Il met le feu à sa maison en essayant de tuer une araignée


Une phobie, c’est vraiment une peur incontrôlable et la peur extrême des araignées, peut dégénérer comme c’est le cas ici. La maison en flamme et des milliers de dollars de dégâts et l’araignée a peut-être fuit devant le danger
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Il met le feu à sa maison en essayant de tuer une araignée

 

L’homme a tenté de tuer l’araignée avec une torche faite maison.[CC / Fyn Kynd / FlickR]

En essayant désespérément de tuer une araignée, un résident de Seattle a mis le feu à sa maison de location. Personne n’a été blessé, mais les dégâts sont estimés à plusieurs milliers de dollars.

Lorsqu’il s’est rendu compte de la présence d’une araignée dans la buanderie, un Américain de 24 ans a décidé de tuer l’arachnide. Il a alors fabriqué une torche en utilisant du spray et un briquet.

Mais, l’araignée a tenté de pénétrer dans le mur qui s’est enflammé. Le feu s’est ensuite propagé jusqu’au grenier de la maison située dans un quartier résidentiel de Seattle, rapporte la chaîne locale Kiro TV.

60.000 dollars de dégâts

Après avoir tenté de stopper l’incendie avec de l’eau, le malchanceux a contacté les secours. Ces derniers ont rapidement mis fin aux flammes, mais les dégâts de la maison de location atteignent les 60.000 dollars.

Fort heureusement, personne n’a été blessé. Le locataire et sa mère, avec qui il vivait, ont été pris en charge par la Croix Rouge.

L’araignée, elle, n’a pas été retrouvée.

http://www.directmatin.fr

Le Saviez-Vous ► Certaines araignées ont une partie de leur cerveau dans leurs pattes !


Qui a le plus gros cerveau en rapport avec le corps ? En tout cas, ce n’est pas l’être humain
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Certaines araignées ont une partie de leur cerveau dans leurs pattes !

 

Bill Eberhar, un chercheur à l’Institut de recherche tropicale Smithsonian et professeur à l’université de Costa Rica, a examiné neuf espèces d’araignées de six familles différentes et a montré que les araignées minuscules ont des cerveaux énormes par rapport à leur corps qu’il se répand dans presque toutes les cavités de leur corps jusqu’à leurs pattes.

En effet, le système nerveux central de ces minuscules araignées remplit près de 80% de leurs cavités corporelles, y compris environ 25% de leurs pattes.

http://www.lesaviezvous.net

Les araignées mangent aussi des poissons


On dit que les petites "bibites" ne mangent pas les grosses, enfin presque !! Certaines araignées peuvent aller a la pêche de temps a autre.
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Les araignées mangent aussi des poissons

 

Araignée qui mange un poisson en Équateur Photo :  Ed Germain, PLOS One

Même si la plupart des araignées sont insectivores, celles qui vivent près de cours d’eau peuvent aussi dévorer des petits poissons à l’occasion. Un phénomène observé un peu partout dans le monde, sauf dans l’Antarctique.

Dans un article publié dans la revue scientifique PLOS One, des chercheurs de l’Université de Bâle, en Suisse, et de l’Université de Western Australia, en Australie, se sont penchés sur 80 cas de prédation de poissons par des araignées semi-aquatiques. En moyenne, les poissons capturés par les araignées étaient 2,2 fois plus gros qu’elles.

Comment pêche l’araignée?
Généralement, l’arachnide s’approche de sa proie par une branche ou une feuille qui surplombe l’eau. Certaines nagent ou même marchent sur l’eau; ensuite, elles parviennent à paralyser le poisson avec leurs toxines avant de le tirer sur la rive, au sec, pour le dévorer. Ce processus peut prendre plusieurs heures, précisent les chercheurs. Une fois le repas terminé, il ne restera que des arêtes et des écailles
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Araignée sur un quai à Shoe Lake, en Ontario Araignée sur un quai à Shoe Lake, en Ontario Photo :  Lloyd Alter, PLOS One

L’araignée pêche dans les environs du lieu où elle habite, près des ruisseaux, des rivières, des étangs, des lacs et des marécages.

Des cas de prédation de poissons ont été observés dans différents pays, surtout aux États-Unis, mais aussi en Équateur, au Cameroun et également au Canada, notamment en Ontario.

Les poissons restent une proie occasionnelle pour la plupart des araignées, qui utilisent leurs toiles pour capturer des insectes. Tout de même, les poissons sont d’une importance nutritive substantielle pour ce prédateur, selon l’étude.

Une grande diversité de familles d’araignées se livrent à la prédation de poissons, notent les chercheurs suisses et australiens. En tout, des cas ont été observés dans au moins huit familles d’arachnides, notamment cinq dans la nature, et les autres en captivité.

http://ici.radio-canada.ca

Nicaragua: reptiles, amphibiens et araignées exportés comme animaux domestiques


Qu’un des moyens pour éviter l’extinction d’un animal, soit des fermes d’élevage pour qu’adultes ces reptiles et amphibiens soient remit en liberté est une chose, mais ou je bloque, c’est l’exportation pour des animaux de compagnie exotiques. Combien de personnes ont voulu avoir un serpent, une araignée dangereuse et autres bestioles et ont décidé de s’en débarrasser ou se sont sauvé de leur maitre ? C’est la biodiversité du pays d’accueil qui risque d’en souffrir .. Tout cela pour un petit caprice de faire différent des autres. Je sais que certains sont plus consciencieux que d’autres, cependant le risque est grand …
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Nicaragua: reptiles, amphibiens et araignées exportés comme animaux domestiques

 

Au Nicaragua, pays d'Amérique centrale parmi les plus... (Photo Inti OCON, AFP)

Au Nicaragua, pays d’Amérique centrale parmi les plus pauvres du sous-continent, on compte une dizaine de ces élevages de reptiles, amphibiens ou araignées, placés sous la supervision du ministère de l’Environnement et des ressources naturelles (Marena).

Photo Inti OCON, AFP

Blanca MOREL
Agence France-Presse
MANAGUA

Tous les jours, Yader sort ses boas constrictors imperators de leur cage pour vérifier qu’ils n’aient pas de tiques, les douche, leur faire prendre le soleil et s’assure qu’ils ont mué avant de leur servir un savoureux déjeuner constitué de souris blanches vitaminées.

Tous les jours, Yader sort ses boas constrictors... (Photo Inti OCON, AFP) - image 1.0

Photo Inti OCON, AFP

À 29 ans, Yader Andino est soigneur chez Exotic Fauna, un élevage situé à quelques kilomètres de la capitale du Nicaragua, Managua, dédié à l’exportation d’espèces exotiques.

Il s’assure, entre autres, du bien-être de ces séduisants reptiles de grande taille de couleur vert foncé tachetés de noir vendus comme animaux domestiques au Canada, aux États-Unis, en Europe ou en Asie.

«Quand le boa défèque et change de peau, tous les 15 ou 22 jours, cela signifie qu’il faut le nourrir», explique doctement le jeune homme tout en immobilisant un mâle adulte de 1,5 mètre.

Ils se vendent comme «animaux de compagnie parce qu’ils attirent l’attention, c’est comme avoir un chien ou un chat, la différence est que leur entretien est plus délicat», indique à l’AFP Eduardo Lacayo, propriétaire de l’élevage.

Selon lui, les boas nicaraguayens «plaisent beaucoup» à l’étranger et font concurrence à ceux de Colombie, autre pays latino-américain qui profite de sa riche biodiversité à des fins commerciales.

Au Nicaragua, pays d’Amérique centrale parmi les plus pauvres du sous-continent, on compte une dizaine de ces élevages de reptiles, amphibiens ou araignées, placés sous la supervision du ministère de l’Environnement et des ressources naturelles (Marena).

On estime que le pays exporte chaque année quelque 40 000 animaux de ce type, pour un total de 250 000 dollars, selon le gouvernement.

Tous les jours, Yader sort ses boas constrictors... (Photo Inti OCON, AFP) - image 2.0

Photo Inti OCON, AFP

Préservation d’espèces menacées

M. Lacayo raconte avoir lancé son affaire il y a sept ans «par passion» avec son épouse, Yesenia Talavera, ingénieure agronome, et confie que ce commerce n’est pas très lucratif, mais «dégage des bénéfices».

Pour nourrir leurs serpents, les deux entrepreneurs ont également développé un élevage de souris, préalablement traitées contre les parasites avant d’être «servies» aux boas, vendus actuellement huit dollars pièce.

Les serpents, qui peuvent donner naissance à une cinquantaine de jeunes par an, ont commencé par avoir beaucoup de succès aux États-Unis ainsi qu’à Dubaï.

Toutefois, la demande des États-Unis a chuté en raison d’une surpopulation de pythons dans les mangroves locales et de «croisements avec d’autres espèces de reptiles» sans aucun contrôle, explique M. Talavera.

Comme alternative, il espère que le gouvernement lui accorde rapidement une licence pour produire «des araignées tigres», aux longues pattes fines et au corps rayé de jaune et noir, ainsi que des tarentules, qui «s’alimentent de grillons, de vers et de jeunes souris».

Ces animaux «plaisent partout dans le monde», assure l’éleveur, qui avec les bénéfices dégagés par les ventes de serpents s’est diversifié dans la reproduction de grenouilles à yeux rouges, de lézards – très prisés des Chinois – et de tortues de terre.

Le Nicaragua compte 300 espèces d’amphibiens et de reptiles, dont certaines en voie d’extinction en raison de la chasse et du commerce illégal, situation à laquelle les autorités tentent de remédier grâce à l’élevage en captivité.

Le gouvernement «promeut la reproduction d’espèces menacées d’extinction à des fins commerciales comme moyen d’éviter leur prélèvement dans le milieu naturel», indique ainsi le ministère de l’Environnement.

À ce titre, l’Université autonome du Nicaragua (UNAN, publique), administre une ferme produisant 3000 iguanes verts par an, un animal menacé par la chasse. Une fois adultes, ils sont relâchés dans des réserves naturelles ou vendus à d’autres élevages destinés à l’exportation, explique à l’AFP José Quiroz, de l’UNAN.

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Les acariens, des petites bêtes pas si inoffensives


Les acariens ont la belle vie durant les chaleurs de l’été, ils peuvent se multiplier avec les hauts taux d’humidité. Ils peuvent donc causer des allergies. Il est possible de diminuer ce genre d’invasion
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Les acariens, des petites bêtes pas si inoffensives

 

On vous explique ce que sont les acariens et, surtout, comment vous en débarrasser!

Les acariens de lit (une variété parmi les 100 000 qui existent!) sont des araignées microscopiques qui se nourrissent de peaux mortes et affectionnent particulièrement les milieux humides et les fibres, comme celles des lits, oreillers, rideaux et tapis. Au Québec, où le taux d’humidité des maisons tend à être élevé (au-dessus de 50%), ils sont partout.

Doit-on les craindre?

Même si les acariens ne sont pas vecteurs de maladies, ils sont nuisibles dans la mesure où leurs excréments contaminent la poussière domestique et peuvent causer la rhinite allergique (symptômes du rhume en absence d’une infection) et l’asthme. Plus la concentration d’acariens dans une maison est grande, plus on y est sensible, et les personnes asthmatiques le sont encore plus.

Comment les éliminer?

• On maintient un taux d’humidité raisonnable dans la maison (entre 35% et 50%, pas plus), car les acariens ne survivent pas aux milieux secs.

• On accorde une attention particulière à notre lit. On glisse notre matelas et nos oreillers dans des housses anti-acariens et on passe la literie (oreillers inclus) à la laveuse et la sécheuse (pendant au moins 20 minutes) au moins une fois par semaine, en choisissant bien sûr des fibres lavables. On évite aussi de se coucher les cheveux mouillés et on change souvent les draps lorsque les enfants ont le nez qui coule.

• On évite les tapis et les moquettes, si possible. Si on ne peut les enlever, on passe souvent l’aspirateur et on les lave régulièrement.

• S’il y a des personnes asthmatiques dans la maison, on évite les meubles rembourrés et les rideaux épais et on privilégie plutôt les divans et chaises en bois ou en cuir.

Merci au Dr Stéphane Charron, médecin spécialiste en santé publique à la Direction de la santé publique de Montréal.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Une araignée se camoufle en crotte d’oiseau


Dans le monde des insectes, pour survivre, il faut éviter de se faire manger par d’autres prédateurs. Les araignées quoique très agiles pour attraper des insectes peuvent devenir des proies. Certaines semblent avoir opté à une imitation de fiente pour échapper à un triste destin
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Une araignée se camoufle en crotte d’oiseau

 

Un juvénile de Cyclosa ginnaga contre sa décoration de soie blanche imitant une déjection d’oiseau jusque dans sa taille, environ 6 mm. © Min-Hui Liu et al., Scientific Reports.

Par Andréa Haug, Futura-Sciences

Des araignées d’Asie du Sud Est imitent des fientes d’oiseau pour dissuader des guêpes et des fourmis de les dévorer. C’est l’hypothèse qu’ont testée des chercheurs dans la forêt taïwanaise de Wu-Shy-Keng.

Quoi de plus répulsif que des excréments ? À part pour certaines espèces, ils sont rarement au menu des animaux. Alors pour dissuader certains hyménoptères de l’attaquer, l’araignée Cyclosa ginnaga pourrait bien avoir développé la faculté de ressembler à des fèces d’oiseau. En effet, cette espèce tisse sur sa toile un disque blanc de soie au centre duquel elle se positionne. Son abdomen argenté et ses pattes couvertes de taches brunes terminent de lui donner une apparence générale de déjection aviaire et d’éblouir les gourmandes fourmis ou guêpes des environs.

Pour vérifier cette hypothèse de mimétisme comme stratégie adaptative antiprédation, le chercheur Min-Hui Liu et ses collègues de l’université nationale Chung-Hsin de Taïwan ont procédé à des tests dont le compte-rendu est récemment paru dans la revue Scientific Reports. Les scientifiques ont notamment déterminé que la taille du dispositif arachnéen et le pourcentage de lumière réfléchie, en comparaison de celle des crottes d’oiseau, étaient équivalents, empêchant théoriquement toute distinction par les prédateurs.

27 crottes d'oiseau de ce type ont été comparées avec 125 toiles de Cyclosa ginnaga au niveau de leur taille et de leur réflectance.
27 crottes d’oiseau de ce type ont été comparées avec 125 toiles de Cyclosa ginnaga au niveau de leur taille et de leur réflectance. © Min-Hui Liu et al., Scientific Reports

Les prédateurs évitent ces imitations de fèces ou ne les voient pas

Pour aller plus loin, ils ont saupoudré de poudre noir uniquement les décorations blanches — pour accentuer le contraste visuel avec l’arthropode —, d’une part, et également plusieurs araignées et la totalité de leur toile, d’autre part.

Résultat : les proies potentielles non poudrées de noir ont été davantage victimes des prédateurs. Les chercheurs estiment par conséquent que reposer sur un disque de soie est a priori un moyen efficace de tromper l’ennemi. Pour l’affirmer, il reste à prouver que les guêpes confondent de façon répétée les déguisements des araignées avec des déjections d’oiseau. Une autre possibilité est qu’elles ne les voient pas parce qu’ils se fondent dans l’environnement.

Si elle a déjà été observée dans d’autres genres, comme chez les araignées Bolas, cette tactique enrichit le catalogue des capacités de défense de Cyclosa, également connue pour créer des toiles agrémentées de cercles concentriques ou encore de brindilles et de feuilles pour camoufler les jeunes des prédateurs.

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Les araignées au secours des abeilles?


Si une des causes de la mortalité des abeilles sont les pesticides, il est donc important de chercher d’autres méthodes qui n’affecteraient pas les abeilles. Cependant, est vraiment la bonne solution ?
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Les araignées au secours des abeilles?

 

Depuis quinze ans, le nombre d'essaims disparaît sur... (Photo LUKAS BARTH, Reuters)

Depuis quinze ans, le nombre d’essaims disparaît sur toute la planète, un phénomène baptisé Syndrome d’effondrement des colonies. Le taux de mortalité des abeilles est d’environ 30% chaque année depuis 2007.

Photo LUKAS BARTH, Reuters

Agence France-Presse

Les araignées au secours des abeilles? C’est le nouveau pesticide proposé par une équipe de l’Université britannique de Newcastle, à base de venin d’arachnide, qui épargnerait les précieux pollinisateurs dont les colonies sont en déclin.

Le Hv1a/GNA, formule fabriquée à base de venin d’araignée et d’une protéine de perce-neige, «offre une alternative» aux très controversés insecticides néonicotinoïdes actuellement commercialisés dans le monde entier, assure le professeur Angharad Gatehouse, l’un des superviseurs du projet.

Le venin a été prélevé sur des araignées du type hexathelidae, les mygales les plus venimeuses, qui tissent des toiles en forme de tunnel.

Pour tester sa toxicité, les abeilles ont été nourries avec des doses de ce produit atteignant des niveaux bien supérieurs à ceux qu’elles pourraient rencontrer dans la nature. Or, les effets sont «très légers» sur leur taux de survie et «indétectables» sur leurs capacités d’apprentissage et de mémorisation.

Ce dernier point est crucial, précise l’étude publiée mercredi dans la revue scientifique Proceedings of the Royal Society B. Tout dysfonctionnement de ces fonctions «a des conséquences graves pour la survie des colonies, car des abeilles qui ne peuvent pas apprendre ne seront pas capables de trouver de la nourriture et revenir à leur ruche».

«Les larves sont aussi indemnes après avoir été exposées au Hv1a/GNA», précise Géraldine Wright, l’un des auteurs de l’article, qui a dirigé l’an dernier une étude prouvant les effets négatifs des pesticides neonicotinoïdes sur les capacités cognitives des abeilles.

«Près de 90% des plantes sur la planète dépendent directement ou indirectement des pollinisateurs pour leur survie», souligne-t-elle.

«Et si nous détruisons la biodiversité des pollinisateurs, alors l’efficacité de nos pesticides n’aura plus aucune importance puisque nous n’aurons plus de cultures à protéger», ajoute-t-elle.

Depuis quinze ans, le nombre d’essaims disparaît sur toute la planète, un phénomène baptisé Syndrome d’effondrement des colonies. Le taux de mortalité des abeilles est d’environ 30% chaque année depuis 2007.

Bruxelles a interdit en 2013 pour deux ans l’usage des trois pesticides néonicotinoïdes. Mais les causes de la mortalité des abeilles sont multiples, et parmi elles figurent le Varroa, un acarien, le Nosema, un champignon, ou encore la monoculture.

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PEUR DES ARAIGNÉES : COMMENT SURMONTER L’ARACHNOPHOBIE ?


Que ce soit en France ou au Québec, il n’y a pas d’araignées mortelles qui vivent sur ces territoires. Mais n’empêche que certaines personnes aient une peur irrationnelle et que parmi eux ce la peut aller jusqu’à la panique et la fuite devant ce petit insecte qui est d’une très grande utilité dans notre environnement.
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PEUR DES ARAIGNÉES : COMMENT SURMONTER L’ARACHNOPHOBIE ?

 

La peur des araignées est une peur irrationnelle.

Peu importe, leurs grandes pattes velues effrayent une grande partie d’entre nous et les toiles qu’elles tissent pour piéger leurs proies n’ont rien de rassurant, sans oublier l’araignée qui descend suspendue au bout de son fil de soie.

Une personne sur quatre aurait peur des araignées…

Selon le degré de notre phobie, quelle technique pour se débarrasser de la peur des araignées ?

L’arachnophobie : une personne sur quatre

Aussi petite soit-elle, une araignée (de la famille des arachnides) peut faire monter au plafond près d’une personne sur quatre. Autant dire que la peur des araignées est chose courante. Mais cette peur face à ces petites bêtes inoffensives peut être intense et parfois à l’origine d’un réel handicap. Paradoxalement, c’est une peur qui est banalisée, rarement prise en charge, les nombreuses personnes concernées choisissant de prendre sur eux et de la cacher autant que possible.

Que se passe-t-il ?

La peur est une réaction utile qui permet de se protéger face à un danger. La phobie est un dérèglement du mécanisme de la peur, provoquant une réaction démesurée et incontrôlable face à un déclencheur anodin, comme ici une araignée. La simple vue de cette petite bête peut induire l’apparition de nombreux symptômes, à commencer par une anxiété, une accélération de la respiration, une tachycardie, voire des vertiges, des maux de ventre, des crises de panique, mais aussi parfois des vomissements et des évanouissements.

Aucun élément rationnel ne peut atténuer cette réaction émotionnelle exagérée. La victime ne peut que prendre la fuite. Pis, l’arachnophobie sévère peut plonger dans l’anticipation, c’est alors la peur d’avoir peur, pouvant entraîner des handicaps dans la vie quotidienne.

On l’aura bien compris, si 40 % des Français ont peur des araignées, ces petites bêtes ne gâchent pas forcément la vie de la totalité d’entre eux. Tout dépend du degré de la phobie dont on souffre.

À quoi est due l’arachnophobie ?

Comme pour toutes les phobies concernant les animaux, une origine ancestrale est supposée : nos ancêtres devaient se protéger contre de dangereuses espèces d’araignées mortelles.

Mais une origine familiale est aujourd’hui plus fortement présumée : cette peur peut être transmise (involontairement) par un parent arachnophobe à ses enfants.

Dans ce même ordre d’idée, la peur des araignées est aussi culturelle : les médias, les films et certains livres véhiculant une image négative des araignées. N’oublions pas que certains peuples respectent et vénèrent les araignées…

Enfin, une expérience malheureuse peut expliquer une arachnophobie : une rencontre traumatique avec l’animal ou une morsure, réelle ou imaginaire.

Les araignées… Venimeuses, mais pas dangereuses pour l’homme (en France !)

 

Les araignées sont toutes venimeuses, leur venin leur servant à paralyser et tuer leurs proies. Mais sur les 1.600 espèces recensées en France, une seule serait dangereuse (veuve noire en Corse). De plus, les crochets d’araignées ne sont souvent pas assez durs pour pénétrer la peau.

En cas de morsure, une légère réaction comme une petite boursouflure, un gonflement ou une démangeaison peut se manifester. Enfin, de rares réactions allergiques sont possibles. Mais comparativement aux piqûres de guêpes ou d’abeilles qui causent une quinzaine de décès chaque année en France et aux moustiques vecteurs de maladies mortelles comme le paludisme à l’origine de 2 millions de décès par an dans le monde, les morsures d’araignées sont vraiment peu dangereuses (aucun cas de décès n’a été recensé en France).

Quelles solutions contre la peur des araignées ?

 

Faites connaissance

Détendez-vous. Prenez le temps d’inspirer et d’expirer lentement. Ensuite, observez une araignée, petite ou grande à votre convenance. Si vous le pouvez, sortez votre loupe.

Si vous n’y arrivez pas, commencez par observer sa toile, parfaitement symétrique, c’est une véritable œuvre d’art.

À défaut, vous pouvez également détailler des images d’araignée, afin de comprendre leur morphologie. Renseignez-vous sur leur physiologie (nombre de pattes, d’yeux, taille, couleur…) et sur leur comportement (de quoi se nourrit une araignée, comment procède-t-elle pour capturer ses proies, les attirer, comment fait-elle pour tisser sa toile, s’accoupler ? etc.). Et n’hésitez pas à faire la comparaison avec les petites bêtes qui ne vous effrayent pas : mouches, moustiques, fourmis…

L’objectif est de découvrir concrètement ce petit animal, qui, s’il effraye beaucoup de monde, en passionne d’autres à juste titre. Le simple fait de s’intéresser et de se familiariser avec les araignées, dans des circonstances sécurisées si nécessaires (livre, internet…), aide à devenir plus rationnel et à diminuer la peur en cas de rencontre. 

Pour preuve d’efficacité, cette étude américaine de la Northwestern University Feinberg School of Medicine de Chicago, ayant consisté à exposer progressivement les patients à une tarentule dans un terrarium.

En début d’expérience, l’IRM cérébrale des arachnophobes exposés à l’araignée montrait une activation importante des zones impliquées dans la peur. Deux à trois heures plus tard, après avoir essayé de toucher l’animal avec une spatule puis à travers un gant, les patients ont réussi à la toucher directement avec la main, tandis que leur IRM indiquait une nette diminution de la peur. Cet effet perdurait six mois plus tard.

Méthode approuvée : la thérapie cognitive et comportementale

La thérapie cognitive et comportementale est très efficace contre les phobies, dont l’arachnophobie. Elle est employée pour aider les patients à se comporter de façon plus fonctionnelle. C’est une technique de psychothérapie reconnue pour le traitement de nombreuses pathologies psychiatriques (phobies,troubles anxieux, troubles thymiques…). Elle vise à enseigner au patient comment corriger ses pensées erronées, maîtriser ses symptômes et gérer sa pathologie au quotidien.

Dans le cas de la peur des araignées, c’est précisément la technique d’exposition qui est employée pour modifier le comportement en s’entraînant à repérer les évènements de vie et les schémas cognitifs qui sont à leur origine.

Par exemple, il est demandé au patient de franchir plusieurs étapes : au début très faciles comme imaginer une araignée, puis plus difficiles comme toucher une photographie d’araignée, jusqu’à être capable de supporter la vue d’une araignée. Ensuite, le patient est invité à hiérarchiser les situations réelles en fonction de l’intensité de l’angoisse qu’elle crée : regarder une araignée en vrai, lorsqu’elle bouge, s’en approcher, etc., jusqu’à progressivement faire disparaître la peur. 

Article publié par Isabelle Eustache

Sources : Hauner  K. et al., Actes de l’Académie nationale des sciences, 2012

http://www.e-sante.fr/

Chez les araignées, les mâles préfèrent les femelles cannibales


Difficile d’être mâle araignée épris d’une cannibale. Il pourrait bien aller vers une araignée qui a peur de devenir vieille fille au lieu de risquer le tout pour le tout. Mais non, il semble que les araignées cannibales sont vraiment très attirantes
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Chez les araignées, les mâles préfèrent les femelles cannibales

 

La femelle araignée de l’espèce Agelenopsis pennsylvanica mange parfois les mâles en période de reproduction. Une technique qui semble attirer les autres prétendants. Il faut faire des concessions pour être belle… © Patrick Edwin Moran, Wikipédia, cc by sa 3.0

Chez les araignées, les femelles se délectent parfois des mâles qui s’approchent trop près pour copuler. Les survivants devraient prendre leurs jambes à leur cou, ou plutôt leurs pattes à leur céphalothorax. Pourtant, c’est tout l’inverse qui se produit chez au moins un de ces arachnides américains…

Mante religieuse, veuve noire, etc. Le grand public connaît bien souvent le sort que réservent certaines femelles arthropodes aux mâles de leur espèce : alors que ceux-ci espèrent se reproduire, ils finissent dévorés. Une stratégie de reproduction étrange que les spécialistes eux-mêmes ont du mal à cerner. Pourquoi faire de son dîner ce qui pourrait aider ces femelles à assurer leur descendance, surtout chez des animaux solitaires où les rencontres ne sont pas forcément légion ? D’autre part, si les mâles désireux de préserver leurs gènes sont contraints de prendre ce risque, de quels moyens disposent-ils pour les minimiser ?

Jonathan Pruitt, expert en biologie comportementale à l’université de Pittsburgh (Pennsylvanie, États-Unis), cherche à apporter des éléments de réponse à ces mécanismes extrêmes de sélection sexuelle. Alors avec ses collègues ils ont pris les choses en main (au sens propre du terme) en allant récolter des spécimens d’Agelenopsis pennsylvanica, une araignée dotée d’un corps de 17 mm de long (sans les pattes) vivant aux États-Unis et étalant sa toile non collante entre les plantes. La tisseuse s’en sert pour repérer les proies qui passent à sa portée, tandis qu’elle se jette dessus à grande vitesse pour ne pas leur laisser le temps de s’évader. Les mâles figurent parfois au menu des femelles. Une attitude étrange quand une étude révèle qu’en milieu urbain, les rencontres sont assez rares, et sur les trois semaines que dure la saison de reproduction, les femelles rencontrent entre 0 et 3 mâles.

Les femelles cannibales sont plus sexy

De retour au laboratoire, les chercheurs se sont adonnés à une petite expérience. Ils ont entrepris de nourrir 100 femelles avec deux mets différents : la moitié d’entre elles avaient droit de grignoter un criquet, quand les 50 autres araignées se voyaient offrir un mâle de leur espèce pour le goûter. Dans ce second cas de figure, 38 % des femelles ont révélé leur côté cannibale.


Sur un vaste réseau de fils tissés, l’Agelenopsis pennsylvanica attend la proie qui se prendra dans ces filets. Même si c’est un mâle de son espèce. © D. Gordon E. Robertson, Wikipédia, cc by sa 3.0

Puis, entre 10 et 24 jours plus tard, les auteurs ont laissé le choix à 20 mâles entre se diriger vers la toile d’une femelle mangeuse d’araignées, ou vers celle d’une dévoreuse de criquets. Notre instinct humain nous laisse penser qu’il vaut mieux pour ces séducteurs aller vers celle qui n’a pas goûté à la chair d’arachnide. Celui de ces mâles araignées leur intime plutôt l’ordre de frapper à la porte de la cannibale, puisque c’est ce qu’ont fait les trois-quarts des animaux testés. Un simple goût du risque ou est-ce parce que ces femelles se révèlent plus séduisantes ? Probablement faut-il accorder plus de crédit à cette deuxième option.

Un choix payant ? Plutôt oui. Car dans ce cas de figure, seuls 5 % des mâles finissent entre les pédipalpes de leur demoiselle. Pour les autres, l’aventure se révèle souvent payante. Car ces femelles sont plus enclines que les autres à protéger leurs œufs dans une oothèque, une membrane résistante, tandis que le taux d’éclosion est plus élevé. Le jeu en valait donc la chandelle.

La sélection sexuelle poussée à son extrême

Le détail de ces expériences est publié dans la revue Ethology. Cette recherche semble donc apporter une explication au fait que les mâles ne fuient pas les femelles cannibales. Elle sous-entend aussi que pour s’assurer une paternité plus importante, les mâles doivent se montrer un peu patients, car celui qui serait trop pressé de s’accoupler finit digéré.

Si à la vue de ce travail on peut comprendre l’intérêt pour les mâles, reste à saisir les bénéfices pour les femelles d’un tel acte barbare. Y en a-t-il d’autres que simplement celui d’attirer plus de partenaires potentiels ? Personne ne peut l’affirmer. Les auteurs supposent que les mâles sont également riches nutritionnellement parlant. Mais cet avis ne fait pas l’unanimité.

Se pose alors une autre question : pourquoi, si le cannibalisme leur est si avantageux, toutes les femelles ne se prennent pas au jeu ? Là encore, des réponses demandent à être apportées. Pour les scientifiques, il s’agit peut-être de celles qui sont le moins désirées, et se révèlent donc obligées de faire des concessions si elles ne veulent pas finir vieilles araignées.

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Finalement omnivores ? Des araignées complètent leur repas avec du pollen


À quoi servent les toiles d’araignée ? À prendre aux pièges les insectes qui est une sorte de garde-manger. Mais est-ce que c’est la seule source d’alimentation chez certaines araignées ? Car il n’y a pas juste les insectes qui s’accrochent aux fils de la toile
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Finalement omnivores ? Des araignées complètent leur repas avec du pollen

 

Nous voyons les araignées comme de pures carnassières, des prédatrices de chair fraiche, mais une étude révèle que certaines complète jusqu’à un quart de leur alimentation en mangeant du pollen.

Image d’entête : araignée Araneidae (Orb weaver spider) par l’un des auteurs de cette nouvelle étude, Dirk Sanders.

Les toiles d’araignée capturent les insectes, mais elles peuvent aussi piéger le plancton aérien comme le pollen et les spores fongiques.

Le Dr Dirk Sanders de l’Université d’Exeter (Angleterre) a démontré que les araignées de la famille des Araneidae (Orb weaver) choisissent de manger du pollen même lorsque des insectes sont disponibles.

Sanders, aux côtés de M. Benjamin Eggs de l’Université de Berne (Suisse), a mené des expériences d’alimentation et une analyse des isotopes sur des araignées juvéniles, pour voir si elles intégraient les ressources végétales dans leur régime alimentaire. Ils ont découvert que 25 % de l’apport alimentaire des araignées était constitué de pollen, les 75 % restant est composé d’insectes volants.

Pour les chercheurs, les araignées qui mangent à la fois le pollen et les mouches ont gagné une alimentation optimale, avec tous les nutriments essentiels fournis par cette association.

Selon Sanders :

La plupart des gens et des chercheurs pensent que les araignées sont de pures carnivores, mais dans cette famille d’araignées (Araneidae) ce n’est pas le cas, nous avons démontré qu’elles se nourrissent de pollen piégé dans leurs toiles, même si elles ont de la nourriture supplémentaire, et qu’il constitue une partie importante de leur alimentation. La proportion de pollen dans l’alimentation des araignées dans la nature était élevée, donc nous avons besoin de les classer comme omnivores plutôt que carnivores.

Ces araignées refont régulièrement leurs toiles en la mangeant afin de recycler les protéines de soie, et il avait été suggéré qu’elles pouvaient consommer “accidentellement” le pollen durant ce processus. Mais l’étude a démontré que cela est impossible en raison de la taille des grains ingérés, ce qui indique qu’ils étaient activement consommés par l’araignée, en les enrobant d’une enzyme digestive avant aspirer les substances nutritives.

L’étude publiée sur Plos One : The Importance of Pollen for Orb-Weavers.

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