Guide pour faire de vieux os!


Les hommes accusent souvent nos hormones (avec raison) a nos sauts d’humeurs qui nous rend difficile a comprendre pour eux .. mais être femme est physiquement très difficile et ce tout au long de la vie .. justement a cause de ces hormones .. au moment ou le corps changent pour devenir pubère jusqu’a ce que nos hormones s’éteignent pour laisser le corps avec  quelques risques pour la santé
Nuage
 
Guide pour faire de vieux os!

À nos yeux, l’ostéoporose représente une menace lointaine… Pourtant, cette maladie peut causer des ravages dès la quarantaine. Comment la prévenir et la traiter?
 
Guide pour faire de vieux os!
 
Photo fournie par www.vitamagazine.ca©

À 44 ans, j’apprenais que j’étais en ménopause.
 
«Ça y est! Vos ovaires sont officiellement en grève», m’a lancé mon médecin à la blague (ha, ha! très drôle!).
 
«Ne faites pas cet air-là, ce n’est pas dramatique. Mais vous allez devoir passer une ostéodensitométrie.»
 
Une quoi?
 
«Une os-té-o-den-si-to-mé-trie. Un test de densité osseuse. Puisque vos ovaires ne produisent plus d’œstrogène (l’hormone qui aide à l’absorption du calcium dans les os) et que votre mère souffrait d’ostéoporose, vous êtes à risque.»
 
Quelques semaines plus tard, (dé)vêtue d’une chemise d’hôpital, j’étais allongée dans une position bizarre sur une table high tech, soumettant mon corps au faisceau invisible des rayons X d’un appareil DEXA qui, pendant 20 minutes, est passé et repassé au-dessus de moi. Verdict du médecin après quelques jours d’attente:
 
 «Pas de panique, il ne s’agit pas d’ostéoporose, mais d’ostéopénie.»
 
De quoi?
 
«D’os-té-o-pé-nie. Cet état signifie que la baisse de votre densité osseuse est moins sévère que s’il s’agissait d’ostéoporose.»

 
Malgré tout, je ne devais pas prendre la nouvelle à la légère. L’ostéoponie est souvent précurseure de l’ostéoporose, cette dernière se caractérisant par une faible masse osseuse et une détérioration du tissu osseux qui rend la personne atteinte particulièrement sujette aux fractures. J’allais devoir changer mes habitudes: alimentation, exercices, suppléments vitaminiques… Mais pourquoi moi? Et pas mes sœurs? Ni mes amies? Qu’avais-je fait de mal, docteur?
 
Pourquoi suis-je à risque?

Chez les femmes, la diminution des hormones sexuelles – en particulier des œstrogènes – liée à la ménopause est une des principales causes de l’ostéoporose (on parle alors d’ostéoporose postménopausique). Mais selon la Dre Sylvie Dodin, gynécologue et professeure titulaire au Département d’obstétrique et de gynécologie de l’Université Laval, il s’agit d’abord d’une question de gènes.

 
«On peut comparer notre bagage génétique à un fonds de pension. On n’arrive pas toutes à l’âge de la retraite dans la même condition

Certaines femmes ont une masse osseuse très élevée, d’autres pas.»
 
Faites un petit tour d’horizon en fouillant dans vos antécédents familiaux. Votre mère ou votre sœur sont-elles atteintes d’ostéoporose? Oui? Alors, vous êtes à risque. Votre grand-mère a subi une fracture de la hanche? Votre arrière-grand-tante a souffert de cyphose dorsale (courbure exagérée du haut de la colonne vertébrale aussi appelée «bosse de sorcière»)? Eh bien, vous êtes probablement à risque.
 
 «Probablement, précise la Dre Dodin, parce que bien des femmes de 70 ans et plus n’ont jamais su qu’elles étaient atteintes d’ostéoporose.»
 
Autres facteurs de risque

Vous avez souffert d’aménorrhée (absence de menstruations pendant au moins six mois alors que vous êtes en âge de procréer) ou vous avez eu une ménopause précoce, soit avant 40 ans. Ou encore vous avez subi une fracture de fragilisation (causée par un faible choc). C’est le cas de Sylvie Dubois qui, à 49 ans, s’est brisé le poignet.
 
 «J’ai glissé sur une plaque de glace et, en voulant protéger mon ordinateur portable, je me suis fait une très mauvaise fracture», raconte-t-elle.
 
 «Un accident bête peut sonner l’alarme», explique la Dre Suzanne Morin, professeure associée à l’Université McGill et médecin au Centre du métabolisme osseux du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).
 
«En général, poursuit-elle, on ne devrait pas se casser un os en tombant "de sa propre hauteur".»
 
De fait, comme Sylvie présentait en plus des signes de préménopause, on lui a fait passer un test de densité osseuse. Diagnostic:

ostéoporose modérée à sévère.

 
Et des facteurs mineurs

Parmi les facteurs de risque dits mineurs, on trouve la prise de corticoïdes (pour traiter des affections comme la maladie de Crohn) pendant plus de trois mois consécutifs, une alimentation pauvre en calcium, le tabagisme, un excès de caféine et d’alcool, un faible poids.
 
«Un poids insuffisant peut nuire à la santé des os, car la transformation des hormones se fait aussi au niveau des tissus adipeux, explique la Dre Dodin. Les femmes qui, sans être obèses, ont quelques kilos en trop sont en quelque sorte avantagées.»
 

Enfin, une bonne nouvelle!

Ça se soigne?

Si vous faites de l’ostéoporose et que vous avez moins de 50 ans, votre médecin vous proposera une hormonothérapie substitutive (traitement aux hormones), qui vise à ralentir la perte osseuse. Dans ce cas, l’œstrogène est prescrit seul ou en combinaison avec de la progestérone.

 
«Ce traitement atténue les symptômes de ménopause (bouffées de chaleur, insomnie, etc.) et, en prime, prévient la perte de la masse osseuse, explique la Dre Morin.

 
Dans certains cas, toutefois, l’hormonothérapie est à proscrire. À 62 ans, Lise Dufresne a été obligée d’interrompre son traitement à la suite d’un diagnostic d’un cancer hormonodépendant, les risques de récidive étant trop élevés.
 
«On peut alors prescrire un médicament de la famille des bisphosphonates qui peuvent aider à reconstituer l’os», dit la Dre Morin.
 
Ainsi, depuis un an, Lise prend de l’Actonel (35 mg) une fois par semaine, ainsi que des suppléments de calcium et de vitamine D.
 
D’autres médicaments sont aussi disponibles: Aclasta, Evista et, depuis quelques années, Forteo, un traitement qui se donne par injection quotidienne.
 
On réserve ce dernier pour les cas très sévères, explique la Dre Morin. Il coûte extrêmement cher et n’est pas remboursé par le régime public de la Régie de l’assurance maladie du Québec. Mais c’est le premier d’une nouvelle génération de médicaments révolutionnaires qui, en plus de réduire les risques de fracture, créent de l’os sain.»
 

 

3 réponses à “Guide pour faire de vieux os!

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