Un potentiel d’abus


J’ai mit deux article dans un .. car je suis vraiment impressionné des conséquences des abus d’une boisson énergissante. A voir les effets d’accoutumances et ce de tout âge, il serait peut-être judicieux de l’interdire ..
Car il devrait être considéré comme une vrai drogue .. vue la facilité de l’accoutumance .. et des dommages sur la santé d’une personne

Nuage

 
Un potentiel d’abus
 
 
Éric Yvan Lemay
Journal de Montréal
 
«D’ici quelques années, je ne serais pas surpris qu’il y ait des interdits là-dessus. Il y a un potentiel d’abus.»
 

Pour le Dr Jean-Pierre Chiasson, spécialiste des dépendances, la consommation de Red Bull pose problème chez un nombre grandissant de patients.
 
«On en a eu des psychoses au Red Bull chez des gens présentant des fragilités psychiatriques », indique le fondateur de la clinique Nouveau départ.
 
Il indique que certains toxicomanes vont se tourner vers ce produit au point d’en abuser.
 
Effets méconnus
 
La boisson est si populaire qu’il pose systématiquement la question à chaque nouveau patient qu’il rencontre.
 
Il s’inquiète du fait qu’on connaît très peu les effets d’une surconsommation sur la santé.
 
«C’est un psychostimulant, mais on n’en sait pas beaucoup là-dessus. Rappelez-vous que, jusqu’en 1914, il y avait de la cocaïne légale.»
 
«Chercher le high»
 
Selon lui, les personnes qui ont déjà consommé certains types de drogues, comme la cocaïne et les méthamphétamines, sont plus à risque.
 
«Ça a un effet semblable, ça éveille une énergie artificielle.»
 
Le Dr Chiasson s’inquiète aussi du fait qu’on en consomme à toutes sortes d’occasions, que ce soit après une partie de hockey ou dans la cour d’école.
 
Il estime qu’on devrait, au moins, en inter-dire la vente aux mineurs.
 
Incapable d’arrêter
 
(…)  Joannie Charbonneau, qui buvait une quinzaine de canettes par jour. À un moment, elle est même allée jusqu’à dépenser 1 500 $ par mois pour des Red Bull.
 
«J’avais deux emplois. Mon deuxième salaire ne payait que ça», raconte celle qui est en «sevrage» depuis deux mois.
 
«Je ne mangeais plus. Ça a diminué mon appétit de beaucoup. Je manquais de vitamines. J’ai été chanceuse.»
 
La jeune femme de 26 ans de Terrebonne était devenue tellement habituée que le dépanneur où elle s’approvisionnait le plus souvent s’était mis à lui faire des rabais.

Son calvaire a débuté lentement, alors qu’elle prenait la boisson pour rester éveillée au travail.
 
«Je travaillais 80 à 90 heures certaines semaines. J’ai commencé par 2, 3, 4, puis 15 et même 20 par jour», raconte-t-elle.
 
Brûlures d’estomac et dépression
 
Pendant quatre mois, elle ne pouvait s’en passer et ne buvait pratiquement que ça.
 
 
 «C’est sûr qu’à la fin, j’avais des brûlures d’estomac et des selles liquides. Quand j’ai décidé d’arrêter, j’étais rendue que je prenais ça en me levant», dit-elle.
Si Joannie Charbonneau accepte de témoigner, c’est pour aider d’autres personnes qui pourraient se trouver dans cette situation.
 
"Je me suis sentie seule à traverser ça. Ça partait à rire autour de moi quand j’en parlais.
C’est sérieux, il faut que les gens comprennent ça."
Incapable de se débarrasser seule du problème, elle a consulté son médecin, qui lui a prescrit des antidépresseurs pour mieux tolérer la transition.
Elle avoue avoir encore des rages de Red Bull, et elle succombe à l’occasion.
 
«C’est une vraie dépendance», souligne celle qui a quitté un de ses deux emplois.
 
Dépendante à 45 ans
 
Il n’y a pas d’âge pour devenir «accro» à ce type de boisson énergétique. Lise (nom fictif) a commencé à prendre des Red Bull l’an dernier. Pour cette préposée aux bénéficiaires, âgée de 45 ans, c’était un moyen de rester éveillée, surtout lors des doubles quarts de 16 heures.
Petit à petit, elle s’est mise à en consommer de plus en plus souvent. Aujourd’hui, elle tente de se défaire de son habitude d’en consommer six ou sept par jour.
 
«Je suis gênée de ça. C’est rendu que je change de magasin. Les employés te font la morale en disant que ce n’est pas bon d’en boire trop», raconte la femme, que nous avons rencontrée dans son appartement de l’Est de Montréal.
 
«C’est le côté financier qui m’a fait comprendre que j’en prenais beaucoup. J’en prenais pour 70 $ par semaine. J’ai même sauté une partie d’un paiement pour être sûre d’avoir assez d’argent.»
 
Elle a tenté de cesser pendant trois jours, mais avoue avoir craqué de nouveau.
 
«Ce midi, je suis allée acheter du lait, et je me suis ramassée au frigidaire de Red Bull.»
 
_________________________________________
 
* La consommation quotidienne ne devrait pas dépasser deux cannettes, indique-t-on sur les contenants de Red Bull.

 

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