La comète Tchourioumov-Guérassimenko ne sent pas bon


En somme, nous n’avons pas vraiment intérêt à sentir une comète qui ne semble pas dégager une odeur très agréable. Espérons que la parfumerie, ne sera pas tenter de créer un parfum au nom de la comète Tchourioumov-Guérassimenko.
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La comète Tchourioumov-Guérassimenko ne sent pas bon

 

La comète Tchourioumov-Guérassimenko prise en photo par le robot... (PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE)

La comète Tchourioumov-Guérassimenko prise en photo par le robot Philae.

PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE

Agence France-Presse
Paris

Odeur d’oeufs pourris, d’écurie, relent d’alcool… La comète Tchourioumov-Guérassimenko qu’escorte Rosetta ne sentirait vraiment pas bon, si l’on en croit le «nez» de la sonde européenne.

Parmi ses instruments, Rosetta dispose en effet d’un spectromètre, «Rosina», capable d’étudier la composition de la chevelure de la comète, constituée des gaz et poussières éjectés du noyau sous l’effet du rayonnement solaire.

Même si la comète est encore à plus de 400 millions de kilomètres du Soleil, l’instrument a déjà pu reconnaître toute une série de molécules. Dans un premier temps, elle a détecté de l’eau, du monoxyde de carbone, du dioxyde de carbone, de l’ammoniaque, du méthane et du méthanol.

Elle a ensuite trouvé du formaldéhyde, de l’hydrogène sulfuré, du cyanure d’hydrogène, du dioxyde de soufre et du sulfure de carbone, a annoncé l’Agence spatiale européenne (ESA) sur le blogue de la mission Rosetta.

«Le parfum de la comète Tchourioumov-Guérassimenko est plutôt fort, avec une odeur d’oeufs pourris (hydrogène sulfuré), d’écurie (ammoniaque) et l’odeur âcre, suffocante du formaldéhyde», décrit Kathrin Altwegg, principale responsable de l’instrument Rosina. «Tout ça mélangé avec l’arôme d’amande amère du cyanure d’hydrogène».

«Ajoutez un relent d’alcool (méthanol) à ce mélange, associé à l’arôme vinaigré du dioxyde de soufre, et un soupçon du parfum doux et aromatique du sulfure de carbone, et vous arrivez au «parfum» de votre comète», explique Kathrin Altwegg.

Au-delà de l’aspect anecdotique, «tout ça fait un mélange extrêmement intéressant d’un point de vue scientifique pour étudier l’origine des matériaux de notre Système solaire, la formation de notre Terre et l’origine de la vie», souligne-t-elle.

La sonde Rosetta doit accompagner la comète au moins jusqu’à son passage au plus près du Soleil, en août 2015.

Le 12 novembre prochain, l’ESA tentera de faire atterrir sur le noyau de la comète un robot laboratoire, Philae, une première dans l’histoire de l’exploration spatiale.

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6 volontaires testent les futures missions vers Mars


Et voilà que la Nasa continue ces expériences et tests pour un éventuel départ sur Mars One en 2030. Enfin, qu’ils le fassent ou non, je pense que ce genre d’expérience pourrait être bénéfique pour le côté psychologique, car même sur terre, c’est une situation qui pourrait être plausible pour diverses raisons
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6 volontaires testent les futures missions vers Mars

 

6 volontaires testent les futures missions vers Mars

Photo AFP

Jean-Louis Santini

 

WASHINGTON – Trois femmes et trois hommes sont enfermés depuis une semaine et pour huit mois dans un dôme isolé à Hawaii. Leur mission: préparer pour la NASA les futurs astronautes à vivre harmonieusement pendant un long périple vers Mars.

«On ne comprend pas encore complètement tous les risques psychologiques et les moyens de les éviter et la Nasa n’entreprendra pas de mission vers Mars tant que cela ne sera pas résolu», explique Kimberly Binsded, professeur de sciences informatiques à l’Université de Hawaii.

La NASA envisage le premier vol habité vers la planète rouge pas avant les années 2030, une mission d’au moins deux ans.

Kimberly Binsded est la principale responsable de cette expérience financée par l’agence spatiale américaine, menée dans le cadre du programme du «Hawaii Space Exploration Analog and Simulation», aussi appelé Hi-Seas.

Deux précédentes expériences avec également six volontaires, mais d’une durée de seulement deux et quatre mois, ont déjà eu lieu au Hi-Seas pour étudier l’alimentation, la préparation des repas et «l’ennui» suscité par le fait de toujours manger un peu la même chose.

Une dernière mission d’un an avec six autres personnes est prévue à partir d’août 2015.

La grand danger est le sentiment d’être isolé, ce qui peut conduire à la dépression et au dysfonctionnement du groupe contraint de vivre ensemble dans un espace restreint pendant une longue période et sans possibilité d’y échapper, ajoute la professeur Binsded.

De plus, vu la distance de Mars à la Terre, le temps des communications est long, jusqu’à vingt minutes dans les deux sens, ce qui complique le travail de l’équipe de contrôle sur la Terre pour aider et soutenir les astronautes en cas de crise, rappelle-t-elle précisant que cette mission se concentre sur «la cohésion de l’équipage et ses performances».

«C’est également le premier équipage du Dôme qui passera des fêtes importantes comme l’Action de grâce, Noël et le Nouvel an. Il sera intéressant de voir comment leur moral en sera affecté», relève la scientifique.

Les chercheurs expliquent qu’ils ont cherché à recruter des personnes – ils ont reçu 150 demandes pour cette expérience – dont le profil est proche de celui d’un astronaute, que ce soit pour les qualifications professionnelles que pour les traits psychologiques.

Huit minutes de douche

 

Le type de personnalité recherchée est celui de «quelqu’un avec des nerfs solides, de nature optimiste et qui se distrait aisément». «Les grands émotionnels» sont écartés d’emblée, soulignent-ils.

L’équipe a retenu la formule d’un nombre égal de femmes et d’hommes mais aurait pu aussi bien choisir d’avoir quatre hommes et deux femmes ou l’inverse, mais pas une seule femme ou un seul homme, est-il souligné.

Les membres du groupe sont assez jeunes, âgés de 26 à 38 ans, mais des personnes plus âgées ne sont pas rejetées pour autant. Ainsi, un des remplaçants a plus de 50 ans.

Les six volontaires disposent chacun d’une très petite chambre, juste la place d’un lit simple, d’une chaise et d’un mini-bureau.

Au total, le dôme fait 10 mètres de diamètre pour une superficie de 140 mètres carré sur deux niveaux. Il est installé à 2400 mètres d’altitude sur le volcan Mauna Loa, dont le sol rappelle celui de Mars.

Le courrier électronique est le seul moyen de communication avec l’extérieur. Les transmissions sont retardées vingt minutes pour simuler la situation sur Mars.

Ils n’ont droit qu’à huit minutes de douche par semaine et ne peuvent pas sortir à l’extérieur du dôme sans être dans un scaphandre spatial qui simule celui que porteraient des astronautes sur Mars, mais sans le système de maintient des fonctions vitales.

Les six participants, cinq Américains et une Canadienne, doivent faire quatre sorties par semaine de deux heures chacune pour mener des expériences scientifiques comme ils le feraient sur la planète rouge.

Le groupe est formé d’un ingénieur aérospatial de la Nasa, de deux étudiantes, dont une prépare sa maitrise d’ingénierie et l’autre son doctorat, d’un microbiologiste, d’un ingénieur des matériaux composites et d’une spécialiste des piles photovoltaïques qui cherche à monter son entreprise.

Cette dernière, Martha Lenio, une Canadienne de 34 ans, est le leader de l’équipe, retenue pour être le commandant de bord.

«Ils vont être soumis à toute une batterie de différents tests psychologiques pour sonder leur humeur, comment ils se comportent les uns avec les autres et examiner leurs capacités cognitives et comment ils changent au cours de cette expérience», a précisé la professeur Binsted

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Mais au fait, comment on évacue les odeurs à bord de la Station spatiale internationale?


Quand une odeur persistante s’installe dans la maison, on la fait évacuer en ouvrant les fenêtres, mais dans l’espace a la Station spatiale internationale comment ils font ? Pas question d’ouvrir les hublots !
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Mais au fait, comment on évacue les odeurs à bord de la Station spatiale internationale?

 

Sandra Bullock dans le film Gravity | © 2013 Warner Bros. Entertainment Inc.

Quand on pense à l’immensité spatiale, on s’imagine fixant l’obscurité infinie, flottant façon Gravity, voire pire, mourant la tête explosée par des débris, à l’instar de certains des héros du film. Mais on n’imagine pas forcément le côté pratique des choses. Comme par exemple: l’odeur qu’il peut bien y avoir là-haut. A l’extérieur comme à l’intérieur des modules comme la Station spatiale internationale (ISS).

Le site Gizmodo a eu la bonne idée de déterrer une question posée en ce sens sur Quora, et à laquelle vient de répondre Clayton C. Anderson, un ancien astronaute américain «qui est allé deux fois dans l’espace». Il raconte qu’à bord de l’ISS, si les systèmes de ventilation assuraient un «environnement majoritairement « sans odeur »», cela ne voulait pas dire qu’aucun parfum ne flottait dans les airs.

L’astronaute mentionne en particulier les plats de poissons et fruits de mer, dont l’odeur si significative (et si forte) mettait parfois plusieurs heures à se dissiper dans l’ISS!

Tant et si bien que «de nombreux commandants interdisaient la possibilité de manger des plats de fruits de mer», poursuit Clayton C. Anderson.

L’astronaute raconte également ses petites astuces pour isoler de la meilleure façon possible ses chaussettes, tee-shirts et shorts sales:

«[Je les mettais sur une rampe] placée près d’un ventilateur de climatisation, ce qui signifiait qu’un air froid et frais soufflait à travers de mon linge tout suant pendant plusieurs heures avant que je les porte –secs comme un os– le jour suivant.»

Autre avantage: ce dispositif permettait de prélever la sueur de l’astronaute pour la transformer en eau potable.

Quant à l’incontournable question des latrines, et de leurs émanations, Clayton C. Anderson assure que l’ISS disposait «des meilleurs systèmes pour contenir les odeurs de caca». A une exception près, que l’astronaute glisse entre de perfides parenthèses:

«(surtout dans la partie américaine… pas tant que ça côté russe.)»

Ces derniers apprécieront.

Pour les plus curieux, sachez que Robert Frost, un ingénieur de la Nasa, a également donné des précisions techniques sur les systèmes de ventilation de l’ISS. Quant à ceux qui se demandent ce que peut bien sentir l’espace, Clayton C. Anderson répond que cette odeur, quoique particulière et reconnaissable entre toute, est «assez difficile à décrire».

D’autres astronautes confiaient en 2012 que cette fragrance ressemblait à une odeur de «steak brûlé», de «métal chaud», d’«émanations de soudure», comme nous le rapportions alors.

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Éclipse solaire partielle jeudi en Amérique du Nord


Une éclipse solaire partielle va se passer demain au-dessus de nos têtes, mais au Québec, vu l’heure, il se peut qu’on ne voie pas grand chose a cause de l’heure ou le soleil se couche. Mais, ailleurs au Canada, ils pourront voir ce phénomène.
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Éclipse solaire partielle jeudi en Amérique du Nord

 

Éclipse solaire partielle jeudi en Amérique du Nord

Une éclipse solaire partielle.Photo AFP

WASHINGTON – Deux semaines après une éclipse totale de la Lune, l’Amérique du Nord, le Nord du Pacifique et l’extrême-Est de la Sibérie assisteront jeudi à une éclipse solaire partielle. Par contre, elle ne sera que très peu visible du Québec.

Cette éclipse du Soleil sera la seconde de l’année 2014. La prochaine est prévue le 20 mars 2015, et sera totale pendant deux minutes et 47 secondes. Il n’est pas conseillé d’essayer de la regarder directement, sans protéger ses yeux.

Le maximum de la couverture du Soleil par la Lune – environ les quatre-cinquièmes du diamètre du disque solaire – est prévu jeudi à 17h38 en plein territoire Nunavut au Canada, au-dessus du cercle arctique.

L’ouest, le centre et les plaines du nord du Canada ainsi que la plus grande partie de l’Alaska et le nord-ouest du Pacifique pourront admirer un Soleil caché à plus de 60 % par le passage de la nouvelle Lune.

Aux États-Unis, plus de la moitié du Soleil sera masqué au nord d’une ligne s’étendant de San Francisco (ouest, Californie) jusqu’au nord de l’Oklahoma (sud). Mais le phénomène se produira en milieu ou en fin d’après-midi, donc trop tard pour réduire la luminosité de façon très notable.

Dans le sud-ouest et les plaines du centre du pays, l’éclipse ne sera que de 40 %.

Les personnes situées à l’est d’une ligne allant de la ville de Québec à Montauk Point, sur la côte de Long Island (État de New York) ne pourront admirer ce spectacle car le soleil sera couché avant que le disque sombre de la Lune ne commence à le cacher.

Que ce soit à l’oeil nu, avec des jumelles ou un télescope, les observateurs devront protéger leurs yeux de la forte intensité lumineuse et de la chaleur des rayons solaires en utilisant des verres filtrants spéciaux.

Une observation par projection permet de regarder le phénomène en toute sécurité.

Dans les régions où le coucher du Soleil interviendra avant la fin de l’éclipse partielle, un phénomène atmosphérique rare appelé rayon vert pourrait se produire: le sommet du disque solaire devient un point vert un bref instant juste avant que l’astre ne disparaisse (ou ne s’élève) derrière la ligne d’horizon. Il peut également être observé avec la Lune.

Le XXIe siècle verra 224 éclipses du Soleil, dont 66 totales, soit un peu moins que le siècle précédent qui en avait eu 228.

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La comète Siding Spring «frôle» Mars à… 136 000 km


La comète attendue aujourd’hui s’est présenté devant la planète Mars, un peu plus près de ce que la Nasa avait prédit. Dans les jours ou les semaines avenirs, probablement que nous aurons des photos captées par les deux robots installés sur le sol Martien, alors que les satellites cachés derrière la planète auront peut-être quelque chose a nous présenter
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La comète Siding Spring «frôle» Mars à… 136 000 km

 

À 14h27, la comète «s'est approchée au plus... (Illustration NASA)

À 14h27, la comète «s’est approchée au plus près» de la planète rouge à 135 895 km, soit un tiers de la distance de la Terre à la Lune, a expliqué l’ESA sur Twitter.

Illustration NASA

Guillaume DECAMME, Nicolas REVISE
Agence France-Presse
WASHINGTON

Une première dans le système solaire depuis un million d’années: une comète, Siding Spring, a «frôlé» dimanche la planète Mars, à près de 136 000 km et à la vitesse de 56 km/seconde.

À 14h27 dimanche, la comète «s’est approchée au plus près» de la Planète rouge à exactement 135 895 km, soit un tiers de la distance de la Terre à la Lune, a annoncé sur Twitter l’Agence spatiale européenne (ESA).

La concurrente américaine de l’ESA, la Nasa, avait prévu un passage exactement à la même heure, mais à 139 500 km de Mars.

Le noyau de Siding Spring (C/2013 A1), qui fait environ 1,6 km de diamètre, est aussi compact qu’une balle de talc et file dans l’espace à la vitesse de 202 000 km/h, soit 56 km/seconde. L’astre n’avait aucune chance de percuter la Planète rouge, voisine de la Terre.

Mais les scientifiques terriens se délectaient de pouvoir étudier sa trajectoire et sa traînée.

Ils ont braqué les instruments électroniques des satellites artificiels orbitant autour de Mars et les caméras des deux robots Opportunity et Curiosity, qui arpentent son sol, pour recueillir le plus de données possible sur le passage de la comète.

Curiosity et Opportunity devraient envoyer leurs images vers la Terre dans les jours, semaines et mois qui viennent selon l’agence spatiale américaine.

La NASA a éloigné ses engins en orbite autour Mars en les mettant à l’abri derrière la planète pour les protéger des débris de Siding Spring.

Même si ces satellites Mars Reconnaissance Orbiter, Mars Odyssey et Maven ont été repositionnés afin d’éviter également qu’ils ne soient saupoudrés de poussières nocives, les scientifiques espèrent recueillir de précieuses informations sur ce passage en rase-motte spatial.

Vieille de plusieurs milliards d’années

La comète a été découverte en janvier 2013 par Robert McNaught à l’observatoire australien de Siding Spring, qui lui a donné son nom.

Elle se serait formée il y a plusieurs milliards d’années dans le nuage d’Oort, une sphère à la frontière de notre système solaire qui sert de réservoir à comètes qui «n’ont quasiment pas changé depuis la naissance du système solaire», selon la NASA.

«Après 4,5 milliards d’années, il est très étonnant que les comètes existent encore: elles se sont développées très, très loin du Soleil et sont congelées», relevait la semaine dernière Carey Lisse, astrophysicien au laboratoire de physique appliquée de l’université américaine Johns-Hopkins.

Siding Spring fait la taille d’une petite montagne, mais sa consistance est probablement poudreuse, ou comme une meringue qui fondrait dans la bouche, a comparé M. Lisse.

Elle doit être composée de glaces très volatiles (méthane, monoxyde de carbone), qui fondent très facilement. Elle n’a jamais vraiment été soumise à une forte chaleur auparavant, selon lui.

La comète a voyagé plus d’un million d’années pour sa première rencontre avec Mars, et ne devrait pas se représenter avant un autre million d’années lorsqu’elle aura effectué sa prochaine boucle autour du Soleil.

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Une comète frôlera Mars de très près dimanche


Une comète qui date des milliards d’années va faire un petit voyage non pas vers la Terre, mais vers Mars. Siding Spring ne fera pas d’escale sur la planète rouge, mais tous les satellites qui circulent dans l’entourage ne manqueront pas d’essayer de lui soutirer quelques informations
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Une comète frôlera Mars de très près dimanche

 

Image de la comète qui passera près de... (Photo NASA, ESA, and J.-Y. Li, AP)

Image de la comète qui passera près de la panète Mars.

Photo NASA, ESA, and J.-Y. Li, AP

Kerry SHERIDAN
Agence France-Presse
Washington

Une comète particulièrement véloce va frôler Mars, un rendez-vous qui ne se produit qu’une fois par million d’années et que les engins disséminés autour de la planète rouge vont tenter d’immortaliser, a indiqué la NASA.

Le noyau de Siding Spring (C/2013 A1) fait environ 1,6 kilomètre de diamètre, mais est aussi solide qu’une balle de talc.

Au plus près, la comète doit passer à 139 500 km de Mars dimanche à 14h27, selon l’agence spatiale américaine, soit près du tiers de la distance de la Terre à la Lune.

L’astre, qui file à travers l’espace à 202 000 km/h, a peu de chance d’entrer en collision avec Mars. Mais les scientifiques se délectent par avance de pouvoir étudier sa trajectoire et sa traînée.

«Allons-nous voir des météorites dans l’atmosphère de Mars ? Les comètes sont très imprévisibles», a commenté Jim Green, directeur du département des Sciences planétaires au siège de la NASA à Washington.

«Je pense qu’il est peu probable qu’elle soit détruite», a-t-il déclaré. «Reste à savoir si elle va conserver sa structure ou non, c’est d’un grand intérêt».

La Nasa a éloigné ses engins en orbite autour de la planète rouge, en les positionnant à l’abri derrière Mars, afin qu’ils ne soient pas endommagés par les débris très rapides de Siding Spring.

Même si les satellites Mars reconnaissance orbiter, Mars Odyssey et Maven ont été repositionnés afin d’éviter également qu’ils ne soient saupoudrés de poussières nocives, les scientifiques espèrent pouvoir recueillir de précieuses informations sur ce passage en rase-motte spatial.

Les deux robots martiens Curiosity et Opportunity vont également être sollicités. Ils vont orienter leurs caméras vers le ciel martien et devraient envoyer leurs images vers la Terre dans les jours, semaines et mois suivants, selon la NASA.

Vieille de milliards d’années

La comète a été découverte par Robert McNaught à l’observatoire australien de Siding Spring en janvier 2013.

Elle se serait formée il y a plusieurs milliards d’années dans le nuage d’Oort, une sphère à la frontière de notre système solaire qui sert de réservoir à comètes qui «n’ont quasiment pas changé depuis la naissance du système solaire», a expliqué la NASA.

Carey Lisse, astrophysicien au laboratoire de physique appliquée de l’université Johns Hopkins, a relevé que les scientifiques étaient intrigués par les comètes pour de nombreuses raisons.

«Il est toujours très étonnant qu’elles existent encore après 4,5 milliards d’années, mais la principale raison à cela est qu’elles ont évolué très, très loin du Soleil et qu’elles sont congelées», a-t-il expliqué.

Siding Spring fait la taille d’une petite montagne, mais sa consistance est probablement poudreuse, ou comme une meringue qui fondrait dans la bouche, a poursuivi M. Lisse.

Elle doit être composée de glaces très volatiles (méthane, monoxyde de carbone), qui fondent très facilement. Elle n’a jamais vraiment été soumise à une forte chaleur auparavant, selon lui.

Les scientifiques sont particulièrement curieux d’apprendre si la comète s’est déjà en partie désagrégée au cours de son approche vers la Planète rouge.

«Il est possible que Mars provoque un peu plus d’activité, c’est la raison pour laquelle nous regardons», a expliqué l’astrophysicien.

La comète a voyagé plus d’un million d’années pour sa première rencontre avec Mars, et ne devrait pas se représenter avant un autre million d’années lorsqu’elle aura effectué sa prochaine boucle autour du Soleil.

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Famine, asphyxie: ce qui attend les astronautes qui iront sur Mars


Plus ils en parlent, plus je trouve que c’est une perte de temps et d’argent et que c’est du suicide d’aller aussi loin pour finalement y mourir. Si c’est pour la télé-réalité, ces volontaires auront leur jour de gloire, mais à quel prix ? Et puis la Terre aurait grand besoin d’aide pour se refaire une santé
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Famine, asphyxie: ce qui attend les astronautes qui iront sur Mars

 

Mars. Linda Tanner via Flickr CC License by

C’est un voyage dont on ne reviendra pas, et qui pourrait tourner court. Selon une étude menée par des doctorants du Massachussets Institute of Technology (MIT), publiée cette semaine et relayée par le site Popular Science, les astronautes qui feront le voyage vers Mars pourraient commencer à mourir au bout de 68 jours sur place.

Les scientifiques ont étudié les caractéristiques de la mission Mars One. Elle prévoit d’envoyer entre 25 et 40 volontaires sur la planète rouge d’ici 2025 en utilisant les technologies existantes, et d’en faire un programme de télé-réalité. Les calculs du MIT, effectués d’après les informations disponibles publiquement sur le programme, visaient à établir un cadre pour analyser d’autres plans d’exploration de l’espace. Mais ils ont montré que le programme Mars One comporterait un certain nombre de failles.

D’après Gizmodo, les astronautes risquent d’abord de mourir de faim, car les estimations du stock d’alimentation nécessaire pour la mission ne correspondraient pas aux apports caloriques nécessaires des participants.

Si tel n’est pas le cas, ils ont également de fortes chances de décéder par asphyxie. Mars One prévoit en effet de leur permettre de cultiver des plantes une fois sur place. Mais celles-ci dégagent de l’oxygène, dont la présence en trop grande quantité dans un espace clos rendrait l’environnement inflammable. Les astronautes pourraient donc être empoisonnés par le CO2 ou mourir d’immolation spontanée. Les machines qui permettent d’évacuer ce gaz, tout en conservant l’azote qui maintient la pression de l’air, existent mais n’ont été testées que sur Terre, et pourraient être faillibles une fois dans l’espace.

L’eau potable pourrait également être un souci. Sans gravité dans l’espace, les astronautes perdent de la masse osseuse et donc du calcium dans leurs excréments. Un système de recyclage de l’urine en eau potable, testé sur la Station spatiale internationale, est tombé en panne, et le nouveau dispositif ne fonctionne qu’à 70%, ce qui rend le calcium plus dur à éliminer.

Il existe enfin des problèmes de transport, rapporte le Dailymail. Mars One aura fréquemment besoin de pièces de rechange. Mais avec un temps de trajet de neuf mois entre la Terre et la planète rouge, celles-ci seront difficiles à obtenir.

Pour survivre 130 mois sans ravitaillement, «les pièces de rechange représenteraient 62% de la masse transportée [...]» initialement. Pour ramener l’équipement nécessaire, il faudrait d’ailleurs utiliser 15 lancements de super fusées Falcon Heavy, que Space X est toujours en train de tester.

Bas Landorp, le PDG de Mars One, a rétorqué que les scientifiques avaient utilisé des données incomplètes et incorrectes pour cette étude.

«J’ai parlé à des gens dont les connaissances sont solides –des experts avec des entreprises comme LockHeed Martin– qui m’ont dit que ces technologies fonctionneraient.»

Il reconnaît cependant que le problème des pièces de rechange est réel.

Le site ExtremTech envisage:

«Il y a toujours l’option que Mars One envoie des colons sur Mars en sachant très bien qu’ils ne survivront pas plus de 68 jours. Ce serait l’aboutissement parfait et écoeurant de l’engouement passager de la société pour la télé-réalité.»

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