La comète Siding Spring «frôle» Mars à… 136 000 km


La comète attendue aujourd’hui s’est présenté devant la planète Mars, un peu plus près de ce que la Nasa avait prédit. Dans les jours ou les semaines avenirs, probablement que nous aurons des photos captées par les deux robots installés sur le sol Martien, alors que les satellites cachés derrière la planète auront peut-être quelque chose a nous présenter
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La comète Siding Spring «frôle» Mars à… 136 000 km

 

À 14h27, la comète «s'est approchée au plus... (Illustration NASA)

À 14h27, la comète «s’est approchée au plus près» de la planète rouge à 135 895 km, soit un tiers de la distance de la Terre à la Lune, a expliqué l’ESA sur Twitter.

Illustration NASA

Guillaume DECAMME, Nicolas REVISE
Agence France-Presse
WASHINGTON

Une première dans le système solaire depuis un million d’années: une comète, Siding Spring, a «frôlé» dimanche la planète Mars, à près de 136 000 km et à la vitesse de 56 km/seconde.

À 14h27 dimanche, la comète «s’est approchée au plus près» de la Planète rouge à exactement 135 895 km, soit un tiers de la distance de la Terre à la Lune, a annoncé sur Twitter l’Agence spatiale européenne (ESA).

La concurrente américaine de l’ESA, la Nasa, avait prévu un passage exactement à la même heure, mais à 139 500 km de Mars.

Le noyau de Siding Spring (C/2013 A1), qui fait environ 1,6 km de diamètre, est aussi compact qu’une balle de talc et file dans l’espace à la vitesse de 202 000 km/h, soit 56 km/seconde. L’astre n’avait aucune chance de percuter la Planète rouge, voisine de la Terre.

Mais les scientifiques terriens se délectaient de pouvoir étudier sa trajectoire et sa traînée.

Ils ont braqué les instruments électroniques des satellites artificiels orbitant autour de Mars et les caméras des deux robots Opportunity et Curiosity, qui arpentent son sol, pour recueillir le plus de données possible sur le passage de la comète.

Curiosity et Opportunity devraient envoyer leurs images vers la Terre dans les jours, semaines et mois qui viennent selon l’agence spatiale américaine.

La NASA a éloigné ses engins en orbite autour Mars en les mettant à l’abri derrière la planète pour les protéger des débris de Siding Spring.

Même si ces satellites Mars Reconnaissance Orbiter, Mars Odyssey et Maven ont été repositionnés afin d’éviter également qu’ils ne soient saupoudrés de poussières nocives, les scientifiques espèrent recueillir de précieuses informations sur ce passage en rase-motte spatial.

Vieille de plusieurs milliards d’années

La comète a été découverte en janvier 2013 par Robert McNaught à l’observatoire australien de Siding Spring, qui lui a donné son nom.

Elle se serait formée il y a plusieurs milliards d’années dans le nuage d’Oort, une sphère à la frontière de notre système solaire qui sert de réservoir à comètes qui «n’ont quasiment pas changé depuis la naissance du système solaire», selon la NASA.

«Après 4,5 milliards d’années, il est très étonnant que les comètes existent encore: elles se sont développées très, très loin du Soleil et sont congelées», relevait la semaine dernière Carey Lisse, astrophysicien au laboratoire de physique appliquée de l’université américaine Johns-Hopkins.

Siding Spring fait la taille d’une petite montagne, mais sa consistance est probablement poudreuse, ou comme une meringue qui fondrait dans la bouche, a comparé M. Lisse.

Elle doit être composée de glaces très volatiles (méthane, monoxyde de carbone), qui fondent très facilement. Elle n’a jamais vraiment été soumise à une forte chaleur auparavant, selon lui.

La comète a voyagé plus d’un million d’années pour sa première rencontre avec Mars, et ne devrait pas se représenter avant un autre million d’années lorsqu’elle aura effectué sa prochaine boucle autour du Soleil.

http://www.lapresse.ca

Une comète frôlera Mars de très près dimanche


Une comète qui date des milliards d’années va faire un petit voyage non pas vers la Terre, mais vers Mars. Siding Spring ne fera pas d’escale sur la planète rouge, mais tous les satellites qui circulent dans l’entourage ne manqueront pas d’essayer de lui soutirer quelques informations
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Une comète frôlera Mars de très près dimanche

 

Image de la comète qui passera près de... (Photo NASA, ESA, and J.-Y. Li, AP)

Image de la comète qui passera près de la panète Mars.

Photo NASA, ESA, and J.-Y. Li, AP

Kerry SHERIDAN
Agence France-Presse
Washington

Une comète particulièrement véloce va frôler Mars, un rendez-vous qui ne se produit qu’une fois par million d’années et que les engins disséminés autour de la planète rouge vont tenter d’immortaliser, a indiqué la NASA.

Le noyau de Siding Spring (C/2013 A1) fait environ 1,6 kilomètre de diamètre, mais est aussi solide qu’une balle de talc.

Au plus près, la comète doit passer à 139 500 km de Mars dimanche à 14h27, selon l’agence spatiale américaine, soit près du tiers de la distance de la Terre à la Lune.

L’astre, qui file à travers l’espace à 202 000 km/h, a peu de chance d’entrer en collision avec Mars. Mais les scientifiques se délectent par avance de pouvoir étudier sa trajectoire et sa traînée.

«Allons-nous voir des météorites dans l’atmosphère de Mars ? Les comètes sont très imprévisibles», a commenté Jim Green, directeur du département des Sciences planétaires au siège de la NASA à Washington.

«Je pense qu’il est peu probable qu’elle soit détruite», a-t-il déclaré. «Reste à savoir si elle va conserver sa structure ou non, c’est d’un grand intérêt».

La Nasa a éloigné ses engins en orbite autour de la planète rouge, en les positionnant à l’abri derrière Mars, afin qu’ils ne soient pas endommagés par les débris très rapides de Siding Spring.

Même si les satellites Mars reconnaissance orbiter, Mars Odyssey et Maven ont été repositionnés afin d’éviter également qu’ils ne soient saupoudrés de poussières nocives, les scientifiques espèrent pouvoir recueillir de précieuses informations sur ce passage en rase-motte spatial.

Les deux robots martiens Curiosity et Opportunity vont également être sollicités. Ils vont orienter leurs caméras vers le ciel martien et devraient envoyer leurs images vers la Terre dans les jours, semaines et mois suivants, selon la NASA.

Vieille de milliards d’années

La comète a été découverte par Robert McNaught à l’observatoire australien de Siding Spring en janvier 2013.

Elle se serait formée il y a plusieurs milliards d’années dans le nuage d’Oort, une sphère à la frontière de notre système solaire qui sert de réservoir à comètes qui «n’ont quasiment pas changé depuis la naissance du système solaire», a expliqué la NASA.

Carey Lisse, astrophysicien au laboratoire de physique appliquée de l’université Johns Hopkins, a relevé que les scientifiques étaient intrigués par les comètes pour de nombreuses raisons.

«Il est toujours très étonnant qu’elles existent encore après 4,5 milliards d’années, mais la principale raison à cela est qu’elles ont évolué très, très loin du Soleil et qu’elles sont congelées», a-t-il expliqué.

Siding Spring fait la taille d’une petite montagne, mais sa consistance est probablement poudreuse, ou comme une meringue qui fondrait dans la bouche, a poursuivi M. Lisse.

Elle doit être composée de glaces très volatiles (méthane, monoxyde de carbone), qui fondent très facilement. Elle n’a jamais vraiment été soumise à une forte chaleur auparavant, selon lui.

Les scientifiques sont particulièrement curieux d’apprendre si la comète s’est déjà en partie désagrégée au cours de son approche vers la Planète rouge.

«Il est possible que Mars provoque un peu plus d’activité, c’est la raison pour laquelle nous regardons», a expliqué l’astrophysicien.

La comète a voyagé plus d’un million d’années pour sa première rencontre avec Mars, et ne devrait pas se représenter avant un autre million d’années lorsqu’elle aura effectué sa prochaine boucle autour du Soleil.

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Famine, asphyxie: ce qui attend les astronautes qui iront sur Mars


Plus ils en parlent, plus je trouve que c’est une perte de temps et d’argent et que c’est du suicide d’aller aussi loin pour finalement y mourir. Si c’est pour la télé-réalité, ces volontaires auront leur jour de gloire, mais à quel prix ? Et puis la Terre aurait grand besoin d’aide pour se refaire une santé
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Famine, asphyxie: ce qui attend les astronautes qui iront sur Mars

 

Mars. Linda Tanner via Flickr CC License by

C’est un voyage dont on ne reviendra pas, et qui pourrait tourner court. Selon une étude menée par des doctorants du Massachussets Institute of Technology (MIT), publiée cette semaine et relayée par le site Popular Science, les astronautes qui feront le voyage vers Mars pourraient commencer à mourir au bout de 68 jours sur place.

Les scientifiques ont étudié les caractéristiques de la mission Mars One. Elle prévoit d’envoyer entre 25 et 40 volontaires sur la planète rouge d’ici 2025 en utilisant les technologies existantes, et d’en faire un programme de télé-réalité. Les calculs du MIT, effectués d’après les informations disponibles publiquement sur le programme, visaient à établir un cadre pour analyser d’autres plans d’exploration de l’espace. Mais ils ont montré que le programme Mars One comporterait un certain nombre de failles.

D’après Gizmodo, les astronautes risquent d’abord de mourir de faim, car les estimations du stock d’alimentation nécessaire pour la mission ne correspondraient pas aux apports caloriques nécessaires des participants.

Si tel n’est pas le cas, ils ont également de fortes chances de décéder par asphyxie. Mars One prévoit en effet de leur permettre de cultiver des plantes une fois sur place. Mais celles-ci dégagent de l’oxygène, dont la présence en trop grande quantité dans un espace clos rendrait l’environnement inflammable. Les astronautes pourraient donc être empoisonnés par le CO2 ou mourir d’immolation spontanée. Les machines qui permettent d’évacuer ce gaz, tout en conservant l’azote qui maintient la pression de l’air, existent mais n’ont été testées que sur Terre, et pourraient être faillibles une fois dans l’espace.

L’eau potable pourrait également être un souci. Sans gravité dans l’espace, les astronautes perdent de la masse osseuse et donc du calcium dans leurs excréments. Un système de recyclage de l’urine en eau potable, testé sur la Station spatiale internationale, est tombé en panne, et le nouveau dispositif ne fonctionne qu’à 70%, ce qui rend le calcium plus dur à éliminer.

Il existe enfin des problèmes de transport, rapporte le Dailymail. Mars One aura fréquemment besoin de pièces de rechange. Mais avec un temps de trajet de neuf mois entre la Terre et la planète rouge, celles-ci seront difficiles à obtenir.

Pour survivre 130 mois sans ravitaillement, «les pièces de rechange représenteraient 62% de la masse transportée [...]» initialement. Pour ramener l’équipement nécessaire, il faudrait d’ailleurs utiliser 15 lancements de super fusées Falcon Heavy, que Space X est toujours en train de tester.

Bas Landorp, le PDG de Mars One, a rétorqué que les scientifiques avaient utilisé des données incomplètes et incorrectes pour cette étude.

«J’ai parlé à des gens dont les connaissances sont solides –des experts avec des entreprises comme LockHeed Martin– qui m’ont dit que ces technologies fonctionneraient.»

Il reconnaît cependant que le problème des pièces de rechange est réel.

Le site ExtremTech envisage:

«Il y a toujours l’option que Mars One envoie des colons sur Mars en sachant très bien qu’ils ne survivront pas plus de 68 jours. Ce serait l’aboutissement parfait et écoeurant de l’engouement passager de la société pour la télé-réalité.»

http://www.slate.fr

Une éclipse totale de Lune à ne pas manquer mercredi


Mercredi matin, éclipse de la lune, malheureusement, on annonce un peu de pluie, donc nuageux, du moins dans mon coin du Québec
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Une éclipse totale de Lune à ne pas manquer mercredi

 

Vous pourrez admirer mercredi 8 octobre une éclipse totale de Lune.

Ce phénomène astronomique survient lorsque le Soleil, la Terre et la Lune sont parfaitement alignés, faisant en sorte que l’ombre de la Terre couvre entièrement la surface lunaire.

Cette éclipse de Lune s’inscrit dans une tétrade – une occurrence de quatre éclipses de Lune à six mois d’intervalle, un phénomène qui ne se répétera pas avant 20 ans. Les deux prochaines éclipses auront lieu le 4 avril et le 28 septembre 2015.

Mercredi, pour le Québec et l’Ontario, la phase partielle de l’éclipse devrait commencer à 5h14. La Lune sera dans la phase totale entre 6h25 et 7h24. Il sera difficile d’observer la dernière phase de l’éclipse, car aux environs de 7h00 la Lune descendra vers l’horizon et le Soleil se lèvera.

L’intégralité du spectacle sera en revanche plus facile à observer dans l’Ouest canadien.

Reste à savoir si le ciel sera dégagé.

http://quebec.huffingtonpost.ca

De l’eau plus ancienne que le Soleil


Même si je suis septique quand on annonce qu’il y a des extraterrestres sur terre, je demeure convaincu qu’il y a de la vie ailleurs, quelque part dans l’espace. Sous quelle forme ? Je ne sais pas, mais sûrement des micro-organismes, vu que l’eau est présente plus que l’on pensent dans ce grand univers
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De l’eau plus ancienne que le Soleil

 

L'Amérique du Nord Photo :  iStockphoto

Jusqu’à la moitié de l’eau présente sur la Terre est probablement plus ancienne que le système solaire, indique une étude américano-britannique.

Cette réalité augmente la probabilité que la vie puisse exister sur des exoplanètes de notre galaxie, la Voie lactée, estiment les chercheurs des universités d’Exeter au Royaume-Uni et du Michigan, aux États-Unis qui ont réalisé les travaux.

Ces nouvelles données devraient alimenter le débat sur le fait de savoir si les molécules de glace d’eau dans les comètes et nos océans se sont formées dans le disque de gaz et de poussière autour de notre jeune Soleil il y a 4,6 milliards d’années, ou si elles proviennent d’un nuage interstellaire plus ancien.

Utilisant un modèle informatique sophistiqué permettant de simuler les signatures chimiques entre les molécules d’eau formées dans le système solaire et celles qui lui ont préexisté, ces chercheurs ont trouvé que de 30 % à 50 % de l’eau que nous consommons aujourd’hui est plus ancienne que le Soleil d’environ un million d’années.

Étant donné que l’eau est un élément clé pour le développement de la vie sur la Terre, les résultats de cette étude laissent à penser que la vie existe ailleurs dans notre galaxie, soulignent ces chercheurs.

« Il s’agit d’un pas important dans notre quête pour savoir si la vie existe sur d’autres planètes. » — Pr Tim Harries, Université d’Exeter

Le Pr Harries explique que certains pensaient jusqu’à aujourd’hui que la formation de l’eau sur la Terre résultait de conditions uniques qui existaient au début du système solaire et seraient rarement réunies ailleurs.

Selon lui, le fait de déterminer la partie ancienne de la provenance de l’eau sur la Terre montre que le processus de formation de notre système solaire n’a pas été unique et que, de ce fait, des exoplanètes peuvent se former dans des environnements où l’eau est déjà abondante.

Cela accroît, toujours selon le chercheur, la possibilité que certaines planètes en dehors de notre système solaire (exoplanètes, NDLR) aient des conditions propices et des ressources en eau permettant l’existence de la vie et son évolution.

« Ces résultats impliquent qu’une partie de l’eau du système solaire provient de l’environnement dans lequel le soleil est né et qui lui préexistait. Si la formation de notre système solaire est typique de celle d’une étoile, cela veut dire que l’eau est un ingrédient courant dans la création de tous les systèmes planétaires. » — Ilsedore Cleeves, Université du Michigan

L’astronome Ted Bergin, également de l’Université du Michigan, soutient que la formation de l’eau à partir des atomes d’hydrogène et d’oxygène est un élément omniprésent des toutes premières étapes de la naissance d’une étoile.

Il explique que cette eau (sous forme de glace) que nous observons dans nos recherches astronomiques se forme seulement à dix degrés au-dessus du zéro absolu avant la naissance de l’étoile, et est présente à la création de tous les systèmes stellaires.

Mercredi, des astronomes ont annoncé avoir détecté pour la première fois la présence de vapeur d’eau dans l’atmosphère d’une exoplanète lointaine de la taille de Neptune, soit quatre fois celle de la Terre.

Le détail de cette étude est publié dans la revue américaine Science.

http://ici.radio-canada.ca

Le Japon produirait un ascenseur vers l’espace


Je peux comprendre l’engouement de développer des technologies pour l’espace, mais à quel prix ? Tout cet argent mit dans ce projet qui peut-être fonctionnera un jour, alors que la Terre a besoin qu’on en prenne soin, que des maladies n’ont toujours pas de traitement, que des gens n’ont pas le droit a l’éducation et le manque de besoin essentiels parmi les pays les plus pauvres
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Le Japon produirait un ascenseur vers l’espace

 

Le Japon produirait un ascenseur vers l'espace

Photo Fotolia

Une entreprise japonaise a un projet qui frappe l’imaginaire: avoir un ascenseur qui fonctionnera dans l’espace d’ici 2050.

Le géant de la construction Obayashi veut ainsi révolutionner le voyage dans l’espace et transformer l’économie.

Son ascenseur aurait une portée de 96 000 kilomètres. Des voitures propulsées par des moteurs magnétiques transporteraient les gens vers une station internationale à un coût beaucoup plus bas (200 $ par kilo au lieu de 22 000 $) que les navettes et fusées.

Le trajet prendrait sept jours avec 30 personnes.

Le projet serait réaliste en raison du développement de la nanotechnologie au carbone, qui est plus robuste que l’acier, avance Obayashi. La production d’un câble assez long serait faisable en 2030.

http://fr.canoe.ca

Peut-on cultiver des plantes sur Mars et sur la Lune ?


Même si je trouve que coloniser la Lune ou Mars est une perte de temps et d’argent avec tout ce qu’on peut et ont doit améliorer les conditions sur Terre, je trouve cette étude sur la culture des plantes avec une simulation des sols de la lune et de Mars intéressante, car je crois que cela pourrait être utile avec le sol pauvre de certaines régions de la planète bleue
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Peut-on cultiver des plantes sur Mars et sur la Lune ?

 

Il est des moments jubilatoires dans la science, quand les chercheurs rattrapent la science-fiction et tentent de voir si elle peut s’accorder avec la réalité.

C’est un peu ce qui se passe dans une étude néerlandaise publiée le 27 août par PLoS ONE. Dans son cas, la science-fiction, ce sont ces récits qui mettent en scène la colonisation de la Lune et de Mars. Et pour ce qui est de la science, les premières phrases du résumé de l’article annoncent clairement la couleur :

« Quand les humains s’installeront sur la Lune ou sur Mars, il faudra qu’ils y mangent. La nourriture pourrait y être envoyée. Une autre solution consisterait à cultiver des plantes sur place, de préférence sur les sols de là-bas. »

Après tout, le colon doit savoir gagner son indépendance, au moins alimentaire, non ? Ces chercheurs néerlandais ont donc voulu déterminer si l’on pourrait faire pousser quelque chose sur la Planète rouge et sur notre satellite. Pour ce faire, ils ont entrepris la première culture à grande échelle de végétaux sur des reconstitutions de sols martien et lunaire.

Grâce aux missions Apollo et aux rovers qui se promènent depuis des années à la surface de Mars, nous connaissons assez bien les caractéristiques de ces substrats auxquels certains puristes refusent de donner le nom de « sol » car celui-ci implique un enrichissement en matière organique par des êtres vivants. Ils parlent plus volontiers de « régolite » pour désigner cette couche superficielle formée par la dégradation de la roche sous l’effet de facteurs divers suivant qu’on est sur la Lune ou sur Mars (impacts de météorites ou de micrométéorites, influence du vent solaire, érosion éolienne sur Mars, etc.).

Les auteurs de cette étude se sont procuré des sols reconstitués – préparés par la NASA – et ont décidé d’y semer des graines pour savoir si elles pourraient germer et passer les étapes du développement végétal. Même si l’on imagine qu’ils cultiveront sous serre et dans un air à la composition identique à celle que nous connaissons sur notre planète, la difficulté principale qu’auront à surmonter les futurs Martiens ou Sélénites sera l’extrême pauvreté de ces sols extraterrestres en composés azotés. Or, pour fabriquer leurs protéines, les végétaux ont besoin d’azote, mais celui que l’on trouve en grande quantité dans l’air n’est pas exploitable par les plantes à l’exception des légumineuses, qui y parviennent grâce à leur collaboration avec des bactéries. L’idée serait donc, pour le premier stade de la colonisation, de commencer par faire pousser ce type de plantes puis de les incorporer à la « terre » afin de l’enrichir en azote, en vue des cultures suivantes.

C’est pour cette raison que les chercheurs néerlandais ont, en plus des semences de tomates, de seigle, de carottes et de cresson, testé des graines de quatre légumineuses, la vesce commune, le lupin, le mélilot officinal et le lotier des marais. Pour compléter leur panel végétal, ils ont ajouté six plantes sauvages, comme l’arnica ou la moutarde des champs. Les chercheurs ont sélectionné à dessein des espèces à petites graines afin que le stock nutritif qu’elles contiennent soit rapidement épuisé et que les végétaux dépendent totalement des sols pour pousser.

Puis ils ont semé. Dans du pseudo-sol martien, du pseudo-sol lunaire et, pour avoir des échantillons témoins, dans un sol terrestre grossier et très pauvre, une sorte de terrain sablonneux complètement lessivé trouvé au fond du Rhin. Vingt pots par espèce et par type de sol, soit un total de 840 pots. La photo ci-dessus donne un aperçu du dispositif expérimental. Les pots ont été disposés de manière aléatoire dans une serre aux conditions de température et de luminosité contrôlées. Les chercheurs ont arrosé régulièrement leurs plantations avec de l’eau déminéralisée et… ils ont attendu. En notant si les végétaux passaient ou pas les étapes de leur développement (germination, première feuille, floraison, production de graines). Au bout de cinquante jours, ils ont récupéré le contenu de chaque pot, l’ont nettoyé, séché en le mettant vingt-quatre heures dans un four à 70 °C et pesé, en séparant la partie aérienne de la plante de sa partie souterraine.

Les résultats montrent que la partie est loin d’être gagnée pour les futurs paysans de l’espace.

 En moyenne, le substrat martien a été le plus performant des trois sols testés, et le régolite lunaire le plus ingrat.

Au terme des cinquante jours d’expérience, 60 % des plantes semées étaient encore en vie dans le premier cas, contre 20 % seulement dans le deuxième (dans le sable du Rhin, un végétal sur deux avait survécu). Mais survivre est une chose, prospérer en est une autre. Sur les quatorze espèces testées, seules trois sont allées jusqu’au stade de la floraison – le seigle, le cresson et la moutarde des champs – et sur ces trois-là seules les deux dernières ont donné des graines.

Pour les chercheurs, cette expérience avait pour objectif, sans mauvais jeu de mots, de défricher le terrain, d’identifier les questions à explorer et les moyens de surmonter les problèmes. Ils se demandent par exemple à quel point les mauvaises performances du sol lunaire sont dues au fait qu’il s’assèche plus vite et que son pH est élevé. Ils jugent donc nécessaire d’approfondir les caractéristiques physiques de ces sols, de réfléchir à la meilleure manière de les irriguer mais aussi de les engraisser. Pour ce dernier point, on a très envie de leur rappeler que qui dit cultivateurs (de Mars, de la Lune ou d’ailleurs) dit humains… et excréments. Je ne peux résister à l’envie de citer ce passage marquant de La Terre d’Emile Zola :

« Vous la connaissez, la mère Caca, votre voisine ? Eh bien ! elle seule est dans le vrai, le chou au pied duquel elle a vidé son pot est le roi des choux, et comme grosseur, et comme saveur. Il n’y a pas à dire, tout sort de là. (…) Quand on pense que la vidange seule de Paris pourrait fertiliser trente mille hectares ! » 

Sans doute les astronautes, déjà habitués à boire l’eau extraite de leur urine recyclée, ne seront-ils pas rebutés par cette solution.

Pierre Barthélémy

http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr