Antidépresseurs dans l’eau: des risques pour les poissons et les bébés?


Les médicaments quelque ce soit ne se jette ni a la poubelle, ni a la toilette, .. les pharmacies du moins au Québec, ont des endroits pour le ramassage des médicaments périmés ou de surplus qui ne sont plus utilisés ..Il est important de respecter cette règle, car nombre de cours d’eau avec le temps risque d’être trop contaminé avec d’autres substance et finira par tout détruire ..
 
 
 
 

Antidépresseurs dans l’eau: des risques pour les poissons et les bébés?

 

 
Antidépresseurs dans l'eau: des risques pour les poissons et les bébés?
 
Les différentes espèces de poissons ont perdu en moyenne 50% de leur masse corporelle au cours des 20 à 30 dernières années dans les eaux européennes.
 
Photo AP
 Mathieu Perreault
La Presse
 
 
Les résidus d’antidépresseurs qui se retrouvent dans les cours d’eau peuvent rendre les poissons impuissants, selon une nouvelle étude de l’Université d’Ottawa. Ils pourraient même avoir des conséquences pour la santé des bébés.
  
«Nos résultats montrent qu’il faut sérieusement étudier l’impact de ces résidus sur la santé humaine», indique Vance Trudeau, biologiste qui est l’auteur principal de l’étude publiée dans la revue Aquatic Toxicology.
 
«Il n’y a jamais eu d’étude importante sur les effets sur le développement et la fertilité des résidus de produits pharmaceutiques présents dans l’eau potable. C’est particulièrement intéressant parce que l’un des effets secondaires du Prozac est justement une baisse de la libido.»
 
À une concentration de 450 nanogrammes de Prozac par litre d’eau, les poissons rouges de M. Trudeau étaient moitié moins susceptibles d’éjaculer en présence d’hormones femelles. C’est un niveau qu’on trouve parfois, mais rarement, dans les rivières. Dans l’eau des conduites, avant traitement, les concentrations sont de 100 à 1000 fois moins grandes, selon des études ontarienne et montréalaise.
 
 
 

«Les risques concernent surtout les poissons», estime pour sa part Sébastien Sauvé, biologiste à l’Université de Montréal qui a publié en 2008 l’étude sur les résidus d’antidépresseurs dans les eaux usées montréalaises.
 
 «La quantité d’antidépresseurs qu’une personne ingère en buvant deux litres d’eau par jour pendant 70 ans est équivalente à un jour de prescription d’antidépresseurs. Mais il est possible qu’il y ait des effets sur les bébés ou des interactions avec d’autres médicaments. La question mérite d’être étudiée.»
 
Les effets sur les populations de poissons n’ont pas encore été étudiés, déplore Chris Metcalfe, de l’Université de Trent à Waterloo, qui a publié plus tôt cette année une étude montrant que les antidépresseurs s’accumulaient «modérément» dans la chair des poissons.
Est-il dangereux de manger beaucoup de poisson d’eau douce?
  
«Non, les antidépresseurs s’accumulent beaucoup moins que d’autres substances, comme le mercure ou les BPC», dit M. Metcalfe.
 
Dans l’étude de M. Trudeau, dévoilée hier, le comportement sexuel des poissons rouges ne changeait pas après une ou deux semaines d’exposition aux résidus de Prozac, à une concentration de 450 nanogrammes par litre. Mais à une concentration 1000 fois plus forte, la proportion de poissons rouges n’éjaculant pas en présence d’hormones féminines augmentait à 65% après une semaine, puis à presque 100% après deux semaines.
 

 

 

3 réponses à “Antidépresseurs dans l’eau: des risques pour les poissons et les bébés?

  1. Moi je fais ma part, je vais toujours porter les vieux médicaments à la pharmacie et ils sont bien contents qu’on leur rapporte……….

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