Madagascar: des chercheurs exhument un lémurien et percent le secret de son hibernation


Une température d’hiver de 0 à 5 C ce n’est pas ce qu’on qualifierait de froid chez nous mais au Madagascar, c’est différent et certains animaux ont besoin d’hiberner pour passer l’hiver
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Madagascar: des chercheurs exhument un lémurien et percent le secret de son hibernation

 

Les lémuriens nains (genre Cheirogaleus) de l'est de... (Photo Agence France-Presse)

Les lémuriens nains (genre Cheirogaleus) de l’est de l’île seraient les seuls primates du monde hibernant sous terre.

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Paris

Des chercheurs qui se demandaient où donc pouvaient bien passer les lémuriens nains de Madagascar durant l’hiver ont eu la surprise de les découvrir roulés en boule dans un terrier, en train d’hiberner.

Les lémuriens nains (genre Cheirogaleus) de l’est de l’île seraient les seuls primates du monde hibernant sous terre, selon cette découverte publiée jeudi dans la revue britannique Nature Scientific Reports.

Certes, on avait déjà récemment découvert que le Chirogale moyen (Cheirogaleus medius), qui vit dans les forêts sèches de l’ouest de Madagascar, dormait lui aussi sept mois durant dans des arbres creux.

Et les scientifiques pensaient jusqu’à présent que leurs cousins orientaux faisaient de même, bien qu’ils n’aient jamais réussi à découvrir leur cachette dans les arbres.

«Vous ne les voyez pas, vous ne pouvez pas les piéger ou les trouver durant la saison sèche (l’hiver) lorsque vous arpentez la forêt», explique à l’AFP Marina Blanco, co-auteur de l’étude.

«Ils devaient pourtant bien aller quelque part…», ajoute la chercheuse de l’Université de Hambourg (Allemagne).

Marina Blanco et ses collègues ont donc profité de l’été pour équiper douze chirogales vivant dans la forêt de Tsinjoarivo de colliers-émetteurs.

Ils ont patiemment attendu que l’hiver vienne puis se sont lancés sur la piste des petits primates avec leurs détecteurs, s’attendant à les trouver dans les arbres, nichés dans des creux douillets.

«Nous pistions le signal des colliers en pointant l’antenne en l’air, en direction de la cime des arbres. Mais comme le signal provenait du sol, on a pensé que l’animal avait perdu son collier», raconte Marina Blanco.

«Nous avons regardé tout autour de nous sans rien voir, alors nous avons commencé à creuser. Et nous avons découvert une petite boule de poils: le lémurien nain était enroulé et froid au toucher, et il portait encore son collier», poursuit-elle.

Les petits primates, d’un poids moyen de 250 à 350 grammes selon l’espèce, ont hiberné pendant trois à six mois, enterrés sous 10 à 40 centimètres de terre et d’humus.

L’hibernation des primates est un phénomène connu uniquement chez les lémuriens de Madagascar. Il s’explique probablement par le fait que les forêts des hauts plateaux peuvent connaître d’importantes chutes de température l’hiver, entre 0°C et 5°C, alors que l’été la température moyenne est de l’ordre de 30°C.

La plupart des animaux connus pour hiberner (ours, hérissons, écureuils, etc.) vivent dans des milieux froids ou tempérés.

L’hibernation permet un ralentissement du métabolisme et un abaissement de la température du corps qui économise les réserves d’énergie.

Selon l’étude, un terrier isolerait tout simplement mieux du froid le lémurien qu’un creux dans les arbres, lui permettant de passer l’hiver plus confortablement.

http://www.lapresse.ca

De nouveaux primates découverts à Madagascar


Des nouvelles espèces découvertes en Madagascar .. est-ce une bonne nouvelle ? D’un côté oui car ils viennent d’ajouter des membres dans le règne animal mais d’un autre côté, s’ils sont visible c’est peut-être que leur environnement s’est aminci avec le temps … le temps que l’homme reconnaisse ses erreurs
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De nouveaux primates découverts à Madagascar

 

Photo (diffusée le 25 mars 2013) d'une des deux nouvelles espèces de lémuriens découvertes à Madagascar par des biologistes allemands

Photo (diffusée le 25 mars 2013) d’une des deux nouvelles espèces de lémuriens découvertes à Madagascar par des biologistes allemands  Photo :  German Primate Center/Bellarmin Ramahefasoa

Deux nouvelles espèces de lémuriens du genre Microcèbe ont été découvertes par des biologistes allemands dans les forêts de Madagascar.

Ces animaux minuscules, qui pèsent moins d’une centaine de grammes, comptent parmi les plus petites espèces de primates de la planète. Ils sont aussi parmi les plus menacés en raison de la destruction de leur habitat et du braconnage.

Ils avaient été observés lors d’expéditions menées à Madagascar en 2003 et en 2007. Grâce à des tests d’ADN, les chercheurs ont pu les identifier formellement comme deux nouvelles espèces. Il s’agit de Microcebus tanosi, à la tête rousse, qui est relativement grand comparé à d’autres « lémuriens souris » du même genre, et de Microcebus marohita, qui se distingue par sa longue queue touffue et ses grands pieds.

En raison de l’isolement géographique, la totalité des primates de l’île de Madagascar sont des espèces endémiques, de même que 90 % de ses plantes et 80 % de ses amphibiens et de ses reptiles.

Les scientifiques découvrent périodiquement de nouveaux animaux dans l’île, et le nombre d’espèces de lémuriens identifiées a plus que triplé au cours de la dernière décennie.

Le détail de cette découverte est l’objet d’un article publié dans l’International Journal of Primatology.

Le saviez-vous?

Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), Madagascar a perdu quelque 11 millions d’hectares de forêts au cours des 20 dernières années. Dans un rapport publié l’an dernier, l’organisme soulignait que le lémurien le plus rare du monde, le lépilémur septentrional, ne comptait plus que 19 spécimens vivants.

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Certains singes communiquent par ultrasons


Nous savons que certains animaux perçoivent des sons que nous ne pouvons pas entendre, pour certains cela est un mode de communication, dont donner l’alarme silencieusement quand un intrus potentiellement dangereux se présente dans leur territoire
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Certains singes communiquent par ultrasons

Un tarsier Un tarsier © iStockphoto

 

Le plus petit primate de la planète communique avec ses congénères par ultrasons, a découvert une équipe internationale de biologistes.

Cette particularité permet aux tarsiers des Philippines (Tarsius syrichta) de donner l’alarme sans se faire repérer par un prédateur.

Les mammifères qui peuvent émettre et percevoir des signaux dans les ultrasons ne sont pas nombreux. Ce sont notamment :

  • les baleines
  • les chats
  • certaines chauves-souris
  • certains rongeurs

Les biologistes étaient intrigués par les cris stridents de ces primates d’environ 15 cm, qui évoquent ceux d’une chauve-souris, alors qu’ils sont décrits comme étant habituellement silencieux.

Certains des chercheurs avaient déjà émis l’hypothèse que des ultrasons se cachaient derrière cet apparent silence, mais aucune recherche ne l’avait démontré formellement.

Pour l’établir, l’équipe a capturé six de ces mammifères pour évaluer l’acuité de leur ouïe. Les données montrent que ces animaux perçoivent des sons jusqu’à 90 000 Hz, ce qui représente un record chez les primates, qui n’est égalé que par très peu d’autres animaux.

 

Le saviez-vous?

L’ouïe humaine ne parvient pas à percevoir les sons au-delà de 20 000 Hz (ce qui définit la fréquence à partir de laquelle on commence à parler d’ultrasons). De petits primates, tels les ouistitis ou les lémuriens, émettent et réagissent parfois à des ultrasons, mais l’essentiel des fréquences qu’ils émettent se situe dans le domaine audible par l’oreille humaine.

 

Les vocalises de 35 tarsiers ont ensuite été enregistrées dans leur milieu sauvage. Ces cris se situent uniquement dans la fréquence des ultrasons, autour de 70 000 Hz.

Pour les chercheurs, cet « exemple extrême de communication acoustique dans les ultrasons purs » présente vraisemblablement de multiples avantages pour le tarsier.

Communications privées

Les ultrasons permettent aux tarsiers de communiquer entre eux sans être détectés par leurs prédateurs et leurs proies.

L’étude a d’ailleurs constaté qu’ils émettaient leur signal ultrasonique lorsqu’un humain approchait, ce qui laisse supposer un rôle d’alarme.

Ces primates ont les plus gros yeux de tous les mammifères proportionnellement à leur taille. Pourtant, leur rétine n’est pas adaptée à une vision nocturne. Les ultrasons pourraient donc les aider à capter les bruits des papillons de nuit ou des sauterelles.

Les détails de ces travaux sont publiés dans la revue Biology Letters de l’Académie des sciences britannique.

 

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