Le manque de jugement: quand notre cerveau manque de freins


Nous faisons toutes des gaffes, des erreurs de jugement en société, mais certains en font plus que d’autres que ce soit verbalement ou par leurs actes. Ces personnes, ne savent plus où est la limite de l’acceptable ou non. Je pense, qu’en lisant cet article, nous aurons tous quelqu’un en tête
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Le manque de jugement: quand notre cerveau manque de freins

 

François Richer

Faire des blagues déplacées dans une rencontre formelle. Parler de son embonpoint à quelqu’un pour qui c’est un sujet sensible. Plonger son doigt dans un gâteau d’anniversaire avant qu’il ne soit coupé. Prendre un selfie du bord d’une falaise pour épater ses copains.

On a tous fait des erreurs de jugement, des comportements sociaux inappropriés (faux-pas, incivilités, gaffes, colères) ou des comportements impulsifs (dépenses, prises de risque, consommation, paris). Ces comportements sont des petites défaillances de l’intelligence émotionnelle, des pertes d’inhibitions sociales ou affectives. Ils peuvent bien sûr nuire à leur auteur en démontrant une perte de contrôle passagère, mais le plus souvent ils affectent aussi les autres.

Les comportements désinhibés sont souvent des écarts par rapport à une norme sociale. Certains concernent le respect des autres comme les incivilités, l’excès de franchise ou le manque de tact (Tu as pris du poids?). D’autres concernent la bonne conduite générale comme la provocation, la fronde (Uriner dans l’allée d’un avion) ou l’impulsion colérique (T’as vu ce connard!) Parfois, les écarts sont en rapport avec une norme individuelle ou rationnelle comme les gens qui, sur un coup de tête, prennent des risques majeurs qu’ils n’auraient jamais pris avant (finances, santé, sécurité), font des excès qu’ils regrettent (consommation, drogues, plaisirs) ou prennent des décisions trop hâtives qui manquent de délibération ou de discernement.

Les erreurs de jugement sont des défaillances du contrôle émotionnel.

Les freins sociaux, les normes, les repères éthiques et les valeurs sont associés à des petits signaux émotifs (des microémotions) qui nous font anticiper les conséquences possibles de nos actes comme l’approbation ou la réprobation de notre entourage, l’atteinte à notre amour-propre ou à celui des autres ou les impacts sur notre compte en banque. Ces microémotions sont des intuitions qui nous servent de gouvernail personnel, social ou moral. Des guides sur les coûts et bénéfices potentiels d’une action. Si on est peu sensible à ces petites intuitions, elles ne peuvent plus nous retenir ni nous orienter adéquatement. Si le signal émotif de l’empathie fait défaut, on peut oublier qu’une parole pourrait être blessante avant de la dire. Si on ne ressent pas le regret après une décision impulsive on a plus de chances de répéter une erreur. Risquer sa santé, sa fortune ou sa réputation? Où est le problème? Ce n’est pas que les gaffeurs ne comprennent pas les enjeux (même si parfois c’est le cas) mais plutôt qu’ils ne les ressentent pas ou qu’ils n’en tiennent pas compte dans le feu de l’action. Si en plus, ces petites intuitions sont submergées par des émotions plus fortes comme l’envie de se venger, de reprendre du pouvoir ou d’être reconnu, il sera plus difficile de résister aux impulsions comme dire une bêtise pour provoquer ou une méchanceté pour montrer son sens de la répartie.

Plusieurs circonstances peuvent favoriser le manque de jugement.

On dit souvent que le jugement et les inhibitions sont solubles dans l’alcool. On parle trop fort, on en dit trop, on en fait trop. L’euphorie peut aussi favoriser ces comportements, car les inhibitions c’est bon mais c’est fatigant et ce n’est pas drôle. Cependant, certaines personnes n’ont pas besoin d’alcool ou d’euphorie. Certains ont des envies irrésistibles de dire (ou faire) tout ce qui leur passe par la tête sans filtre. Comme un enfant surexcité qui n’a plus de freins, certains adultes peuvent provoquer ou se donner en spectacle parce que ça fait du bien ou ça fait de l’effet, mais surtout parce qu’ils n’ont pas le choix, ils n’ont pas de freins assez forts ou assez rapides pour se retenir.

On voit plus souvent ces comportements désinhibés chez les personnes qui ont des traits impulsifs ou provocateurs, mais aussi dans les troubles psychologiques comme l’anxiété ou la dépression.

Chez les personnes ayant des traits antisociaux, le manque de jugement moral peut causer des dommages importants quand elles trichent, mentent, volent, agressent ou détruisent. On voit aussi des comportements désinhibés chez les personnes qui ont subi des dommages au cerveau (maladie d’Alzheimer, démence frontotemporale, traumatisme cérébral…). Tels Dr. Jekyll et Mr. Hyde, certaines personnes peuvent changer complètement de personnalité et passer de personnes courtoises et attentionnées à des êtres insupportables en quelques minutes.

Les erreurs de jugement sont aussi favorisées par notre environnement social.

Si leur entourage banalise les jugements personnels sur les réseaux sociaux ‘parce que c’est juste pour rire’, certaines personnes peuvent franchir la frontière entre la blague et l’intimidation. Quand on valorise à l’extrême la séduction et les liens personnels dans la compétition pour les contrats d’affaires, certains peuvent glisser vers des erreurs de jugement moral, dont la fraude et les pots de vin. Parfois, avec la pression sociale, la ligne entre le bien et mal devient floue, le manque de respect peut être toléré et le mal peut devenir banal.

Finalement, on n’est pas si différent des impulsifs et des gaffeurs sociaux.

Notre civisme et notre personnalité ne tiennent qu’à un fil. Le réaliser peut nous aider à tolérer et pardonner un peu plus les écarts de conduite des autres. Le ridicule ne tue pas et les gaffes nous rendent plus humains. On peut aussi prendre conscience de l’importance d’être vigilants sur le respect et le civisme. On peut entrainer nos enfants et nos proches à tourner leur langue 7 fois avant de dire ou de faire quelque chose qui a un impact négatif. Imaginez une société dans laquelle une forte proportion des personnes influentes (chefs d’entreprise, politiciens, journalistes…) ont des manques de jugement fréquents et importants. On a tous intérêt à tempérer nos excès en se rappelant régulièrement les bienfaits du contrat implicite qui nous lie les uns aux autres et du «mieux vivre ensemble».

http://quebec.huffingtonpost.ca

Le Saviez-Vous ► 22 révélations improbables sur le corps humain


Notre corps est une incroyable  »machine » très sophistiquée. Sa complexité est difficile à reproduire. A mon avis, malgré toute la technologie, il sera difficile de fabriqué un robot aussi complexe que le corps humain
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22 révélations improbables sur le corps humain

 

Le corps humain est une machine incroyable et surprenante. Nous sommes capables de faire des choses incroyables, et nous ne le réalisons même pas. Alors la prochaine fois que vous reprochez à votre corps d’être fatigué au boulot ou bien de vous avoir fait trébucher sur une chaise, remémorez vous-donc cet article, bande de petits ingrats. Notre corps est une véritable merveille, alors apprenons à l’aimer !

1. Les muscles qui permettent à vos yeux de bouger se contractent environ 100,000 fois par jour. Si vous vouliez faire travailler vos jambes autant, il vous faudrait marcher à peu près 80 kilomètres.

 

2. Votre nombril abrite des milliers de bactéries qui forment un écosystème complet, aussi riche que celui d’une forêt pluviale tropicale.

 

3. Dans votre vie, vous produirez environ 23.660 litres de bave, assez pour remplir deux piscines.

 

4. Notre nez peut se souvenir de 50.000 odeurs différentes

 5. Les globules rouges peuvent traverser votre corps entier en 20 secondes à peine

6. Si la terre était plate, nous pourrions apercevoir une bougie à 50 kilomètres à l’oeil nu.

 

7. Près de 90 % des cellules qui composent notre corps ne sont pas d’origine humaine. La majeure partie de la masse notre corps provient de champignons et de bactéries.

8. Nos muscles sont bien plus puissants que nous le pensons. Notre force est limitée pour empêcher nos muscles et nos tendons de se déchirer et de se blesser. Lors d’une poussée extrème d’adrénaline, cette limite est enlevée pendant un bref instant. Voilà pourquoi certaines personnes ont pu soulever des voitures ou des rochers qu’ils n’auraient jamais pu faire bouger en temps normal.

 

9. Un être humain adulte est composé, en moyenne, de 7,000,000,000,000,000,000,000,000,000  (7 quadrilliard) d’atomes

 

10. L’oeil humain peut distinguer 10 million de différentes teintes et nuances de couleurs. Il perçoit une plus grande quantité d’informations que n’importe quel telescope jamais construit à ce jour. 

11. Nous ne sommes pas les animaux les plus rapides de la planète. Par contre, nous battons (de loin) n’importe quelle autre espèce à la course d’endurance ! Il y a bien longtemps, cela était d’ailleurs notre technique de chasse principale: nous poursuivions un animal à la trace pendant des jours, en le pistant implacablement jusqu’à ce qu’il s’écroule d’épuisement.

 

12. Croyez le ou non, notre corps brille dans le noir. Seulement, la lumière que nous émettons est 1.000 fois plus faible que celle que notre oeil peut percevoir.

 

13. Les bébés ont 60 os de plus que les adultes !

 

14. L’amour est une drogue. Grâce à lui, le cerveau libère les mêmes hormones et neurotransmetteurs que lorsque l’on consomme des amphétamines.

 

15. Nous partageons 50 % de notre ADN avec la banane.

 

16. Notre cerveau peut produire assez d’électricité pour faire fonctionner une ampoule.  

17. Au cours de notre vie, nous passons environ 10% de notre vie éveillée avec les yeux fermés parce que nous clignons des yeux.

 

18. Voici à quoi ressemble le muscle le plus puissant du corps humain, le muscle masséter

 

19. Si le cerveau humain etait un ordinateur, il pourrait faire 38.000 billion d’operations par seconde. Le super-ordinateur le plus puissant du monde, BlueGene, peut accomplir seulement 0,002% de cette performance

 

20. Notre corps produit 25 million de cellules chaque seconde. Toutes les 13 secondes, vous produisez plus de nouvelles cellules qu’il n’y a d’habitants aux Etats-Unis !

 

21. Notre cerveau est capable, en théorie, de lire jusqu’à 1.000 mots par minute.

 

22. Nous perdons environ 18 kilos de peaux mortes au cours de notre vie. 

Incroyable, non ? Voilà pourquoi il faut prendre soin de cette incroyable machine qu’est notre corps, et apprendre à apprecier les choses qu’il fait pour nous chaque jour !

 

http://www.demotivateur.fr/

Si vous êtes attachés à la musique de votre adolescence, c’est à cause de votre cerveau


Nous avons toutes des préférences en musique et chansons, cela serait dans l’adolescence que la musique viendrait ce coler à nos neurones pour diverses raisons, Mais en vieillissant, nous ne suivons plus la même musique que nos jeunes, bien au contraire, il se peut qu’elle nous soit plus agressante
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Si vous êtes attachés à la musique de votre adolescence, c’est à cause de votre cerveau

par Mark Joseph Stern,

La joie qui nous assaille en réécoutant nos chansons préférées n’est pas juste un phénomène culturel: c’est une commande neuronale.

Alors que je m’approche péniblement de la trentaine, voici qu’un étrange phénomène s’impose à moi: plus j’avance dans la vie, plus la musique que j’écoutais lorsque j’étais adolescent me touche –alors que plus les années passent, plus les nouvelles chansons que j’entends à la radio résonnent à mes oreilles comme de cacophoniques inepties.

Objectivement, je sais que ça n’a aucune logique. Je ne peux pas sérieusement affirmer la supériorité artistique du Rollout de Ludacris sur celle du Roar interprété par Katy Perry, et pourtant je chéris chaque seconde de l’un et rejette totalement l’autre, qui n’est à mon sens qu’une glapissante bouillie. Quand j’écoute le Top 10 des tubes 2013, j’attrape une migraine. Et quand j’écoute celui de 2003, je suis heureux.

Pourquoi les chansons que j’ai entendues adolescent me sont-elles plus agréables que tout ce que je peux écouter en tant qu’adulte? Je suis soulagé de pouvoir affirmer que le phénomène n’est pas entièrement imputable à mon manque de discernement dans le domaine de la critique musicale.

Ces dernières années, psychologues et experts en neurosciences ont confirmé que ces chansons exerçaient sur nos émotions un pouvoir disproportionné. Et ces chercheurs ont découvert des preuves montrant que notre cerveau crée un lien plus étroit avec la musique que nous écoutons lors de notre adolescence qu’avec tout ce que nous pouvons entendre une fois adultes –connexion qui ne faiblit pas avec l’âge. En d’autres termes, la nostalgie musicale n’est pas juste un phénomène culturel: c’est une commande neuronale. Et peu importe le degré de sophistication que nos goûts peuvent atteindre plus tard, nos cerveaux restent parfois bloqués sur ces chansons qui nous ont obsédés pendant la période si hautement théâtrale de notre adolescence.

Pour comprendre pourquoi nous nous attachons à certaines chansons, il est utile de commencer par nous pencher sur la relation entre cerveau et musique en général. La première fois que nous entendons une chanson, elle stimule notre cortex auditif qui convertit les rythmes, les mélodies et les harmonies en un tout cohérent.

À partir de là, notre réaction à la musique dépend de notre manière d’interagir avec elle. Si en écoutant une chanson, vous la chantez dans votre tête, vous activez votre cortex prémoteur, dont le rôle est de planifier et de coordonner les mouvements. Si vous vous mettez à danser, vos neurones assureront la synchronisation avec le rythme de la musique. Si vous vous concentrez sur les paroles et l’instrumentation, vous activez votre lobe pariétal, qui vous aide à passer d’un stimulus à l’autre et à concentrer votre attention. Quand vous écoutez une chanson qui déclenche des souvenirs, votre cortex préfrontal, qui garde les informations relatives à votre vie personnelle et à vos relations avec les autres, se met en action.

Mais sans émotions, les souvenirs n’ont aucun sens –et mis à part l’amour et la drogue, rien ne déclenche une réaction émotionnelle aussi efficacement que la musique. Les travaux sur l’imagerie cérébrale montrent que nos chansons préférées stimulent les circuits du plaisir, qui libèrent un flot de dopamine, de sérotonine, d’ocytocine et autres hormones qui nous font nous sentir bien. Plus nous aimons une chanson et plus nous entrons en état de béatitude neurochimique grâce aux neurotransmetteurs qui se déversent dans notre cerveau, et dont certains sont les mêmes que ceux que sollicite la cocaïne.

Festival pyrotechnique

Si la musique allume ces étincelles d’activité neuronale chez tout le monde, chez les jeunes, elles se transforment en festival pyrotechnique. Entre 12 et 22 ans, notre cerveau connaît un développement neurologique rapide, et la musique que nous aimons pendant cette période semble s’incruster définitivement dans nos lobes. Lorsque nous formons des connexions neuronales en écoutant une chanson se crée une forte trace mnésique qui se charge d’émotions exacerbées dues en partie à un déferlement d’hormones de croissance propre à la puberté. Ces hormones disent à notre cerveau que tout est d’une extrême importance –et surtout les chansons qui composent la bande-son de nos rêves (et de nos hontes) d’adolescents.

Ce feu d’artifice neuronal suffirait à lui seul à imprimer certaines chansons dans notre cerveau. Mais d’autres éléments interviennent pour graver pour toujours ou presque dans votre mémoire cette chanson passée pendant la boum de 4e. Daniel Levitin, auteur de De la note au cerveau, souligne que la musique de nos années d’adolescence est fondamentalement liée à notre vie sociale.

«C’est à cette période de notre jeunesse que nous découvrons de la musique seuls pour la première fois», m’a-t-il expliqué. «Souvent par le biais de nos amis. Ecouter la musique qu’ils écoutent est une forme de revendication, une marque d’appartenance à un certain groupe social. Musique et sentiment d’identité fusionnent.»

Petr Janata, psychologue à l’université de California–Davis, abonde dans le sens de cette théorie de la sociabilité et explique que notre musique préférée «s’incruste dans les souvenirs particulièrement émotionnels de nos années formatrices».

Il ajoute qu’un autre facteur entre peut-être en jeu: le pic de réminiscence, phénomène selon lequel nous nous rappelons bien mieux de nos années de jeune adulte que des autres et conservons ces souvenirs bien avant dans notre sénescence. Selon la théorie du pic de réminiscence, nous disposons tous d’un «scénario de vie» conditionné par notre culture, qui, dans notre mémoire, nous sert à raconter notre histoire. Lorsque nous nous tournons vers notre passé, nous constatons que les souvenirs qui dominent ce récit de vie ont deux choses en commun: ils sont heureux et sont regroupés autour de la période de notre adolescence et de notre vie de jeune adulte.

La bande-son de nos années les plus vitales

Pourquoi les souvenirs de ces années sont-ils si vivaces et persistants? Les chercheurs de l’université de Leeds ont proposé en 2008 une explication assez séduisante: les années mises en relief par le pic de réminiscence coïncident avec «l’émergence d’une identité stable et durable». En d’autres termes, c’est entre 12 et 22 ans que vous devenez qui vous êtes. Il est par conséquent logique que les souvenirs qui contribuent à ce processus prennent une importance hors du commun pour le restant de votre vie. Ils ne font pas que contribuer au développement de l’image que vous avez de vous-même; ils deviennent une composante de cette image –ils font partie intégrante de votre sentiment d’identité.

La musique joue un double rôle dans ce processus. Tout d’abord, certaines chansons deviennent des souvenirs par et pour elles-mêmes tant elles s’immiscent avec force dans notre mémoire. Nombre d’entre nous se souviennent très bien de cette première chanson des Beatles (ou des Backstreet Boys) que, des décennies plus tard, nous continuons de chanter à chaque soirée karaoké.

Ensuite, ces chansons forment la bande-son de ce qui semble être, sur le moment, les années les plus vitales et capitales de notre existence. La chanson de notre premier baiser, de notre première boum, de notre première taffe, reste attachée à ce souvenir et s’approprie une parcelle de sa profondeur. Certes, avec le recul, on peut admettre que cette boum n’était pas si profonde que ça. Mais si le souvenir en lui-même finit par perdre de son importance, l’écho émotionnel qui colle à la musique persiste.

Un tunnel spatiotemporel neurologique

Aussi sympathiques que soient ces théories, leur conclusion logique –vous n’aimerez plus jamais une chanson comme vous avez aimé la musique de votre jeunesse– est un tantinet déprimante.

Naturellement, on peut aussi voir le côté positif des choses: ce n’est pas que nos goûts d’adultes soient plus fades; en réalité, ils sont plus mûrs et nous permettent d’apprécier la beauté esthétique complexe à un niveau intellectuel. Quel que soit le niveau de maturité que nous pouvons atteindre, la musique reste pour nos cerveaux d’adultes une issue de secours qui nous permet de replonger dans la passion brute et sans mélange de notre jeunesse.

La nostalgie qui accompagne nos chansons préférées ne se réduit pas au souvenir fugace d’une époque révolue; c’est un tunnel spatiotemporel neurologique qui nous offre un aperçu de l’époque où notre cerveau bondissait de joie en entendant la musique qui en est venue à définir qui nous sommes. Ces années sont derrière nous, c’est vrai. Mais à chaque fois que nous entendons les chansons que nous aimions, la joie qu’elles nous procuraient autrefois nous inonde à nouveau.

http://m.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► Comment le cerveau gère-t-il ses besoins énergétiques ?


Notre cerveau est beaucoup moins énergivore que les supers ordinateurs, et pourtant le cerveau traitent beaucoup plus d’informations Alors oui, nous sommes une lumière dans tous les sens du terme
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« Comment le cerveau gère-t-il ses besoins énergétiques ? »

 

Le cerveau consomme plus de 20% de l’énergie totale de notre organisme.

Coûteux direz-vous, mais en fait il consomme seulement 20 watts, soit l’équivalent d’une ampoule électrique, pour traiter la masse impressionante d’information dont nous avons besoin chaque jour. Par comparaison

les plus puissants ordinateurs, qui sont loin d’avoir les mêmes performances que notre cerveau, consomment un milliard de fois plus d’énergie. L’étude du métabolisme cérébral est donc importante pour nous aider à mieux comprendre cette remarquable efficacité.

http://www.lasemaineducerveau.ch/

Pourquoi on arrive à sentir le danger


L’habenula est situé dans notre cerveau et il est minuscule mais, il est essentiel pour lancer des signes d’alarme quand nous sentons le danger ou semble-t-il s’active quand une personne se critique lui-même au lendemain de la veille d’une soirée trop bien arrosée
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Pourquoi on arrive à sentir le danger

 

Pourquoi on arrive à sentir le danger

© hemera

 

On pense avoir du flair pour anticiper les situations dangereuses ou négatives. En fait ce serait une région de notre cerveau qui nous servirait de sonnette d’alarme selon une étude.

Elle fait la taille d’un petit pois (moins de 33mm de diamètre) et pourtant cette chose minuscule arrive à nous faire sentir quand quelque chose ne va pas. Des scientifiques de l’University College de Londres ont réussi à mettre la main sur l’habenula, la région du cerveau qui joue un rôle dans la façon dont l’humain prévoit, apprend et réagit aux expériences négatives.

Dans la revue scientifique Proceedings of The National Academy of Sciences, les auteurs expliquent que l’étude de cette structure cérébrale pourrait être la clé pour comprendre certaines personnes qui souffrent de dépression. L’hyperativité de l’habenula pourrait en effet jouer un rôle dans cette pathologie.

 

Avant d’émettre cette hypothèse, les scientifiques ont soumis à l’IRM (imagerie par résonance magnétique) 23 patients pour mesurer leur activité cérébrale.

On a montré aux participants une sélection d’images. Certaines étaient liées à la punition (choc électrique), d’autres à la récompense. D’autres encore étaient tout à fait neutres.

A la suite de ces images, les volontaires pouvaient recevoir au hasard un cadeau ou une « sanction ». Résultat, à la vue d’images choquantes, l’habenula s’est activée. Et plus les participants anticipaient un événement négatif, plus l’activité de cette zone cérébrale augmentait.

Un lanceur d’alertes

Les scientifiques suggèrent que l’habenula aide les personnes à apprendre à fuir une situation associée au danger. Cette zone enverrait aussi un signal pour permettre d’anticiper un événement négatif.

Ce n’est pas la première fois que l’on parle de l’habenula. Récemment des chercheurs de l’université d’Utah nous ont révélé que c’était cette zone qui se chargeait de nous « sermonner » après une gueule de bois.

http://www.topsante.com/

Prendre des notes à la main est plus efficace qu’au clavier


Une étude très intéressante qu’au retour à l’école bientôt, les étudiants devraient prendre en considération. Mais aussi pour tout le monde qui veut mieux retenir les informations. Pour la mémorisation, la main avec un crayon est mieux que le clavier
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Prendre des notes à la main est plus efficace qu’au clavier

 

une main tenant un crayon

Les gestes exécutés par la main sont plus complexes que ceux de la frappe au clavier. L’engagement du cerveau serait différent, et permettrait un meilleur accès aux concepts.

Lorsque nous prenons des notes avec un crayon ou un stylo lors d’un cours ou d’une conférence, nous retenons plus de choses que si nous notons à l’aide d’un smartphone, d’une tablette ou d’un ordinateur.

De plus en plus, les tablettes, claviers et smartphones prennent la place du stylo et du calepin pour prendre des notes, que ce soit en cours, en réunion professionnelle ou lors de conférences. Au point qu’aux Etats-Unis, 45 états sur 50 ont abandonné l’apprentissage de l’écriture manuscrite pour engager les enfants sur la voie du tout numérique.

Ce choix pourrait bien être le mauvais. Nous pourrions avoir sous-estimé la puissance de la main et de ses connexions avec la pensée. Récemment, des travaux de recherche menés à l’Université de Princeton ont montré que des personnes prenant des notes avec un crayon lors d’une conférence gardaient un meilleur souvenir de la présentation que des personnes ayant pris leurs notes à l’aide d’un clavier.

Dans cette expériences, les participants devaient écouter une mini-conférence sur un sujet donné (par exemple, la vie et la mort des civilisations) puis répondre à des questions posées par un examinateur qui testait ce qu’ils avaient retenu. L’examinateur testait deux choses   le nombre de données factuelles retenues par les auditeurs (À quel siècle est apparue la civilisation de l’Indus ?) et le nombre de données conceptuelles qu’ils avaient mémorisées (Comment Grecs et Phéniciens se distinguaient-ils dans leur vision du monde ?).

Les concepts mieux activés

Pour la mémorisation de données factuelles, le stylo et le clavier arrivaient à égalité. En revanche, pour le nombre de données conceptuelles, le stylo livrait de bien meilleurs résultats. Les participants ayant pris leurs notes à la main arrivaient à extraire l’essentiel de ce qu’ils avaient entendu, à mettre en relation plusieurs contenus de la présentation et à en tirer de grandes lignes.

Les raisons de cet avantage sont essentielles : à cause de la plus grande rapidité de prise de notes offerte par le clavier, les auditeurs ont tendance à tout noter, y compris de façon littérale en rapportant les propos exacts de l’orateur. Ce faisant, ils placent chaque information sur un pied d’égalité alors que les personnes prenant des notes à la main sont obligées d’établir une hiérarchie dans les faits et de ne retenir que le plus important. Un travail de conceptualisation est automatiquement réalisé et le résultat est plus structuré.

La main, outil optimal ?

Réfléchissons bien avant de sacrifier l’usage de la main à un outil technologique qui pourrait bien s’avérer à double tranchant. D’autres études ont d’ores et déjà révélé que la qualité des textes produits par des élèves de CE2 munis de stylos est supérieure au niveau conceptuel à celle des textes produits par les mêmes élèves avec des claviers. A cela s’ajoute un étonnant pouvoir de la main de réduire les problèmes de dyslexie, et ce pour une raison à la fois simple et étonnante : pour le cerveau, toutes les touches d’un clavier se ressemblent, alors que le geste réalisé par les muscles de la main pour exécuter différentes lettres cursives sont programmés par des schémas moteurs entièrement distincts dans le cerveau… Une leçon de neurosciences et de pédagogie à méditer !

http://www.pourlascience.fr

Lucy : le cerveau humain et le mythe du 10%


Nous voyons des publicités sur le film de science-fiction Lucy qui suggère que nous n’utilisons que 10 % du cerveau. C’est un mythe qui dure depuis très longtemps et qu’encore aujourd’hui certains y croient encore.
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Lucy : le cerveau humain et le mythe du 10%

 

Science-fiction

 

– Catherine Gendreau

La sortie imminente du film Lucy ravive les débats de salon entourant l’idée reçue selon laquelle nous n’utiliserions que 10% de notre cerveau.

Alors que Lucy (Scarlett Johansson) est contrainte de passer de la drogue à la frontière, les substances expérimentales insérées provisoirement dans son corps se libèrent et s’implantent dans son système. Lucy voit progressivement ses capacités physiques et mentales décupler, lui permettant d’utiliser (enfin!) la totalité de son cerveau, dont elle fera bon usage en faisant notamment revoler des voitures. C’est du Luc Besson, hein.

Mais qu’en est-il de la réalité, utilisons-nous vraiment uniquement 10% de notre cerveau? Après tout, près de la moitié des enseignants britanniques et néerlandais en sont convaincus… Même son de cloche chez le deux tiers des Américains sondés par la Michael J. Fox Foundation for Parkinson’s Research l’an dernier.

N’en déplaise au personnage de neuroscientifique joué par Morgan Freeman dans Lucy, l’imagerie cérébrale permet de prouver qu’il y a de l’activité dans chacune des parties de notre cerveau, même durant le sommeil. Les seules régions inactives seraient celles présentant de graves lésions. Donc, à moins d’avoir eu comme idole de jeunesse Eric Lindros et d’avoir subi autant de commotions cérébrales que lui, le risque que votre cerveau stagne à 10% est nul.

Pour de plus amples informations sur le sujet, je vous invite à regarder cette vidéo produite par TED.

 

Comme toute légende urbaine, le mythe du 10% perdure parce qu’il profite à certains, notamment les compagnies qui veulent nous vendre des produits pour améliorer nos capacités intellectuelles et «développer notre plein potentiel cérébral».

Ne délaissez pas vos mots-croisés, sudoku et autres jeux d’entraînement intellectuel pour autant, c’est déjà du temps que vous ne perdez pas sur Facebook ou Candy Crush…

Si la prémisse de Lucy ne vous donne pas des boutons, vous apprécierez peut-être également Limitless, un thriller américain de 2011 basé sensiblement sur la même idée.

http://branchez-vous.com