Le bitchage entre filles: est-ce plus fort que nous?


C’est un fait que les femmes aiment bien parler en mal des autres, rapporter des ragots .. Travailler avec des femmes .. vous en serez convaincu !!!! Personnellement, a l’adolescence,  j’ai eu une fois une grande leçon … et je me suis promis de ne plus jamais aller au delà des limites … Mais on se laisse parfois entraîner par le bitchache, je crois vraiment qu’on devrais essayer d’éviter de médire sur qui que ce soit .. même si ce sont des gens que nous verrons probablement jamais .. Mais notre nature est parfois bien difficile a changer

Nuage

 
Le bitchage entre filles: est-ce plus fort que nous?

Hypocrisie? Défoulement? Intimidation? Menace? Jugement? Parler dans le dos de notre patron, notre voisine, notre belle-sœur ou même d’une amie, parfois, c’est juste plus fort que nous. Un besoin flou qui nous pousse à le faire sans vraiment comprendre pourquoi on agit ainsi.
 
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Qui n’a jamais déblatéré contre quelqu’un un jour ou l’autre? Qui? Avouez qu’une petite séance de défoulement intensif en murmurant secrètement autour de la machine à café, ça part bien une journée. On met nos potins à jour, on colporte quelques rumeurs et on ricane malicieusement en zyeutant vers une collègue. Le même manège repart lors d’un souper entre filles. Certaines situations accélèrent davantage les séances de bitchage. Comme le raconte Marthe Saint-Laurent dans son livre Ces femmes qui détruisent… les femmes, il est fort à parier que plus l’équipe de travail est grande, plus les petits groupes et les sous-groupes féminins se forment, incitant ainsi les employées à choisir leur clan.
 
Satisfaisant, le bitchage?
 
Plusieurs femmes le diront, on ne peut s’empêcher de bitcher. Est-ce plus fort que nous? Un peu, c’est vrai. Mais pourquoi donc? En bitchant, on évacue hostilité et tension tout en faisant baisser – souvent – la pression. De plus, on évite ainsi de devoir faire face à un conflit direct avec la personne concernée. Parfois, on assouvit notre besoin de faire payer à l’autre le mal qu’il nous a fait.
 
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Bitcher, c’est aussi une façon d’attirer les regards vers soi et d’avoir l’illusion d’être en plein contrôle. C’est avoir le pouvoir et l’exercer sur d’autres. Les raisons sont nombreuses de le faire et la facilité des moyens pour y parvenir est sans fin. Médire sur MSN Messenger, sur Facebook, par courriel, par SMS, par téléphone ou en personne. On se vide le cœur rapidement et technologiquement. Mais est-ce vraiment différent des commérages de corde à linge de nos grands-mères? Sommes-nous plus hypocrites? L’équation n’est pas si simple. Et puis, faisons-nous du tort à quiconque en commérant au-dessus de notre cappuccino ou vidons-nous simplement notre sac, nous évitant ainsi un cancer de colère refoulée?
 
La médisance, c’est la voie facile. Et on manque déjà d’énergie et de temps pour régler les conflits qu’on bifurque souvent par ce raccourci vicieux. Il est plus facile de médire sur le fait que notre collègue Mélissa sue (et pue!) que de trouver les mots pour lui dire qu’un peu de parfum ou de déodorant serait une bonne idée. Et puis, pour obtenir cette promotion convoitée ou pour avoir le plus grand cercle d’amies, on peut opter pour la facilité en détruisant les compétences de sa rivale. On cherche à se valoriser sans y mettre de réels efforts.
 
«Lorsque l’idée première est de mentir ou de déprécier le travail d’une collègue afin de se mettre soi-même en valeur, de se rehausser et d’attirer l’attention sur soi, on parle de mythomanie bénigne, soit une tendance anormale d’inventer des faits. Pourtant, le danger est réel de verser dans l’abus en raison de cette facilité à transformer la réalité. Car la satisfaction ressentie lorsque le but est atteint demeure l’obtention de grâces de toutes sortes», explique Marthe Saint-Laurent dans son ouvrage.
 
Attention… miroir!
 
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Si on persiste à colporter des rumeurs acides ou à casser constamment du sucre sur le dos des gens qui nous entourent, un jour ou l’autre, on fera face à tous ces mots lancés sans réfléchir aux possibles conséquences.

 
Notre victime aura vent un jour ou l’autre de notre campagne de salissage. L’acharnement injustifié peut causer de durs ravages bousillant d’abord sa confiance, sabrant notre amitié ou notre relation de travail, lui causant des problèmes de sommeil qui peuvent cumuler en de véritables ennuis de santé.
 
De notre côté, si on s’aperçoit que bitcher est devenue une habitude destructrice, on devrait aussi se poser des questions. Si on s’intéresse tant aux travers des autres, ce serait peut-être parce qu’on a de la difficulté à regarder les nôtres. Sommes-nous vraiment capables de gérer les conflits? Pourquoi ressent-on le besoin d’écraser les autres pour se sentir importantes? Sommes-nous à ce point jalouses du bonheur des autres?
 
Derrière une langue de vipère se cache bien malheureusement souvent une femme terriblement mal dans sa peau et ses choix, une femme qui manque de confiance en soi, une femme verte de jalousie, une femme pleine de rancune et d’amertume et une femme envieuse maladivement. Est-ce le reflet qu’on voudra capturer au détour d’un regard dans un miroir? Médire en dit long sur nous. Pendant que vous mémérez, soyez certaines que d’autres font peut-être la même chose sur votre dos. Pas de problème? Un jour ou l’autre, quelqu’un nous mettra un miroir devant le visage sans avertissement. Serons-nous prêtes à faire face à la musique?
 
Reste qu’il serait utopique de croire à l’élimination de toutes formes de bitchage. L’adage « Les femmes heureuses et bien dans leur peau ne jalousent pas les autres » n’est peut-être pas tout à fait juste. On peut aimer casser du sucre sur le dos des autres et le faire dans des circonstances sans conséquences. Certains ragots ont effectivement guère de répercussions et sont presque inoffensifs, voire même salvateurs. Profitons-en! Bitcher devant les revues à potins et les déboires hollywoodiens en tout genre ou critiquer les participants des émissionjs de téléréalité en ne ratant aucune des épisodes demeure sans conséquence. Après avoir assouvi notre langue de vipère sur des futilités, on aura peut-être moins envie de porter la lourde étiquette de «bitch»… et ce sera tant mieux pour nous d’abord et avant tout.
 

 

2 réponses à “Le bitchage entre filles: est-ce plus fort que nous?

  1. J’ai déjà travaillé qu’avec des femmes! L’enfer! Je déteste le bitchage et c’est vrai que c’est le propre des femmes. Elles s’attardent sur le moindre détail: la petite robe trop courte, la coupe de cheveux, le mari de l’autre (beaucoup de jalousie en-dessous de ça), etc. Et quand la patronne fait du bitchage dans son bureau ce n’est certainement pas pour donner le bon exemple!Il y a les "rapporteuses" aussi! Oh! la la!

  2. Et oui loulou, t’as bien raison…..un monde d’hommes c’est beaucoup mieux sur ce point là…Moi tant qu’à bitcher, je me la ferme et je me défoule dans mon journal perso…….

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