La gestion du risque par les bactéries


Personnellement, je n’appelle pas cela l’évolution mais une adaptation du milieu et les bactéries sont maître dans l’art de s’adapter a des conditions changeantes ..
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La gestion du risque par les bactéries
 
 
En une génération, les bactéries produisent des variants capables de s'adapter à différents environnements, sans même en connaître les contraintes.
 
En une génération, les bactéries produisent des variants capables de s’adapter à différents environnements, sans même en connaître les contraintes. (Hubertus J. E. Beaumont)
 
Grâce à des bactéries qui produisent une nouvelle génération en moins d’une heure, des chercheurs ont observé en direct la mise en place d’une stratégie de gestion des risques essentielle à l’évolution.

Pour augmenter leurs chances de survie ans un environnement changeant et imprévisible, certaines espèces animales ou végétales diversifient les caractères de leurs rejetons, pariant sur le fait qu’au moins une partie s’en sortira en cas de changements environnementaux rapides.
 
C’est ce mécanisme que l’équipe d’Hubertus Beaumont (Leiden University, Hollande) et Paul Rainey (Massey University, Nouvelle-Zélande) a observé chez des bactéries Pseudomonas fluorescens, qui se divisent toutes les 52 minutes. En laboratoire ces bactéries se cultivent très facilement dans un milieu remué, où l’oxygène circule.
 
Rainey et ses collègues ont mis une partie des souches bactériennes dans un milieu remué et une autre partie dans un milieu stagnant. Au cours de l’expérience, les chercheurs ont régulièrement changé les conditions de vie des Pseudomonas, avant d’étudié la morphologie et les gènes des bactéries.
 
De nouveaux variants sont apparus dans les deux milieux de culture. Ces rejetons ont le même patrimoine génétique (génotype) mais des caractéristiques différentes (phénotypes) leur permettant de s’adapter à plusieurs milieux. Les chercheurs ont identifié neuf mutations génétiques apparues au cours de l’expérience qui expliquent ces différences, dont une qui permet aux bactéries de passer d’un phénotype à un autre en fonction de l’environnement.
 
Ces travaux, publiés aujourd’hui dans la revue Nature, fournissent une rare occasion de voir comment la stratégie de minimisation du risque se met en place. Dans des climats désertiques, cette stratégie permet à certaines plantes de produire des graines qui germent à court terme et d’autres au bout de plusieurs années, afin de ne pas rater l’imprévisible pluie.
 
Cécile Dumas
Sciences-et-Avenir.com

Un marsupial venu d’Europe


Il n’y a pas juste l’histoire de l’homme que l’ont peut retracer dans le temps, mais aussi des animaux qui semblent eux aussi avoir émigré pour survivre dans des milieux plus favorable
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Un marsupial venu d’Europe
 
marsupial-molaire
 
Photo: CNRS
 
Molaire supérieure du Arcantiodelphys marchandi
 
 
L’Europe n’est pas le continent habituellement associé aux marsupiaux. Dans l’étude de l’évolution des premiers mammifères de type moderne (marsupiaux et placentaires), ce continent est pratiquement une terre inconnue.
 
Aucun fossile n’a été trouvé au Crétacé entre 125 et 84 millions d’années (ma), et très peu jusqu’à la limite Crétacé-Tertaire (65 ma).
 
 
Un Opossum

Photo: iStock
L’Arcantiodelphys marchandi ressemblait à un opossum.
 
Or, surprise! Les restes d’un des plus anciens marsupiaux connus dans le monde ont été mis au jour dans un gisement de Charente-Maritime, en France.
 
Selon les paléontologues du Centre national de la Recherche scientifique de France, cette découverte propose une nouvelle lecture des voies de migration des premiers mammifères marsupiaux.
 
Les restes fossilisés comprennent quelques dents, récoltées après lavage et tamisage de 5 tonnes de sédiments, d’un nouveau mammifère de taille minuscule, appelé Arcantiodelphys marchandi. Il est l’un des marsupiaux les plus anciens et les plus primitifs connus dans le monde. Il est aussi le plus ancien représentant connu en Europe des mammifères de type moderne.
 
Arcantiodelphys marchandi aide à mieux comprendre l’évolution des premiers temps de l’histoire des marsupiaux, jusque-là essentiellement nord-américaine d’après les fossiles connus. Sa découverte montre que le continent européen a joué un rôle méconnu à ce jour dans l’origine et le début de la dispersion des marsupiaux. Elle confirme également les relations entre l’Europe et l’Amérique du Nord.
 
Ces marsupiaux archaïques ont ensuite colonisé les continents du sud, l’Amérique du Sud et surtout l’Australie, où ils sont actuellement les plus diversifiés. Les kangourous, koalas et opossums sont les représentants actuels de cette lointaine origine nordique des marsupiaux.
 
Le détail de cette recherche est publié dans la revue PNAS.
 

Rencontre accidentelle avec un éléphant


Avoir une collision avec une moufette, une marmotte .. voir même un orignal c’est commun du moins en Amérique, mais un éléphant, on se croirait dans un safari ..
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Rencontre accidentelle avec un éléphant
 
Rencontre accidentelle avec un éléphant
 
Photothèque: La Presse
Associated Press
ENID, Oklahoma
 
 
Un couple revenant de l’église et qui rentrait chez lui en voiture dans l’Oklahoma a percuté accidentellement un éléphant échappé d’un cirque sur une route en zone rurale.
 
L’incident s’est produit mercredi soir à Enid, à 130 kilomètres au nord d’Oklahoma City. Selon la police, le pachyderme, âgé de 29 ans, s’était échappé du cirque Family Fun, installé sur le champ de foire du comté de Garfield, un peu plus tôt dans la journée.
 
Le couple qui se déplaçait à bord d’un 4×4 est indemne, tandis que l’animal a eu une défense cassée et a été blessé à une patte.
 
Selon les autorités, la défense de l’éléphant a laissé un trou dans la carrosserie du véhicule. Après l’accident, l’animal a été examiné dans une école vétérinaire. Il ne semble pas souffrir de blessures graves, a précisé le Dr. Dwight Olson.
 

Les femmes sont-elles plus frileuses?


Il semble que plusieurs facteurs influence nos degré de chaleur.. Les hormones par exemple .. encore !!!! Mais aussi notre santé en général et si nous sommes actives ou non …

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Les femmes sont-elles plus frileuses?
 
 
Les femmes sont-elles plus frileuses?
 
 
Frileuses les femmes? Les études se contredisent sur le sujet.
 
Photo; Robert Skinner, La Presse
 Sophie Allard
La Presse
 
 
Vous frissonnez dès que l’hiver se pointe? Tout le monde ne réagit pas de la même façon au froid, révèlent les études. Le sexe, le sommeil, le poids et même la personnalité pourraient influencer la perception de la température. Chaque thermostat est unique!
 
Frileuses, les femmes? Les études se contredisent sur le sujet.
 
«La perception du froid chez la femme fluctue durant le cycle menstruel. Après l’ovulation, la consigne de son thermostat biologique change et demande une température plus élevée. Comme la température interne reste un peu à la traîne, elle a froid. Comme lorsqu’on est fiévreux», explique Michel Cabanac, professeur de physiologie à l’Université Laval et spécialiste en thermorégulation corporelle.
 
De même, la valeur du thermostat des femmes qui prennent la pilule anticonceptionnelle serait légèrement plus élevée.
 
Les femmes retiendraient davantage la chaleur, mais auraient davantage les mains et les pieds froids, selon une étude publiée dans The Lancet.
 
«Les femmes ont une couche de graisse mieux répartie et parviennent mieux à irriguer leurs organes vitaux. Ce système diminue cependant l’apport de sang dans les mains et les pieds, provoquant la sensation de froid», expliquent les chercheurs.
 
Les capteurs de froid dans la peau sont quatre fois plus nombreux que les capteurs de chaud, d’où cette sensibilité particulière au froid.

Une étude torontoise publiée dans le Journal of Applied Physiology (2000) a montré que la perception de la température dépend de la taille et de la quantité de gras corporel. Lors d’une immersion dans l’eau froide, les chercheurs n’ont vu aucune différence de réponse de thermorégulation selon le sexe
 
«lorsque la quantité de graisse et la surface corporelle exposée sont les mêmes».
 
Comme les femmes sont souvent plus petites et que leur taux de gras est plus élevé, elles seraient donc plus susceptibles de grelotter.
 
Pas qu’une question de sexe
 
La perception de la température varie aussi selon le cycle circadien.
 
«Au cours de la journée, notre thermostat biologique change la valeur qu’il veut pour notre corps, explique le professeur Cabanac. Il est à son minimum vers quatre heures du matin et à son maximum à 16h. C’est pourquoi on aura tendance à se découvrir au milieu de la nuit.»
 
Au contraire, en fin d’après-midi, on enfilerait bien une petite laine. La température ambiante habituelle peut aussi influencer notre perception. Si vous êtes habitué de travailler dans une chambre froide, vous serez probablement moins sensible au froid!
 
Plus on est extraverti, plus on frissonne, indique d’autre part une étude canadienne publiée en 2004 dans Physiology&Behavior. Une vingtaine de sujets ont été invités à passer 90 minutes dans une pièce où la température était maintenue à 10 ºC. Puis, leur visage a été exposé à un vent de 60 km/h pendant trois minutes dans une pièce à 4 ºC. Les extravertis ont ressenti beaucoup plus d’inconfort que les névrotiques et leur rythme cardiaque était plus élevé.
 
Les fumeurs, les obèses et les personnes inactives ressentiraient davantage l’inconfort lié au froid.
 
«Les aînés ne sont pas plus frileux, mais ils sont moins actifs. Ils produisent donc peu de chaleur», précise Michel Cabanac.
 
Bref, si on est une femme, inactive, fumeuse, faisant de l’embonpoint et extravertie, mieux vaut bien s’emmitoufler pour survivre à l’hiver sans trop pester…