Soyons unique


Dire son avis sur des sujets n’a pas besoin d’être vulgaire, ou de répéter des réponses toutes faites, nos avis représentent nos valeurs, nos idées, autrement dit ce que nous sommes en temps que personne
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Soyons unique

 

Soyons unique et choisissons d’avoir nos propres avis sur les différents sujets. Bien des gens ne pensent pas et répètent toute leur vie en étant amputé de réflexion. se forger un avis, son propre avis est essentiel pour avancer dans la vie.

Louis Berger

Ces écureuils font des réserves pour l’hiver d’une manière étonnante


Chez-nous, nous les appelons des tamias. Mais bon, les écureuils, tamias et suisses sont des rongeurs qui amassent de la nourriture pour faire des réserves l’hiver. Ce petit rongeur semble préférer les morceaux les plus gros
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Ces écureuils font des réserves pour l’hiver d’une manière étonnante

 

Au Royaume-Uni, les écureuils considérés comme nuisibles ne sont pas toujours biens vus. Et c’est le moins qu’on puisse dire quand on a appris que ces charmants petits êtres finissaient même en hamburger ! Mais la mauvaise réputation de l’écureuil ne peut que changer grâce à cette vidéo.

Face caméra, deux écureuils, visiblement gourmands, glissent deux, et même trois cacahuètes dans leurs joues… même si elles deviennent plus grosses que leur tête !

L’écureuil prépare son petit nid douillet pour l’hiver

Non, ils ne participent pas au concours du plus gros mangeur d’arachide, mais se servent de cette technique pour transporter la nourriture jusque dans leur nid. C’est bientôt l’hiver, le moment de faire des réserves est venu.

Attention toutefois, si l’envie vous prenait d’aborder l’hiver en imitant notre nouvel ami. Il est déconseillé de tenter la même chose en s’enfilant trois paquets de Pépito derrière les molaires. Laissons aux écureuils le privilège de s’exposer devant la caméra pour faire fondre les cœurs tendres, rien qu’une dernière fois avant d’aller dormir bien au chaud.

http://www.metronews.fr/

Le Saviez-Vous ► Le cimetière Trunyan à Bali


Les rites funéraires varient selon les traditions d’un pays, d’une religion, ou autre. Généralement, les corps sont enterrés ou incinérés, mais d’autres coutumes existent, qui pour beaucoup de gens, apparait un assez morbides comme rituel
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Le cimetière Trunyan à Bali

Le cimetière en question, en 2012 par Yusuf IJsseldijk | FlickR licence cc by

Les corps ne sont pas enterrés, ils sont laissés à l’air libre.

Dans le village traditionnel de Trunyan, à Bali, les morts ne sont pas enterrés. Ils ne sont pas incinérés ou brûlés sur un bûcher, ou, comme dans le cas des Zoroastriens, hissés en haut d’une colline pour être dévorés par des vautours. Ils sont simplement allongés au sol, abandonnés à la pourriture.

Le cimetière de Trunyan, accessible uniquement par bateau après une traversée du lac Batur, contient 11 cages de bambou, construites en forme de prismes triangulaires. Quand l’un des membres du village meurt, son corps –enroulé dans des habits blancs, la tête exposée– est placé dans l’une de ces cages.

Quand ces dernières sont pleines, le corps qui y est resté le plus longtemps est enlevé, afin de faire de la place au prochain occupant. Les restes du précédent résident sont placés sur une pile, avec tous les autres corps déjà éjectés par de nouveaux arrivants, jusqu’à ce que toute la chair, la graisse et les muscles soient décomposés.

Quand les os sont tout ce qui reste d’un villageois décédé, le crâne est ajouté à la rangée qui y est consacrée, toujours plus longue, derrière un grand arbre Taru Menyan.

L’arbre n’est pas seulement décoratif, la fragrance agréable, proche de l’encens, qui se dégage de ses feuilles aide à neutraliser l’odeur des corps en décomposition.

Photo:Yusuf IJsseldijk/Creative Commons

Photo:Yusuf IJsseldjik/Creative Commons

Photo:Yusuf IJsseldijk/Creative Commons

Photo:Yusuf IJsseldijk/Creative Commons

Photo:Yusuf IJsseldijk/Creative Commons

http://www.slate.fr

Non, la terre ne sera pas plongée dans l’obscurité pendant 3 jours en décembre


J’ai vu ce matin sur Facebook cette nouvelle que nous serons 3 jours en décembre dans le noir à cause d’une tempête solaire semble-t-il d’après la Nasa. OUF !! Je me doutais que ce fût un hoax, d’abord parce que j’étais très septique, et que le lien n’était pas un site réputé pour ses véracités. Et a vrai dire une nouvelle comme cela, aurait fait les manchettes à la télé, sur les médias reconnus sans parler des journaux. Ce n’est pas parce qu’il est écrit NASA, qu’une nouvelle d’un tel site est fiable.
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Non, la terre ne sera pas plongée dans l’obscurité pendant 3 jours en décembre

Non, il n’y aura pas d’obscurité sur terre en décembre trois jours durant (image d’illustration). Photo : PUNIT PARANJPE / AFP

HOAX – La rumeur circule sur la toile depuis plusieurs jours, relayée sur les réseaux sociaux et par des sites peu fiables. Metronews vous explique pourquoi çe n’arrivera pas.

La rumeur court sur les réseaux sociaux depuis plusieurs jours, si ce n’est plusieurs années. Les 21, 22 et 23 décembre 2014, la terre entière risque d’être plongée dans l’obscurité la plus totale à cause de la plus grande éruption solaire de ces 50 dernières années. Une « information » prise très et sérieux sur de nombreux blogs – et sur les réseaux sociaux – et où les partisans s’appuient sur des soi-disant « aveux » de la NASA, l’agence spatiale américaine ; en réalité, des propos sortis de leur contexte. 

Une rumeur relativement facile à démonter :

1. Aucune trace sur le site de la Nasa


Nul doute que si l’agence spatiale américaine avait confirmé cette « information », elle figurerait en gros, en gras et en une de son site web. On parle quand même d’une hypothèse de trois jours de noir total pour la planète. Force est de constater qu’il n’y a pas une ligne sur le site.

2. Les tempêtes solaires sont imprévisibles


La rumeur évoque une « très puissante tempête solaire » dans deux mois. Or, comme l’assure le site du magazine de vulgarisation scientifique Sciences et avenir, qui appartient au même groupe que le Nouvel obs’, les tempêtes solaires ne peuvent être prévues qu’au maximum… 24 heures à l’avance. Le site tire son affirmation d’une étude publiée dans le magazine Nature.

3. De biens étranges relais


Nouvelordremondial.cc, tumeniaisestu.ca, les adresses url des sites relayant la rumeur n’ont rien de très sérieuses.

Enfin, la rumeur a été largement démentie vendredi par hoaxbuster.com, un site qui s’est fait pour spécialité de démonter les rumeurs qui circulent sur internet. Vous pouvez ranger les lampes de poche.

http://www.metronews.fr

Nouvelle-Orléans Un chien survivait en mangeant des roches et des brindilles


La misère, la famine est présente même chez les animaux. Ce chien a quand même une grande force de caractère pour avoir manger même des roches pour oublier la faim. Heureusement pour lui, il a pu être sauvé
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Nouvelle-Orléans

Un chien survivait en mangeant des roches et des brindilles

 


(Crédit photo: gracieuseté, Daily Mail)

 

Un chien a été sauvé par un refuge après avoir été retrouvé en très mauvais état alors qu’il arpentait les rues de la Nouvelle-Orléans.

Il était effrayé, émacié, il avait la peau sur les os, et malgré tout, Alex était vraiment aimant et gentil, rapporte le Daily Mail.

«Il était tellement gentil et indulgent, malgré tout ce qu’il avait traversé», raconte Deanna Theis, la directrice de la Southern Animal Foundation.

L’organisme a vu une photo du Braque de Weimar et a réalisé qu’il allait être euthanasié si quelqu’un ne le sauvait pas.


(Crédit photo: gracieuseté, Daily Mail)

Sur une radiographie, on ne voyait dans son estomac que des roches et des brindilles. Du coup, il a fallu l’opérer pour replacer son estomac qui s’était retourné dans son torse.

L’opération a été un succès et Alex prend maintenant du mieux, il pèse 43 livres et devient de plus en plus fort.


(Crédit photo: gracieuseté, Daily Mail)

http://tvanouvelles.ca

Le visage de Renée Zellweger met en lumière le tabou du vieillissement


Je ne suis pas une fan qui suit la vie des vedettes de film, cependant cette actrice a fait l’objet de plusieurs articles sur le web. Cela est triste qu’une femme ne puisse assumer son âge et les aléas du vieillissement. À qui la faute ! C’est l’image que l’on donne aux femmes en générale, vieillir est mal vue. Il faut avoir une belle taille, une belle peau, pas de cheveux blancs brefs, paraître plus jeune que son âge
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Le visage de Renée Zellweger met en lumière le tabou du vieillissement

Renée Zellweger photographiée lundi lors d'une soirée organisée... (Photo: AP)

Renée Zellweger photographiée lundi lors d’une soirée organisée par le magazine Elle.

Photo: AP

Sara Puig
Agence France-Presse
Los Angeles

Retarder l’irréparable outrage du temps à coups de bistouri ou se retrouver à court de rôles? La controverse autour de la nouvelle apparence de l’actrice Renée Zellweger met en lumière la difficulté de vieillir à Hollywood.

L’actrice oscarisée en 2004 pour Cold Mountain a fait polémique en apparaissant, méconnaissable, lundi lors d’une soirée organisée par le magazine Elle.

Disparues la moue boudeuse et les rondeurs de ses joues, prêtées à l’adorable Bridget Jones ou à la sulfureuse Roxie Hart dans Chicago, deux de ses films les plus acclamés.

Les commentaires sont allés bon train sur les réseaux sociaux et dans la presse anglo-saxonne, certains évoquant des opérations esthétiques trop poussées, d’autres s’inquiétant sur la santé de l’actrice, certains enfin, fustigeant la pression qu’Hollywood inflige à ses actrices pour les faire adhérer à des canons de beauté.

«À Hollywood c’est plutôt étrange de ne pas (avoir recours aux traitements esthétiques) si vous êtes une femme. Vous ne pouvez pas travailler», a commenté auprès de l’AFP Sasha Stone, fondatrice du site www.awardsdaily.com.

Pour elle, Renée Zellweger est victime d’un «phénomène américain, où les femmes ne peuvent pas vieillir» contrairement au «Royaume-Uni ou à la France».

Jeunesse éternelle

La liste des actrices ayant eu recours à la magie de la chirurgie esthétique pour garder une apparence jeune est longue: Demi Moore, Nicole Kidman, Meg Ryan, Jane Fonda ou Melanie Griffith pour n’en citer que quelques-unes.

Certaines sont allées un peu trop loin dans ce pacte avec le diable, se retrouvant avec un visage figé aux pommettes trop rebondies et aux lèvres trop pulpeuses devenu monnaie courante à Hollywood.

«En se faisant opérer, elles espèrent garder les rôles principaux et ne pas se retrouver cantonnées dans ceux de la grand-mère», insiste Sasha Stone.

L’une des actrices qui incarne actuellement le mieux l’esthétique hollywoodienne est la jeune Jennifer Lawrence, blonde mince et pulpeuse de 1,75 mètre devenue l’un des «sex-symboles» planétaires grâce à ses rôles dans des blocksbusters comme Hunger Games ou Silver Linings Playbook, et qui a été récompensée d’un Oscar à l’âge tendre de 22 ans l’an dernier.

L’obsession de la jeunesse est moins forte sur les hommes qui décrochent souvent leurs meilleurs rôles à l’âge de la maturité.

Les retouches physiques poussées d’acteurs comme Mickey Rourke ou John Travolta sont plus des exceptions que la norme.

En 2013, 7 millions d’opérations et actes esthétiques ont été réalisés aux États-Unis sur des femmes de 40 à 54 ans, soit 49% du total. Les injections de botox et reconstructions des paupières ont été les plus prisées.

Le chirurgien plastique Ashkan Ghavami, dont le cabinet à Beverly Hills est fréquenté par certaines célébrités, juge que les films aujourd’hui de «haute définition, qui montrent les détails du maquillage et des rides, ajoutent à la pression».

Il estime que les opérations de Renée Zellweger ont été ratées car «les paupières ont été trop étirées et qu’il y a eu trop de botox».

La comédienne de 45 ans a déclaré au magazine People que la polémique autour de son apparence était «idiote».

«Il semble qu’il y ait des gens qui aillent chercher une vérité peu glorieuse qui n’existe pas».

«Je vis une vie différente, heureuse, je me sens plus accomplie et je suis ravie que peut-être cela se voie», a-t-elle ajouté.

Tom Nunan, producteur et enseignant à UCLA School of Theatre, Film and Television, juge «triste» qu’une star de la renommée de Renée Zellweger ne puisse assumer ses «choix personnels» publiquement.

«Tout le monde comprend un peu de botox ici et là, une retouche des paupières» mais pas ceux qui «transforment radicalement» leur visage, souligne-t-il.

Il souligne que si les films des grands studios sont dominés par des acteurs de 20 ans, «de très nombreuses séries télé mettent en scène des femmes de plus de 40 ans dans de très beaux rôles».

«Hollywood veut que les stars soient belles et en forme, pas forcément qu’elles aient l’air jeune», conclut-il.

http://www.lapresse.ca

Récupération alimentaire: deuxième vie pour le filet mignon


Je savais depuis longtemps qu’on enfouissait la viande invendue et ce même si elle était encore bonne à la consommation. Je trouve que c’est une très belle initiative de la part des épiceries dans les environs de Montréal. Surtout, que les épiceries et Moissons Montréal qui est un organisme pour donner des repas aux moins bien nantis s’affairent à ce que la viande ne soient pas contaminée. Espérons, maintenant que d’autres villes puissent s’inspirer à donner au lieu de jeter leurs aliments et donnant ainsi une meilleure alimentation plus soutenant pour les moins riches
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Récupération alimentaire: deuxième vie pour le filet mignon

 

Ce sont 26 épiceries qui redonnent leur viande... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE)

Ce sont 26 épiceries qui redonnent leur viande encore propre à la consommation au lieu de la jeter ou de la faire transformer en farine animale.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Émilie Bilodeau
La Presse

Vingt-six épiceries de la région de Montréal donnent dorénavant leurs viandes à Moisson Montréal plutôt que s’en débarrasser. Et ce n’est qu’un début.

Au lieu d’aboutir dans les poubelles, la viande de 26 épiceries de la région de Montréal est désormais récupérée pour être remise à des personnes dans le besoin. En moins d’un an, 43 tonnes de viande tout à fait propre à la consommation, l’équivalent de 584 537$, ont été récupérées par l’organisme Moisson Montréal.

Il y a un peu plus d’un an, c’est le groupe Loblaw qui a proposé à Moisson Montréal de lui offrir certaines denrées destinées à l’enfouissement, mais encore bonnes à manger. Comme la banque alimentaire reçoit beaucoup de fruits, de légumes, de produits laitiers, de denrées non périssables, mais très peu de viande (seulement 1% de tous les dons), elle a sauté sur l’occasion.

L’organisme a accepté l’offre de Loblaw (Loblaws, Provigo, Maxi), pourvu que les dons des supermarchés soient constitués d’au minimum 60% de viande, le reste pouvant venir des autres rayons des épiceries.

«Puisqu’on débourse certains montants pour le camion réfrigéré et le camionneur, il fallait un retour sur notre investissement. La viande, c’est une denrée que nous recevions en très petite quantité et qui est chère. Ça justifie donc ces dépenses.»

Dany Michaud
Directeur général de Moisson Montréal

Lorsque la viande arrive à l’entrepôt, Moisson Montréal appose une étiquette pour camoufler le nom des marchands.

«C’était absurde de jeter des produits qui étaient encore bons à manger.»

Bruno Ménard
Vice-président des Marchés Louise Ménard

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

Le projet a commencé petit, avec seulement six magasins. Progressivement, Moisson Montréal a ajouté des IGA, des Metro et des Super C à son trajet de cueillette d’aliments. Puis, d’ici décembre, 30 nouvelles succursales se joindront au projet de récupération alimentaire.

Avec 339 épiceries sur l’île de Montréal et 1851 autres dans la province*, Moisson Montréal ne veut pas brûler les étapes, mais elle se permet assurément de rêver grand.

Filets mignons et viandes de gibier

Si vous croyez que Moisson Montréal ne reçoit que de la viande hachée, détrompez-vous! Filets mignons, magrets de canard, côtes levées et charcuteries sont congelés dans les épiceries et récupérés par Moisson Montréal au lieu d’être enfouis dans un dépotoir quelconque ou transformés en farine animale.

Et ce n’est pas que la qualité de la viande qui étonne. Moisson Montréal en reçoit aussi une quantité impressionnante. Lors de notre passage chez le IGA de Saint-Lambert, l’épicerie a remis 26 boîtes pleines à craquer de viandes et d’aliments divers. Et ce n’était que l’une des deux collectes hebdomadaires qui se font au supermarché.

Une fois qu’il s’est assuré que la viande ne risquait pas d’être contaminée, Bruno Ménard, vice-président des Marchés Louise Ménard qui comprend le IGA de Saint-Lambert, n’a pas hésité une seconde à se joindre au projet de Moisson Montréal. Les cinq épiceries du groupe remettaient déjà des aliments à des organismes communautaires, mais l’expérience n’était pas tout à fait concluante.

«Il y a trois aspects importants dans ce projet. On redonne à la communauté, on réduit la quantité de matière que l’on envoie au dépotoir et on réalise des économies, car pour une entreprise, ça coûte quelque chose d’enfouir des déchets ou de composter», explique M. Ménard.

Apaiser les inquiétudes

Comme M. Ménard, toutes les épiceries partageaient cette préoccupation avant de se joindre au projet: si la chaîne de froid n’est pas respectée, la viande risque d’être contaminée.

Moisson Montréal a donc établi un protocole rigoureux. La température du camion est mesurée à chaque cueillette d’aliments, un ingénieur fait des tests aléatoires dans l’entrepôt de la banque alimentaire et des échantillons sont envoyés à un laboratoire externe pour s’assurer que la viande soit propre à la consommation.

Pour apaiser les craintes des supermarchés, une étiquette de Moisson Montréal est également apposée sur le nom du marchand. Les organismes qui reçoivent ensuite les viandes s’engagent, par écrit, à les cuisiner aussitôt qu’elles sont dégelées.

Moisson Montréal a voulu prendre toutes les mesures nécessaires pour convaincre plusieurs épiceries qu’il est possible de récupérer leurs viandes sans danger. C’est maintenant chose faite, pour le plus grand bonheur des 26 organismes qui reçoivent cette nourriture.

*Source: ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, en 2013

«La viande qui décolore un peu après 24 heures, elle est peut-être moins attirante aux yeux des clients, mais elle est encore très bonne lorsqu’on la fait cuire.»

Bruno Ménard
Vice-président des IGA Marchés Louise Ménard

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Pas bon pour la vente, mais bon à manger?

Jonathan Rodrigue, responsable du projet de récupération alimentaire chez Moisson Montréal, a élucidé le mystère du cycle de vie de la viande en entamant les pourparlers avec Loblaw.

«Les 48 premières heures, la viande est offerte à plein prix. La troisième journée, certaines épiceries vont offrir un rabais, d’autres vont transformer la viande pour en faire des mets préparés qui vont rester deux autres jours sur les tablettes», explique-t-il.

Après quatre jours, souvent moins, la viande est retirée des étalages et les épiceries s’en débarassent. C’est d’ailleurs à ce moment du cycle de vie que Moisson Montréal est intervenue pour s’assurer que la viande était toujours comestible et récupérable.

«La réflexion était simple. Si la viande est jetée à 17 h, mais qu’un client arrive à 16 h 55, il peut l’acheter sans problème, car elle est bonne à manger. Donc, si on gèle la viande à 17h et qu’on la ressort deux mois plus tard, sera-t-elle encore bonne? Nécessairement, la réponse est oui si on respecte la chaîne de froid», explique Dany Michaud, directeur général de Moisson Montréal.

Du côté des épiceries, on assure que la viande remise à la banque alimentaire est tout à fait propre à la consommation. Or, lorsque le boeuf perd sa couleur rouge ou que la volaille laisse des traces de sang dans sa barquette, les clients se mettent à bouder les produits, souligne Bruno Ménard, vice-président des IGA Marchés Louise Ménard.

«On parle beaucoup de fruits moches. Mais les fruits moches, ce ne sont pas seulement les marchands qui n’en veulent pas. L’idée n’est pas de généraliser, mais lorsqu’un produit est moins beau, le consommateur ne l’achète pas. Et c’est probablement nous qui avons créé cela en offrant de la qualité», admet M. Ménard. Cette philosophie s’applique aussi à la viande.

Le groupe Loblaw explique pour sa part que la viande est plus vulnérable aux bactéries que toute autre denrée. Les épiceries n’ont donc pas le choix de retirer les produits peu de temps après leur mise en marché pour protéger les clients qui auraient la mauvaise idée de conserver leur porc haché ou leurs cubes de boeuf plusieurs jours avant de les faire cuire.

«Lorsqu’un consommateur achète de la viande, on ne sait pas combien de temps il va conserver le produit. En travaillant avec Moisson Montréal, qui remet la viande à des organismes comme des soupes populaires, on sait que le produit va être utilisé aussitôt dégelé», explique Johanne Héroux, directrice de l’investissement communautaire chez Loblaw.

En effet, la viande qui arrive dans les organismes n’attend jamais bien longtemps avant de combler plusieurs appétits.

http://www.lapresse.ca/