même en temps que personne et en temps que communauté
 
“KABAADI” : LE DÉCHET RECYCLABLE
 

 Mira Kamdar
 

Calligraphie d’Abdollah Kiaie
Calligraphie d’Abdollah Kiaie
 
Dans sa biographie, Gandhi raconte le seul moment de sa vie où sa femme lui a résisté. Celle qui jusqu’alors avait acquiescé à toutes les exigences excentriques de son mari a dit non lorsque ce dernier lui a demandé de nettoyer les latrines sèches. La réaction de Gandhi a été prompte. Il a mis sa femme à la porte.
 
Pour Gandhi, maintenir la propreté des sanitaires était un devoir absolu, celui d’assumer la responsabilité de ses propres déchets, y compris ses excréments. Cette idée allait totalement à l’encontre d’un concept central dans l’hindouisme : celui de se mettre à l’écart de toute souillure. Dans ce système, l’existence d’une catégorie de personnes chargée de s’occuper de ce qui est considéré comme salissant (les déchets, les excréments, les carcasses d’animaux morts) permet aux castes supérieures d’éviter d’entrer en contact avec toute forme de souillure.
 
Il y a bien des mots en hindi pour désigner la saleté et l’impureté. Les mots kachra (poubelle) et ganda (sale) sont gravés dans ma mémoire d’enfant, du temps où je vivais en Inde. Je me rappelle aussi le kabaadiwala, littéralement “celui qui s’occupe de ce qui est jeté”, l’homme qui passait dans le quartier ramasser le kabaadi, les déchets que l’on jette mais qui peuvent être recyclés : les vieux journaux, les récipients en plastique.
Le kabaadiwala, qui se manifestait d’un cri strident lorsqu’il arrivait sous nos fenêtres, est sur le point de disparaître au moment même où le pays a peut-être le plus besoin de lui. Près d’un siècle après que Gandhi eut demandé à tous, y compris les hautes castes, de nettoyer leurs déchets, les Indiens ne veulent toujours pas assumer la responsabilité de leur propre consommation et ainsi accorder à tout être humain la même dignité.
 
Nous, en Occident,non plus. Nous envoyons en Inde nos déchets les plus polluants (ordinateurs, téléphones portables, déchets médicaux) afin que les autres s’en occupent à notre place.
 

4 réponses à ““KABAADI” : Le déchet recyclable‏

  1. À Drummondville en avril je crois nous aurons un autre bac (le brun cette fois), celui pour faire le compost et une autre collecte se fera à cet effet à part celle du papier (bac vert) et déchets (bac noir). Bien sur un autre truc pour taxer $$$$$

    • Ici c’est commencer depuis janvier et c’est obligatoire, une loi de la ville, les bacs bruns sont ramasser a toutes les semaines
      le recyclage une semaine sur deux et les poubelles une semaine sur deux .. ca fonctionne bien je trouve .. sauf qu’ils ont changer les jours de collecte alors y,a encore des gens de mélés .. Dans les blocs comme ou je suis sera seulement en 2012 malheureusement … mais se sera toute une éducation a faire . et une habitude a créer
      moi je suis pour ca et j’espere qu’on peut profiter du compost au besoin …

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s